C’est au hasard d’une vente de
livres d’occasion que je suis tombé sur ce livre jeunesse. Publié
originellement en 1969 mais seulement en 1988 en France, Un Ours en hiver de John
Yeoman bénéficie des illustrations de Quentin
Blake et c’est ce qui a retenu mon attention. Même si le nom ne vous dit
rien, vous le connaissez forcément, Quentin
Blake est, entre autre connu, pour avoir illustré les livres de Roald Dahl. De plus, j’ai déjà pu
apprécier le duo à l’œuvre par le passé dans Allez, les oiseaux ! que j’avais beaucoup apprécié. Je ne
pouvais donc pas passer à côté.
L’ours ne le sait pas encore mais
il est observé. Le cochon, la poule, l’écureuil et le hérisson se demande ce qu’il
peut bien fabriquer en cette fin d’été. Il ramasse des branchages, des feuilles
et de la mousse bien épaisse. Les quatre amis finissent par aller le
questionner et l’ours leur montre un plan. Un plan ? Oui, le plan de sa
future maison dans laquelle il va pouvoir paisiblement passer l’hiver.
L’ours se fait railler. Mais une
fois l’hiver venu, la morsure du froid et le vent glacial laissent les quatre
amis totalement désemparé, ne sachant comment faire pour passer cette sombre période.
Ils se rendent chez l’ours qui les accueille volontiers. Mais une fois au
chaud, lui ne pense qu’à poursuivre son hibernation alors qu’eux ne songent qu’à
s’amuser. L’ours ne retrouvera sa tranquillité qu’une fois le printemps venu et
le cochon, la poule, l’écureuil et le hérisson partis sous d’autres cieux. D’hivernale,
son hibernation devient printanière…
Une histoire destinée aux plus
petits qui m’a un peu laissé sur ma faim. Partage et tolérance de la part de l’ours
sont au bien sûr rendez-vous. Mais les « envahisseurs » ne semblent
pas tirer la moindre leçon de leur attitude ce qui est tout de même un peu
dommage. Je serai curieux d’avoir le regard d’un jeune public sur ce livre.
N’en reste pas moins les illustrations
de Quentin Blake qui suffisent à mon
bonheur. Des traits rapides à l’encre de chine, des touches de couleurs à l’aquarelle,
des feuilles mortes qui virevoltent au fil des pages et l’atmosphère est mise
en place…
Un livre qui de loin m’a ramené,
sans doute à cause de l’ours et des illustrations, au dyptique de Mélanie Rutten L’Ombre de chacun et la Source
des jours, la profondeur en moins.
Un livre qui m’a peut-être aussi interpelé parce que
chaque année à cette saison, je me sens un peu en hibernation, comme Un Ours en hiver…
Livre retraduit et réédité chez Gallimard sous le titre Le Drôle d'Hiver d'Ours,
la comparaison doit être intéressante...
ISBN 2 218 01669 9
23 pages
1969/1988



