Décembre 1941, Bedrich arrive au
camp de Terezin avec femme et enfant. Affecté au bureau des dessins, il y travaille
sur les plans de construction de différents bâtiments du camp dont on sait
parfois la terrible affectation. Profitant de sa fonction, il va avec d’autres
prisonniers, utiliser le calme de la nuit pour à nouveau saisir les crayons et
mettre en images la réalité d’un camp où tout n’est qu’affaire d’apparences…
« Dessiner, peindre un peu de la vérité de Terezin. Chacun
librement, sans consigne d'aucune sorte. »
S’inspirant du destin de l’artiste
tchèque Bedrich Fritta, Antoine Choplin livre un texte incroyable.
J’avais parfois l‘impression d’être dans un état second durant ma lecture tant je
me suis laissé prendre par le style tout en délicatesse et sobriété de l’auteur.
Une économie d’effets et de mots qui donne encore plus de force à son propos.
« Il lui disait combien les livres et les choses du savoir,
c'était important. Le calcul, la poésie. Même ici, à Terezin, ça comptait.
Surtout ici, il a ajouté, ici et maintenant, à Terezin. »
Une forêt d’arbres creux d’Antoine
Choplin, une magnifique découverte, un auteur à suivre.
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ISBN 978 2 35707 065 3
116 pages
2015
16€