jeudi 9 mai 2019

DVD - Le Retour de Mary Poppins - Rob Marshall (2018)


Je me souviens encore, il y a bien longtemps, quand ma grande sœur me lisait Les Aventures de Mary Poppins. Le nom de sa créatrice, la romancière et journaliste Pamela L. Travers ne figurait pas sur la couverture qui portait simplement la mention « Walt Disney présente ». Le nom de Disney était sans doute déjà bien plus vendeur…

C’était un vieux livre, issu de la bibliothèque rose, qui avait dû lui appartenir. J’adorais qu’on me lise des histoires, ce qui a sans doute développé mon goût pour la lecture. J’écoutais donc religieusement ses paroles. Mais par-dessus tout, je me souviens que je passais ensuite des heures à parcourir les illustrations qui sont encore bien ancrées dans ma mémoire. Cette nanny anglaise, virevoltant de toits en conduits de cheminée avec un incroyable sac à un bras et un étonnant parapluie à tête de perroquet de l’autre, faisait vagabonder mon imagination...

Ce n’est que plusieurs décennies plus tard que je découvris enfin intégralement son adaptation avec Julie Andrews. En ces temps-là, seuls quelques extraits étaient parfois diffusés à la télévision, les VHS n’avaient pas encore fait leur apparition, sans parler des DVD. Pour ceux qui se poseraient la question, non, non, je ne suis pas centenaire ! ;)

https://www.imgrum.pw/

Quand j’ai découvert que la talentueuse Emily Blunt (Le Diable s’habille en Prada, La Fille du train, etc…) avait pris de relais, je me suis précipité pour découvrir ce Retour de Mary Poppins. 

Dans cette suite, les enfants sont devenus adultes. Michaël, qui vient de perdre sa femme, se retrouve seul, si ce n’est la présence de sa sœur Jeanne, pour élever ses trois enfants et cumule les problèmes. Heureusement, tel un ange tombé du ciel, débarque à nouveau Mary Poppins pour d’abord remettre un peu d’ordre et enfin redonner espoir et joie de vivre dans leur maison de famille qui est sur le point  d’être saisie.


Comme le premier, ce film musical signé Rob Marshall (Chicago, Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence, Into the woods…) déborde d’inventivité et de loufoquerie : personnages improbables, chansons à gogo et jeux de mots en tous genres.

Mais ce qui fait sa force, c’est surtout qu’il bénéficie d’un casting de premier choix. Outre Emily Blunt, toujours parfaite même si peut-être un peu plus pince sans rire que Julie Andrews, on retrouve Ben Whishaw (inoubliable Jean-Baptiste de Grenouille dans Le Parfum), Emily Mortimer (parfaite dans The Bookshop) et également Julie Walters (Harry Potter, Mamma Mia ! 1 & 2…) dans le rôle de la gouvernante, Colin Firth dans le rôle du méchant banquier, Angela Lansbury dans le rôle de la vendeuse de ballon et la grande Meryl Streep, pas avare en cabotinage dans celui de la farfelue cousine Topsy.

A noter enfin, un clin d’œil de Dyke Van Dyke qui partageait la vedette du premier avec Julie Andrews.

Une pléiade d’acteurs de talents au service d’un joli film à voir en famille même s’il ravira sans doute davantage les petits et qu’il aurait gagné à être un peu plus court.

Quant à savoir s’il figurera parmi les films comiques 2018 préférés des critiques, je vous laisse aller jeter un œil sur Cinetrafic pour vous faire votre opinion.

Pour ma part, j’ai beaucoup aimé son esthétique et ses effets visuels assez proches de l’original. Certains plans et scènes nous replongent carrément dans l’ambiance du premier dès le générique, peintures, mate painting et personnages animés y sont pour beaucoup je crois.


Un film Disney DVD
 "En DVD, Blu-Ray, coffret Mary Poppins/Le Retour de Mary Poppins 
et en VOD depuis le 26 avril"

 


  Merci à Cinetrafic et Disney !

