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mercredi 23 novembre 2016

MES littératures Européennes Cognac 2016



J’insiste sur le « MES » littératures Européennes puisqu’il s’agit ici de mon regard sur l’événement, trois jours en ce qui me concerne, une vision forcément parcellaire en rien représentative de l’ensemble du salon.


De vendredi, je retiens d’abord mes échanges passionnants avec Ghislaine Herbéra (La Poupée cacahuète, L’Heure bleue) et Mathieu Siam (Galet), deux auteurs-illustrateurs jeunesse de talent. L’occasion de parler de leur travail, que j’ai beaucoup aimé et de glaner quelques infos sur leurs projets en cours. Forcément passionnant.

J’ai également pu échanger quelques mots avec Catherine Pont Humbert à propos de son livre  Carnets de Montréal ou croiser Élise Fontenaille qui a reçu le Prix Alé pour La Révolte d’Éva, roman que je vous conseille.

Le vendredi soir, direction les Quais Hennessy où le comédien Denis Lavant présente une lecture du Pays de la peur d’Isaac Rosa, auteur également présent sur le salon. Une lecture musicale vivante et parfaitement incarnée par un comédien enflammé qui aurait parfois gagné à en faire un chouïa moins. A l’issu, un cocktail est offert par la maison Hennessy.

A gauche, Denis Lavant *

Le samedi matin à L’Avant-scène, rencontre animé par Catherine Pont Humbert sur le thème La Jeune génération d’écrivains européens en présence de Jenni Fagan (La Sauvage), Vincent Message (Défaite des maîtres et possesseurs), Terézia Mora (De rage et de douleur le monstre) et Andréa Salajova (Eastern) et Jesus Carrasco qui remporte le Prix des lecteurs pour Intempérie.

Catherine Pont-Humbert et Terézia Mora

L’après-midi, débat entre Jean-Claude Guillebaud et Pascal Manoukian (Les Échoués) animée par Éric Naulleau sur le thème, Raconter le réel : avec quelle distance ? J’ai beaucoup apprécié les interventions de Pascal Manoukian que j’aurai volontiers écouté plus longuement.

Plus tard, conversation très riche entre Vincent Message (Défaite des maîtres et possesseurs) et Isaac Rosa (La pièce obscure) sur Les pouvoirs de la peur. 

Vincent Message

Puis remise du Prix Jean Monnet à Matéi Visniec (Le Marchand de premières phrases). Si j’ai trouvé l’auteur passionnant, je suis resté sur ma faim quant à la façon dont l’entretien a été mené par Virgil Tanase

En soirée, projection du film Local Hero, film écossais de Bill Forsyth de 1983 présenté par Andrew O’Hagan (Illuminations), film intéressant mais pas vraiment mémorable…


Le dimanche, le plaisir d’échanger à nouveau quelques mots avec Ghislaine Herbéra.


Le bonheur d’assister à une lecture enrichie de Galet de Mathieu Siam. Lecture en famille puisque Mathieu tourne les pages de son livre version XXL, sa femme et sa fille lisent et son fils est au synthé. Un très beau moment où l’on sent un homme heureux en famille et fier de son travail. Moment d’autant plus émouvant pour lui qu’il s’agit de l’ultime représentation. Merci à eux quatre !


Passer une heure dans l’univers des Polars des Highlands avec Barry Gornell (La Résurrection de Luther Grove) et son interprète la talentueuse et, ce qui ne gâte rien, ravissante Chloé Billon. Conversation parfaitement menée par Hubert Artus. Obtenir une dédicace de Barry Gornell.

Hubert Artus, Barry Gornell et Chloé Billon

Enfin, clôturer cette édition 2016 en beauté par une lecture de La Fille au papier d’agrumes d’Hans Zischler par la comédienne Anne Alvaro accompagnée par le musicien Nicolas Daussy. Une très belle lecture portée par le timbre si particulier de la comédienne et encore un très beau moment.


Mes « regrets »

Un de mes plus grands regrets cette année vient de la présence furtive d’Éric Pessan uniquement le jeudi, jour de moindre fréquentation. Son très bon roman jeunesse Aussi loin que possible méritait vraiment une meilleure exposition. Du coup, je l’ai loupé !

