"Comme une mauvaise mélasse collante, tout se mélangeait dans son esprit : le passé, le présent, les raisons de sa colère."
Après Lésions intimes, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé le commandant
Nathalie Lesage dans cette nouvelle enquête. Fraîchement mutée à la criminelle
de Lyon, elle va devoir faire ses preuves pour se faire accepter. Une série de
meurtres va vite lui en donner l’occasion.
Les arêtes lyonnaises, vous
connaissez ? Je ne connaissais pas non plus ! Une fois plongé dans ce
thriller, vous n’aurez qu’une envie, aller sur le net et creuser encore un peu
le sujet. Après les traboules, encore une étonnante particularité de la ville
des lumières…
Avec Une Arête dans la gorge, Christophe
Royer nous offre une enquête palpitante qui explore autant les méandres de
l’âme humaine que le milieu très opaque des francs-maçons mais surtout les
bas-fonds de la capitale des Gaules.
Pendant que les garçons bouchers sévissaient en France, le Royaume
Uni misait plutôt sur les employés du toilettage pour chiens. Chacun son
genre ! D’ailleurs, en parlant de ça, les Pet Shop Boys ont un bien
drôle de genre… Mais ils n’ont pas leur pareil pour soulever des sujets
de société sur fond de mélodie doucereuse.
Un grand groupe de pop « so british » qui a multiplié les succès ! Top of the Pops !
Un été chaud mais pas trop. Juste ce qu’il faut. Les virées à vélo,
cheveux au vent. L’impression que le monde est à nous, le sentiment
d’être vivant, tout simplement et ce morceau que nous chantons à
tue-tête, des milliers de fois, sans jamais nous lasser. C’est la
chanson de l’été 1986, c’est un hymne à la jeunesse, une ode à la vie :
« La nuit est chaude (la nuit est chaude)
Elle est sauvage
La nuit est belle (la nuit est belle)
Pour ses otages
Et elle me hante et me poursuit
Et je la traque sans arrêt le jour comme la nuit
Je la retrouverai
Hé, hé »
Spéciale
dédicace à Chris ! Pendant que j’en étais encore aux prises avec mon
acné juvénile, que je me lamentais d’être puceau… Chris était déjà une
jeune fille émancipée, dansant tout son soûl sur ce rythme endiablé,
dans des lieux plus ou moins malfamés… elle avait déjà quelques belles
prises à son actif !
La belle andalouse est sauvage et sous son air sage, elle prend les cœurs en otage ! Joyeux Anniversaire Chris !
Dans une campagne irlandaise
aussi humide que verdoyante vivent deux familles, les Muldoon et les Reilly.
Comme entre de nombreux voisins, les rapports sont tendus. D’autant plus qu’un
bout de terrain appartenant aux Muldoon coupe la propriété des Reilly en deux,
les obligeant sans cesse à ouvrir puis refermer deux portails pour accéder à
leur ferme.
Issus de la jeune génération, Rosemary
Muldoon et Anthony Reilly se connaissent depuis l’enfance. Si Rosemary semble
attirée par Anthony depuis toujours, ce dernier ne semble pas réaliser à quel
point il tient à elle. La brouille entre les deux familles complique évidemment
les choses.
Ajoutez à cela la maladresse de
l’une et le grain de folie de l’autre qui ne sont pas de nature à favoriser les
rapprochements, les deux âmes seules sauront-elles se muer en âmes sœurs ?
Je me suis régalé avec ce film dépaysant
et loufoque, tantôt grave et tantôt léger. En Adaptant sa propre pièce Outside Mullingar, le réalisateur John Patrick Shanley signe un petit bijou
d’humanité. Son titre français AmoursIrlandaises est plus simpliste et
bien moins poétique que l’original Wild
Mountain Thyme qui trouve écho dans le film et qui caractérise tellement
bien les deux héros.
Outre un scénario bien construit,
la réussite du film vient également de ses personnages particulièrement bien
campés grâce à un casting aux petits oignons. Emily Blunt(Le Diable
s’habille en Prada, La Fille du train, Le Retour de Mary Poppins) est une
fois de plus parfaite, alliant rudesse et fragilité. Jamie Dornan(The Fall, 50
Nuances de Grey) est confondant de naïveté dans un rôle bien éloigné de
celui qui lui a apporté une célébrité mondiale. Christopher Walken, qu’on ne présente plus, est parfait dans son
rôle de vieillard égoïste et acariâtre. Enfin, dans le rôle du cousin
d’Amérique sûr de lui, on retrouve avec plaisir l’excellent Jon Hamm (Mad Men).
John Patrick Shanleysemble avoir le don de s’entourer d’excellents
interprètes pour camper ses personnages puisque qu’il est également à l’origine
d’un film que j’adore, Doute (autre
adaptation d’une de ses pièces) avec Meryl
Streep, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams et dans un second rôle l'incroyable Viola Davis(How to get away with a murder, La Couleur
des sentiments).
Le cirque Poly débarque à Beaucastel, joli petit village du sud de la France.