Rob Marshall
2018
Avec Emily Blunt,  Lin-Manuel Miranda, Ben Whishaw, Emily Mortimer...

lundi 6 mai 2019

La Femme aux cartes postales - Jean-Paul Eid & Claude Paiment - Les blablas du weekend chez Nad & manU (7)


Ça fait bien une éternité qu’on n’a pas blablaté mon sweet kinG ! Qu’est-ce que ça m’avait manquée… Alors « La femme aux cartes postales » ? Tu l’as aimée ? Je me suis tellement attachée à cette Rose et son tragique destin, femme forte et fragile fraîchement débarquée de sa Gaspésie natale pour se retrouver au cœur de la métropole au milieu des années 50. Années où le Jazz est en pleine effervescence. Témoin de ses déambulations, je revisite le Montréal d’autrefois et je suis conquise… J’embarque dans un tramway direction rue Ontario. Je croise le Rockhead Paradise. Et je me surprends à m’exprimer à voix haute : « crisse » ! Rufus Rockhead, ce bon vieux tavernier… Je lève mon verre à sa santé. Et si on s’envoyait une carte postale? 

Si je l’ai aimée ? Je l’ai adoré oui ! Au moins 4 fois que je relis son histoire, elle est tellement attachante cette Rosie avec ses rêves plein la tête. Son envie de quitter son village, ses rêves de scènes, de cabarets et une fois dans la place, sa crainte de passer pour « une habitante ». J’ai aimé cette ambiance pleine de fièvre entre jazz, fêtes et jeux. Et puis cette amusante habitude qu’elle a prise de s’envoyer des cartes postales, comme elle aurait pu religieusement écrire dans son journal intime, comme on alimenterait aujourd’hui son blog ou sa page. Et évidemment, par-dessus tout, j’ai adoré « entendre » cet accent québécois qui me manque tant ! :)

Tu l’as lue 4 fois ? Ah ben mautadine ! J’ose à peine te demander pourquoi… (^^) S’envoyer des cartes postales c’est en effet plutôt amusant, une idée qui ne m’a encore jamais traversé l’esprit. J’pense encore préférer qu’elles survolent l’Atlantique vers les marais à grenouilles. D’ailleurs, à quand remonte la dernière ? Elle doit reposer à l’heure qu’il est dans une boîte aux lettres… carte postale représentant les maisons colorées de la métropole. Rosie les a connues, rue St-Hubert… C’était avant ou après la défaite du maire Drapeau en 57. Je ne sais plus… À cette époque, de grands noms résonnaient dans la ville, Dominique Michel, Guy Lafleur, Pauline Julien. Et ce cher ami, Rufus. Rufus Rockhead… J’me demande si son oreille musicale s’était adaptée à l’accent d’ici ? Bonyeux… j’ai une carte postale à terminer, je te reviens…

*[Rufus Rockhead : Homme d'affaires (tavernier) né en 1899 en Jamaïque. Achète une taverne sur la rue Saint-Antoine de Montréal en 1928 et y crée le plus réputé club de nuit de Montréal qui présente les plus grands noms du jazz, du rythm and blues et de soul tels Oscar Peterson, Billie Holliday, Redd Fox, Ella Fitzgerald, Sammy Davis et Louis Armstrong. Décès en 1981.]

Entre présent et passé, entre quête de soi et quête des origines, elle est touchante et inattendue l’histoire de Rosie. Et en plus de m’avoir fait « entendre » l’accent québécois, elle a fait surgir en moi les couleurs chatoyante d’une vie pas comme les autres, malgré le noir et blanc de ses illustrations. Rosie, une femme belle, incroyable, avec un tempérament de feu, inoubliable, une québécoise quoi ! ;)


Merci à toi, ma Nad aux cartes postales pour ce cadeau 
et pour toutes ces cartes qui mettent du soleil dans ma boite à lettres ! <3




 Rendez-vous dans quelques temps pour les prochains Blablas de Nad et manU !