De plus, si j’ai encore pris un grand plaisir à assister à ce salon, je dois bien reconnaitre que mon enthousiasme était plus modéré. Déjà, le thème ne m’emballait pas vraiment, un thème que je trouvais un peu fourre-tout mais lié au millénaire de la ville de Cognac. Quant à l’affiche, elle ne m’a pas vraiment emballée non plus.

Ensuite, si je suis le premier à reconnaitre que les habitudes sont faites pour être changées et que l’ouverture à de nouvelles librairies est louable, j’ai regretté l’ancienne organisation de la grande salle de La Salamandre avec le Café Littéraire au fond de la salle auquel on se rend en traversant la grande librairie, lieu de passage et de flânerie entre et pendant les rencontres. Là, les visiteurs pouvaient très bien assister à des rencontres sans jamais mettre un pied à la grande librairie. Ce qui est quand même dommage.

Cette année, tout semblait plus cloisonné. On ne pouvait parfois pas entrer dans certaines salles de l’étage quand une rencontre était commencée ou plus difficilement s’éclipser…

Enfin, si je comprends bien le choix du théâtre de L’Avant-scène pour la lecture finale d’Anne Alvaro, j’ai trouvé dommage que ces quatre jours se termine ailleurs qu’au cœur même du salon.


Quoiqu’il en soit et en dépit de ces quelques bémols, j’attends avec impatience l’édition 2017.
A l’année prochaine !




*Comme chaque année, je vous gâte avec mes photos floues et mal cadrées ! ;) 

mardi 15 novembre 2016

L'Heure bleue - Ghislaine Herbéra





En cette fin de journée, alors que toute la famille s’affaire, Nomi, dans son coin, semble bien mélancolique pour ne pas dire un peu triste. Nomi est le petit frère dont Nin redoutait l’arrivée dans La Poupée cacahuète. Et alors que tout le monde s’interroge, Nin, elle a compris le problème. C’est l’heure bleue !

Qu’est-ce que c’est l’heure bleue ? Ça, je vous laisse le découvrir !

Dans cet album tout en poésie, on retrouve avec plaisir les drôles de petits personnages de Ghislaine Herbéra dont le dessin pastel tout en rondeur et en douceur ravira petits et moins petits. 

L’Heure bleue, un livre doudou à savourer juste avant le coucher et le gros câlin du soir…



 





Ghislaine Herbéra sera présente aux Littératures Européennes Cognac 
du 17 au 20 novembre 2016. Venez nombreux ! 

ISBN  9782352892205
32 pages
2014
14€

lundi 14 novembre 2016

Aussi loin que possible - Éric Pessan



« Les véritables raisons de notre course, on ne les a pas comprises sur le moment. Parfois, on fait des choses sans réfléchir et on en voit le sens bien plus tard. » 

Ce matin-là, en partant au collège, Antoine et Tony n’ont rien prémédité. Ils se sont mis à courir et ne se sont plus arrêtés. Sans but précis, ils sont partis. Pas besoin de se parler pour se comprendre. L’inconnu pour seul horizon.

Au fil des heures, on assiste à leurs doutes, leurs difficultés, leurs craintes. Les premiers tiraillements d’estomac, les premières douleurs. Au fil des jours, on les accompagne dans leurs maraudes, il faut bien se nourrir, il faut bien dormir. Au fil du temps, ils comprennent et avec eux, on comprend. On adhère aux raisons de leur colère.

L’un redoute la violence d’un père à la main trop leste. L’autre redoute une expulsion imminente. Partir pour ne plus revenir ? 

Éric Pessan réussit un très beau roman difficile à lâcher.  La narration à la première personne renforce encore la puissance du récit. Un roman plein d’espoir, un roman sur la vie ! 

Aussi loin que possible, courir pour ne plus souffrir, courir pour ne pas partir…



  
Éric Pessan sera présent aux Littératures Européennes Cognac 
du 17 au 20 novembre 2016. Venez nombreux !


Les avis de Jérôme, Noukette et du Texte Libre !

ISBN 9782211108317
140 pages
2015
13€
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