Quand j’ai vu la première fois 2001 L’Odyssée de l’espace, je devais
être un jeune adolescent, c’était donc il y a… bien longtemps ! J’en garde
la sensation enivrante d’avoir assisté à un truc énorme mais aussi la sensation
moins agréable de n’avoir peut-être pas saisi tout ce que son réalisateur, le
génial Stanley Kubrick, avait voulu
exprimer. Et si j’avais compris une chose plutôt qu’une autre ? Et si je
n’avais pas vraiment tout saisi ? Et si j’étais passé à côté ? Qu’est-ce
qu’il avait bien pu vouloir dire à tel moment ? Beaucoup de questions
donc…
« Kubrick montre mais ne dit rien.
C'est là une caractéristique constante de son travail [...]. »
Après avoir terminé ma lecture de
ce livre, me voilà un peu rassuré puisqu’on y apprend que le but de Kubrick
n’était pas de tout expliquer mais au contraire, de susciter le questionnement
et la réflexion. En cela, ce fut réussi de mon côté…
« Les réactions vis-à-vis de l'art
diffèrent toujours d'un individu à l'autre car elles sont profondément
personnelles. »
Une fois de plus dans cette
collection de chez Taschen, Paul Duncan
parcours la vie et surtout la filmographie d’un réalisateur de manière
chronologique. Analyses, citations et commentaires étayent l’ensemble.
On y apprend beaucoup sur la
personnalité de ce réalisateur hors norme, sur sa façon de travailler, sa
détermination, son exigence ou encore sa farouche volonté d’indépendance. On
peut aussi noter la grande diversité de ses films, Lolita, Orange mécanique, Barry Lindon, Full Metal Jacket,
Eyes Wide Shut entre autres…
Rien que pour le regard exorbité
d’une Shelley Duvall poursuivie par
un Jack Nicholson terrifiant dans Shining, merci Monsieur Kubrick !
ISBN 978 3 8228 3114 4
96 pages
2008

