Comme le mois dernier, je laisse la parole à Anthony pour vous parler musique.
Le 19 mai dernier, quelques médias annonçaient la mort de Nilda
Fernandez. Cet auteur-compositeur-interprète s’en est allé suite à une
insuffisance cardiaque. Il n’est pas parmi les plus médiatiques, ni
parmi les plus prolifiques mais il a créé des morceaux parmi les plus
beaux de la chanson française. Si, si !
Il a su chanter
l’amour de manière simple, délicate, de manière différente dans des
morceaux comme « Mes yeux dans ton regard », « Une croisière sur le Nil »
et « Nos fiançailles ».
C’est le lyrisme pur quand l’amour de l’autre
et l’amour de la nature fusionnent :
« A la mi-juillet
Quand on soupire aux portes
Quand le cœur nous emporte
Et qu'on a mal aux reins
Et qu'on se dit que rien
N'est aussi prestigieux
Que les sommets neigeux
Quand on se dit peut-être
Ce que l'on voudrait être
Juste au-dessus des règles
Quand on se dit qu'on peut être...
Un aigle »
Artiste
visionnaire, Nilda Fernandez avait également saisi bien avant les
autres la détresse de notre vieille planète bleue. Depuis lors, « rien
n’a changé ». Presque trente ans après leur sortie, les chansons de
l’Album « Nilda Fernandez » sonnent plus juste que jamais :
« Faut qu’je t’invite à Venise
Avant que l’eau l’ait noyée
Avant que l’eau des banquises
Viennent couvrir le monde entier »
Des chansons à réécouter tant qu’il y a de l’amour, tant qu’il y a des banquises, tant qu’il y a Venise !
Nilda Fernández (1957-2019)