Je suis en retard pour publier
mon avis sur ce livre. Pourquoi ? Parce que j’ai eu du mal à entrer
dedans, du mal à m’y intéresser. Et pourtant…
Pourtant, j’avais très envie de
le lire quand j’ai accepté la proposition de Babelio.
Pourtant, des lettres d’enfants
adressées à leur père, ça ne pouvait que me parler.
Pourtant, à travers ces lettres, on
en apprend beaucoup sur l’évolution des rapports parents-enfants et de la
société au fil des siècles, du Moyen Âge à nos jours.
Pourtant, j’ai beaucoup aimé la
lettre de François Truffaut à son
père. « Non, je n'ai pas été un
"enfant maltraité" mais simplement pas "traité" du tout,
pas aimé. » De toute cette colère, de tout ce ressentiment, il fera un
film.
Pourtant, j’ai également beaucoup
aimé la lettre de Jean Gabin à son
père. Ce mélange de crainte et de respect. Obligé de lui quémander de l’argent,
il craint la colère de ce dernier. « Je
vais te demander quelque chose, mais avant tout, ne pousse pas les hauts cris ! » C’est d’ailleurs une constante tout au long de ces
lettres, les enfants réclament de l’argent à leur père. Constante aussi, les
rapports souvent compliqués, la nature est ainsi faite…
Pourtant, j’ai aimé les mots qu’Einstein adresse à son fils, ceux de Françoise Dolto à son père, les
échanges de Victor Hugo avec sa
fille Léopoldine. Et comment ne pas être touché par la lettre, posthume, d’Elsa Wolinski à son père ?...
"Papa, on dirait que tu dors.
Mais tu dors pas, t'es mort.
Pour dehors, Wolinski est vivant.
Mais pour moi, t'es plus là.
Elsa a perdu son papa."
Pourtant, pour être totalement
honnête, je me suis surpris à piocher et piocher encore, ici ou là, dans ces
lettres ou à relire un texte de présentation de l’auteur, et universitaire, Didier Lett. D’ailleurs, c’est
peut-être là que le bât blesse un peu, le côté travail universitaire qui manque
un peu de fantaisie. De plus, il est clair que mon intérêt pour ces lettres allait
de pair avec mon intérêt pour les personnalités évoquées.
Au final, une
lecture en demi-teinte pour moi mais il pourrait bien en être autrement pour
vous.
Merci à Babelio et aux Éditions Le Robert
"C'est comme ça qu'on apprend le mieux, quand on fait les choses avec tellement de plaisir qu'on ne voit pas le temps passer." [ Albert Einstein à son fils ]
"Il est fâcheux qu'en province on ait de si fausses idées sur le monde littéraire ; le mot excentrique est synonyme d'artistique ; et rien n'est plus erroné ! Il y a tel de nos bourgeois qui, avec ses habitudes de maniaque, de braque, l'est cent fois plus que le plus fameux excentrique des artistes !" [ Jules Verne à son père ]
"C'est une maxime bien noble et bien vraie, que j'ai entendu souvent sortir de votre bouche : qu'il est d'un plus grand homme de savoir avouer sa faute que de savoir ne la point faire. [ Mirabeau à son père ]
L'avis de Potzina qui sort ses griffes !
L'avis de Potzina qui sort ses griffes !
ISBN 978 2 32 100723 4
128 pages
2015
9,90 €

