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mercredi 17 juillet 2019

Boris Vian, le sourire créateur - Valère-Marie Marchand


Une nouvelle fois je laisse la parole à Anthony...






Une biographie est toujours une entreprise un peu étrange. Pour l’auteur, il s’agit de raconter la vie d’un autre et pour le lecteur, on connait d’emblée la fin de l’histoire. Dans l’absolu, je ne suis pas un amateur de biographies, vous l’aurez compris, mais Boris Vian est un auteur qui a beaucoup inspiré ma jeunesse. Alors, je me suis lancé.

Le livre m’a conforté dans l’idée que Boris Vian est un génie, un être fort en contraste : un ingénieur qui saute à pieds joints dans la littérature, un homme à la fois taciturne et flamboyant, affable et prolixe. Un homme qui a su rester lui-même dans le monde du show business, un homme timide collectionneur de femmes…

Grâce à Valère-Marie Marchand, j’ai découvert que Boris Vian s’était essayé à tous les genres littéraires : romans, théâtre, poésie, essais mais qu’il était plutôt boudé par la critique.

Véritable touche à tout, il s’est parfois fourvoyé, mais au moins il a pris des risques et surtout toute sa vie fut une course contre la montre. Compte tenu de sa maladie, il fallait vivre vite…

J’ai appris également que Boris Vian avait fricoté avec le monde de la nuit, de la chanson et celui du cinéma.

Ce livre est extrêmement bien documenté, parfois trop, ce qui le rend un tant soit peu roboratif. L’écriture souvent fine parvient à faire passer la pilule dans certains chapitres plus réussis que d’autres. J’ai préféré quand l’auteure naviguait dans les eaux bleues de la littérature plutôt que dans celles, plus cartésiennes, du journalisme… On ne se refait pas…



Merci à Babelio et aux Éditions Écriture
 
ISBN 978 2 35905 299 2
415 pages
2019
22€

mardi 7 février 2012

J'irai cracher sur vos tombes - Boris Vian



 


Quatrième de couverture:

"Si vous le lisez avec l'espoir de trouver dans J'irai cracher sur vos tombes quelque chose capable de mettre vos sens en feu, vous allez drôlement être déçu.
Si vous le lisez pour y retrouver la petite musique de Vian, vous l'y trouverez. Il n'y a pas beaucoup d'écrits de Vian dont il ne suffise de lire trois lignes anonymes pour dire tout de suite : Tiens, c'est du Vian ! Ils ne sont pas nombreux, les écrivains dont on puisse en dire autant.
Ce sont généralement ces écrivains-là qui ont les lecteurs les plus fidèles, les plus passionnés, parce que, en les lisant, on les entend parler.
Lire Vian, lire Léautaud, lire la correspondance de Flaubert, c'est vraiment être avec eux. Ils sont tout entiers dans ce qu'ils écrivent.Ca ne se pardonne pas, ça.
Vian a été condamné.
Flaubert a été condamné..."
                       Delfeil de Ton.


Mes impressions:


Sa réputation l'ayant précédée, je savais en commençant la lecture de J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian que je m'exposais à du sulfureux. D'ailleurs, ce côté sulfureux supposé n'est peut-être pas étranger à mon choix, qui sait ?... 

Dans sa préface, Boris Vian parle au sujet de son livre de "réalisme un peu poussé", le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a un certain sens de l'euphémisme...

J'irai cracher sur vos tombes est le récit fou d'une vengeance sur fond de racisme. Récit qui se compose de violence, de pornographie, de sodomie, de pédophilie. Un livre, vous l'aurez compris, à ne pas mettre entre toutes les mains. Je dois bien avoué que je m'attendais à du sulfureux mais pas à ce point-là, le final est à la limite du soutenable, accrochez-vous...

J'ai trouvé l'écriture assez cinématographique. L'histoire commence tranquillement comme un vieux film des années 50 et ça se termine, en apothéose, comme un film de Tarantino.


 
 
Le Livre de Poche 14143
ISBN 2 253 14143 7
220 pages 

(échangé via www.pochetroc.fr)
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