Montréal, une piscine municipale.
Un jeune homme, surveillant de baignade à ses heures, réanime un vieux monsieur
qui a fait un malaise en lui faisant du bouche à bouche. Le vieil homme reprend
ses esprits. Le jeune homme, lui, est pris d’un trouble que son short de bain a
bien du mal à dissimuler…
« Il y a quelque chose qui cloche chez moi. Je crois que je suis
fétichiste. »
Lake est un jeune homme de 18
ans. Il a la beauté et la douceur d’un ange. Très dévoué, il a aussi une très
grande empathie, envers les autres et notamment les personnes âgées. Désirée,
sa petite amie, le taquine d’ailleurs beaucoup à ce sujet, elle prétend qu’il est
un saint. Ce n’est pas pour rien qu’il a choisi de travailler à la résidence « Coup
de cœur », une maison de retraite.
« Je ne suis pas un saint. »
Là-bas, il fait la connaissance
de M. Peabody, un sémillant octogénaire. Entre complicité et attirance
physique, un lien se noue entre les deux hommes qui, au-delà de l’amitié, devient
une passion aussi sensuelle que charnelle…
Gérontophilia, un titre à la fois
intriguant et repoussant, pour un sujet totalement casse gueule.
Et pourtant en dépit d’un sujet
scabreux, l’attirance d’un jeune homme pour des hommes beaucoup plus âgés, on
ne tombe jamais dans le graveleux. Bien au contraire, même si le sujet surprend
forcément, aucun malaise, juste une belle histoire au-delà de toutes les
différences.
Le trio de comédiens, Pier-Gabriel
Lajoie, Walter Borden et Katie Boland, est remarquable de justesse et d’authenticité
dans leurs rôles respectifs.
Bruce LaBruce, réalisateur pas
vraiment réputé jusqu'alors pour sa finesse, étonne ici autant qu’il détonne avec ce film sur les relations amoureuses et nous offre une « comédie romantique sans tabou »
pleine de tendresse et d'humanité sur laquelle il serait vraiment dommage de faire l’impasse.
Prix du meilleur film canadien du Festival du Nouveau Cinéma de Montréal en 2013.
Gérontophilia est disponible à la vente depuis le 07/10/2014 chez Epicentre Films.

