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mardi 29 septembre 2015

Zen - Maxence Fermine




« La calligraphie japonaise ressemble à un souffle. Le souffle du dragon. Elle consiste à peindre l'instant avec une force inouïe et une délicatesse extrême. » 

Dans une modeste pagode au cœur d’une forêt d’érables, Maître Kuro consacre son existence à « l’art subtil de la calligraphie ». Un jour, Yuna, jeune calligraphe de talent, sollicite l’aide du Maître afin de parfaire son art. Privilège pour elle d’être reçu par le Maitre. Défi pour lui de lui ouvrir la voie du zen dans l’art de l’écriture.

Des regards qui se croisent, une complicité qui s’installe, deux personnages animés par une même passion mais pourtant séparés par une promesse… 

« Calligraphie.
Écriture de la beauté. »
 

Pour la seconde fois, je me suis laissé envoûter par la plume délicate de Maxence Fermine. Je n’ai rien lu de lui depuis Neige, trop peur d’être déçu tant j’avais aimé ce livre.

Contre toute attente, j’ai adoré Zen que j’ai lu et relu, déjà plusieurs fois, chaque fois avec le même plaisir.

Un style épuré, des phrases brèves, parfois proches du haïku. L’impression de lire de la poésie en prose. Une écriture qu’on a plaisir à lire et qu’on prend plaisir à partager, à murmurer, à susurrer. Une écriture comme dans un souffle…

Posez-vous un moment et ouvrez ce livre, Maxence Fermine vous ouvre les voies du Zen


Hibiscus Schizopetalus...

Un grand merci à Florian Lafani 
et aux Éditions Michel Lafon pour cette découverte en exclusivité !



A lire aussi, le très beau billet de Carnet de lecture
et celui de Walkyrie

 Michel Lafon
ISBN 978 2 7499 2697 1
135 pages
2015
14,95€
 

mardi 17 avril 2012

Neige - Maxence Fermine






 Quatrième de couverture:

A la fin du XIXème siècle, au Japon, le jeune Yuko s'adonne à l'art difficile du haïku.
Afin de parfaire sa maîtrise, il décide de se rendre dans le sud du pays, auprès d'un mainte avec lequel il se lie d'emblée, sans qu'on sache lequel des deux apporte le plus à l'autre. Dans cette relation faite de respect, de silence et de signes, l'image obsédante d'une femme disparue dans les neiges réunira les deux hommes. Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l'amour ont la fulgurance du haïku.
On y trouve aussi le portrait d'un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie.


Mes impressions:
Un moment de grâce…

Voilà ce que m’inspire la lecture de Neige, le premier roman de Maxence Fermine. Je devrais dire LES lectures car je l’ai lu plusieurs fois et je le relirai encore, c’est certain. Je le garde sur ma table de chevet pour pouvoir à l’occasion en relire quelques passages.

De la poésie…

J’y ai découvert l’art difficile du haïku que je ne connaissais pas. Le haïku est un petit poème de trois vers respectivement de cinq, sept et cinq syllabes. Je n’ai qu’une envie maintenant le découvrir encore davantage. De plus, l’écriture de Maxence Fermine est pleine de poésie. Elle n’est que poésie, finesse, délicatesse, raffinement, subtilité... Une écriture épurée, aérienne, belle, en écho à la pureté de la neige, à la beauté de Neige…

De la découverte…

On accompagne Yuko Akita à la découverte « des couleurs de la neige ». Il fait aussi une découverte plus concrète qui donne tout son sens à sa quête initiatique et surtout à sa rencontre avec le vieux poète Soseki. Ces deux-là étaient fait pour se rencontrer et chacun apportera à l’autre ce qu’il attendait…

De la réflexion…

Ce petit livre m’a beaucoup fait réfléchir. Tout y est source de questionnement, réflexion, de méditation peut-être… A chaque page, on y trouve moult citations sur lesquelles on voudrait s’arrêter. Chaque phrase est subtilement choisie. On est emporté, on se laisse bercer par le texte par sa simplicité… Comme une évidence…

Et ensuite, pour moi, le plus dur restait à faire, vous parler de ce livre. Que vais-je en dire ? Comment vais-je le dire ? Comment en parler ? Comment donner envie ? Comment vous convaincre que vous devez le lire, que vous ne le regretterez pas, qu’au minimum vous allez passer un agréable moment de lecture ?

Donc autant être bref, en un mot, non plutôt en deux : lisez-le !



 Citation:

"Car l'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, peindre, c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme. Le plus difficile, c'est d'avancer sans tomber." 



 Maxence Fermine

Points 804
ISBN 2-02-038580-5
96 pages

(échangé via www.pochetroc.fr)

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