Le poney qui lui donne son nom est maltraité par son odieux propriétaire (Patrick Timsit aussi laid que
détestable). La jeune Cécile (Élisa de
Lambert) qui vient d’emménager dans le village avec sa mère (Julie Gayet aussi naturelle que rayonnante)
se sent bien seule et va se prendre d’amitié pour le poney. Une nuit, ne
supportant plus la maltraitance qu’il subit, elle décide de le faire échapper.
S’en suit évidemment une foule de péripéties qui vont mettre toute la
population du village en émoi…
Je n’ai qu’un souvenir flou des
aventures de Poly. Je suis tout
gamin, en vacances de Pâques ou d’été. Mes deux sœurs de huit et neuf ans de
plus que moi se font une joie de la rediffusion des aventures de Poly. L’une adore les chevaux (On ne
loupe pas un épisode de Prince Noir),
l’autre est un peu amoureuse de Mehdi.
Devant l’enthousiasme général, je suis le mouvement et je m’apprête à découvrir
Poly à leurs côtés.
Près de quarante ans plus tard,
me voilà devant l’adaptation de Nicolas
Vanier qui a déjà offert aux jeunes générations une nouvelle version de Belle & Sébastien, l’histoire
d’amitié entre un enfant et un chien, des images magnifiques et même une
apparition clin d’œil de Mehdi.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la
beauté des images, la qualité de la lumière et de la photo. Nicolas Vanier aime la nature et il
sait la mettre en valeur, de superbes prises de vue de la Provence sous un
soleil éclatant. Outre ces plans de la nature, d’arbres, de fleurs, de champs
de lavande, il nous offre de jolis plans d’insectes, de papillons et même de
grenouilles !
Petit plaisir régressif, Poly fleure bon la nostalgie et
l’ambiance des films d’antan. Grâce au cadre des années 60 déjà, aux décors et
costumes, mais aussi dans le traitement des personnages principaux ou
secondaires un brin stéréotypés parfois.
François Cluzet déjà, dans un rôle de vieux bougon au grand cœur
qui lui va comme un gant. Un duo de flics franchouillards et crétins ensuite, qui
rappellera les grandes heures de la gendarmerie tropézienne. Le brave curé de
campagne qui ne se déplace qu’à vélo. Enfin, la voisine un peu curieuse mais
sympa. Le duo de crétin faire valoir d’un méchant qu’on croirait tout droit
sorti d’un dessin animé des années 70, etc…
Par contre, reconnaissons au
réalisateur une vraie volonté de mettre en avant la place des femmes, en pleine
mutation à l’époque.
Déjà, il a fait du héros une héroïne. Dans la version originale crée par Cécile Aubry, c’est un petit garçon. Ensuite,
la mère de Cécile, interprétée par Julie
Gayet, vient de divorcer mais elle est forte et indépendante. Infirmière
libérale, elle ouvre son cabinet en dépit des réticences des villageois devant
l’arrivée « d’une divorcée », condition assez mal vue à l’époque. Enfin,
elle va aider une voisine qui deviendra une amie à prendre de l’indépendance
vis-à-vis de son mari en lui donnant des leçons de conduite. Les femmes qui
conduisent sont encore rares à l’époque.
Ne loupez pas les bonus !
Ils vous rafraichiront la mémoire sur toute la genèse des deux feuilletons et sur
le talent de Cécile Aubry, actrice,
romancière, scénariste, réalisatrice. Diffusé à partir de 1961, Poly donna
naissance à des romans jeunesses qu’elle écrivit, romans dans la veine de L’Étalon noir ou PrinceNoir (On y revient !).
Une femme pleine de ressources qui fit tourner son fils Mehdi, qui marquera le cœur de toute une génération de jeunes
filles. Nicolas Vanier rend
d’ailleurs un bel hommage à la créatrice en prénommant son héroïne Cécile.
J'ai dix ans, j'entends ce morceau pour la première fois, et je me dis que les martiens savent chanter en allemand : "Ich lieb' dich nicht, du liebst mich nicht"
Déjà reprise en 1958, cette chanson a connu une seconde vie en 1987
grâce au clip de Peter Lord. C’est à cette époque que j’ai découvert
l’immense artiste et la femme engagée.
Tiens, un groupe élégant, un son séduisant, un clip alléchant et
surtout une chanson qui commence par ces mots : « Je suce » … Tout un
programme. Je suce, tu suces, il ou elle suce, nous suçons, vous sucez,
ils ou elles sucent…Tout le monde suce, c’est le Bescherelle qui le dit…
Le comte Dracula doit se retourner dans son cercueil. On lui vole la
vedette de suceur de sang… Les temps changent… Au moyen âge, Vlad
empalait ses victimes. Aujourd’hui, il les suce, suce, suce… jusqu’à la
moelle… jusqu’à la dernière goutte… Comme si c’était le dernier jour du
reste de sa vie… Carpe Diem… avant de sucer les pissenlits par la
racine…
« Je suce … le sang de mon prochain
Je sème la mort et la tempête
Je suis la vengeance et la haine
Et je vais là où le vent m'emmène
Je cherche le cœur de mon amant
Pour y planter mes dents »
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