ISBN 978 2 923841 92 2
232 pages
2016

samedi 20 avril 2019

Sainte-Victoire - Clara Luciani

Une fois n'est pas coutume, on parle musique sur le blog aujourd'hui. Et comme ce n'est pas ce dont je parle le mieux, je laisse la parole à Anthony qui a eu un coup de cœur, que je partage, pour cet album de Clara Luciani.

Avant, la Montagne Sainte-Victoire faisait immédiatement penser à Paul Cézanne. Dorénavant, la  Sainte-Victoire est associée à Clara Luciani. Dans mon esprit, dans mes références culturelles, la chanteuse a éclipsé le peintre.

Dans cet opus, un fil conducteur : la blessure de la rupture déclinée en 11 titres. Le premier titre sonne sur les ondes comme une détonation. En effet, dès les premières notes, « La Grenade » donne le la :

« Hé toi 
Qu'est-ce que tu regardes? 
T'as jamais vu une femme qui se bat »

Entre le disco, la pop 80 et le rock, cet hymne féministe lancinant ne nous quitte plus une fois qu’on l’a entendu. Le dernier titre fait écho au premier : « Sainte-Victoire »

Cette chanson, comme enregistrée dans le dictaphone d’un médecin légiste, propose une autopsie de cette rupture qui a laissé notre chanteuse chancelante mais pas KO :



« Tu m’as permis de comprendre que j'étais invincible 
Victorieuse quel que soit l'issue 
Je suis armée jusqu'aux dents 
Sous mon sein 
Une grenade »

Maintenant qu’on est rassuré sur l’état de santé de notre jeune chanteuse, maintenant qu’on sait qu’elle a encore de longues années devant elle, on attend la suite avec impatience !




Clara Luciani, Sainte-Victoire, Initial Artist Services (2018)

mardi 16 avril 2019

DVD - L'Exorcisme de Hannah Grace - Diederik van Rooijen (2018)


"La mort n'est que le commencement..."

Une jeune fille, visiblement possédée, attachée sur un lit. Deux hommes qui prient à ses côtés. Le lit se soulève. Ses pieds cognent violement le sol. La jeune fille éructe. Ça vous rappelle quelque chose ? 

1973. L’Exorciste de William Friedkin adapté du roman de William Peter Blatty. Chef d’œuvre du cinéma d’horreur souvent copié, jamais égalé et ce ne sera encore pas le cas ici. 

L’Exorcisme de Hannah Grace, c’est l’histoire d’un exorcisme qui se termine mal et dont la victime semble revenir d’entre les morts.

De mort et de morts, il va être beaucoup question ici. L’histoire se passe en grande partie dans une morgue. Une morgue dont on s’étonnera du nombre et de la longueur de ses couloirs, de leur pénombre et surtout de leur éclairage plus qu’aléatoire !

Une ex-flic, dont une arrestation a mal tournée, se retrouve obligée de bosser, la nuit, dans cet endroit glauque et inquiétant au possible. Peut-être pas le meilleur endroit pour lui permettre de poursuivre sa cure de désintoxication dans les meilleures conditions…

Les films traitant d’exorcismes sont nombreux et souvent plutôt mauvais. Ici, rien de très nouveau ni de vraiment horrifique mais tout de même quelques séquences angoissantes avec une vraie tension. Les âmes sensibles auront peut-être du mal avec la créature désarticulée et rampante qui n’est pas toujours très ragoutante, il faut bien le reconnaitre.

Dans le rôle principal, Shay Mitchell découverte dans la série Pretty Little Liars et dans un second rôle, Stana Katic connue pour son rôle dans la série policière Castle et que j’ai récemment beaucoup apprécié dans la série Absentia.

Si on ne rangera certes pas ce film dans le meilleur du cinéma sorti fin 2018, il n’en reste pas moins un honorable divertissement horrifique idéal pour animer de futures soirées Halloween !


 Un film Sony Pictures France

"En DVD, Blu-Ray et VOD depuis le 10 avril"
 



Diederik van Rooijen 
2018
Avec Shay Mitchell, Stana Katic, Grey Damon...

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