vendredi 1 mai 2020

Mission Hygge - Caroline Franc


« Parfois, les liens de parenté se fichent pas mal de la génétique. » 

Chloé est une journaliste de terrain. C’est dans les pires endroits du monde, terres de conflits qu’elle s’épanouit. La guerre, le terrorisme, elle connait, elle gère, c’est son quotidien. Par contre, au niveau rapports humains, c’est plus compliqué. Insupportable et colérique, elle fait régner la terreur dans sa rédaction au point que son employeur, ulcéré, décide d’employer les grands moyens.

Ni une ni deux, il l’expédie au Danemark, plus précisément à Gilleleje, « petit village où les gens sont les plus heureux au monde ». Sous une couverture de barmaid, elle va devoir enquêter sur le phénomène du « hygge » tout en espérant que la magie du lieu rejaillisse un peu sur elle.

La jeune journaliste, bien décidée à s’échapper de ce plan galère au plus vite, va vite voir ses certitudes s’effriter. Sur place, elle découvre intérieurs douillets, fauteuils confortables, plaids tout doux, guirlandes lumineuses et des gens chaleureux qui vous accueillent à bras ouverts tout en vous offrant des mugs d’excellent café accompagnés de succulents roulés à la cannelle. Mais surtout, elle découvre la bienveillance naturelle des Danois…

Un roman « feel good » tendre et léger sans jamais être niais qui bien au-delà de l’aspect lié à la seule décoration fait réfléchir sur notre aptitude à tous à cultiver notre bonheur. Un moment de lecture réconfortant et donc bienvenu en ce premier jour du mois de mai. 

Bon 1er mai à toutes & à tous !


https://leschroniquesculturelles.com/

L'avis de L'Irrégulière qui m'a donné envie de lire ce livre.

ISBN 9782412037331
240 pages
2018
14,95€

samedi 25 avril 2020

Le Juke-box du samedi - Dans la salle du bar-tabac de la rue des martyrs [ Pigalle ]



C’était l’époque bénie des vinyles et des platines. C’était l’époque incroyable des disquaires indépendants. Dans la petite ville où je vivais, on comptait deux disquaires. J’aimais bien m’y rendre. Quand je voulais un disque qui sortait des sentiers battus, j’étais sûr de le trouver. Par contre, les disquaires n’étaient pas toujours très avenants et je ne pouvais pas fouiller longtemps dans les bacs avant d’entendre : « Je peux vous aider ? ». Cette proposition est évidemment bienveillante quand le ton n’est ni excédé ni menaçant. Quoiqu’il en soit, ces deux disquaires ont disparu. Pourvu qu’il n’arrive pas le même sort aux librairies indépendantes ! Ils sont mes derniers refuges dans ce monde téléguidé par les grandes enseignes de la mondialisation…

Ce 45 tours de Pigalle avait une pochette signée du dessinateur Tardi. Je n’ai jamais mis les pieds dans la salle du bar-tabac de la rue des martyrs, mais cette chanson me rappelle toutes cette époque où les centres commerciaux n’avait pas encore remplacé les petits commerces, n’avaient pas encore tué le centre-ville des villes de taille moyenne.

Alors, en souvenir des longues heures passées à glander au bar avec mes copains de lycée : 

« Dans la salle du bar tabac de la Rue des Martyrs
Y a des vieux gars tatoués partout qui racontent leurs souvenirs
Y a des voyageurs tristes pardessus et valises
Y a des bookmakers qui ramassent les mises la nuit »


Pigalle, Dans la salle du bar-tabac de la rue des martyrs (1990)
 

jeudi 23 avril 2020

La Casa de Papel - Álex Pina - Les blablas du weekend chez Nad & manU (10)



L’un de mes plus grands plaisirs lors du confinement : la télésérie El Casa de Papel ! Quatre saisons et 38 épisodes en quatre jours, complètement accro ! Le scénario est parfait, les acteurs sublimes, la musique… ah la musique… elle me trotte sans arrêt dans la tête. Et toi t’en as pensé quoi ?

Mazette ! En 4 jours ??!!! T'as larvé ben gros ma bûcheronne !! ^^

De mon côté, 2 épisodes par soirée donc j'ai fait durer le plaisir sur plus de deux semaines. J'avais entendu parler de cette série depuis l'arrivée de Netflix en France mais je n'y avais pas prêté plus attention que ça. Je ne sais plus très bien ce qui a été le déclencheur mais c'est avec le début du confinement que je m'y suis mis. Quel plaisir ! Quel suspens ! Que de rebondissements et de retournements de situations ! Bon après, il ne faut pas trop être à cheval sur la vraisemblance des situations. C'est souvent un peu gros mais je me laisse porter et je ne boude pas mon plaisir !

Oui m’sieur, j’ai larvé ben gros mdrrrr ! ^^

Quel génie ce Alex Peña, créateur de la télésérie ! Sûr qu’avec ce confinement, les gens n’auront jamais autant ouverts leur téléviseur et puis le mot se passe, on m’en a tellement parlée, à commencer par mes garçons, que je n’ai pas hésité. Quand en plus tu m’en as causé au téléphone, alors là… bingo !

Des heures de pur plaisir tu trouves pas ?     

Ce qui entre dans une grande part du plaisir justement, ce sont les personnages et à travers eux leurs interprètes. Tous très différents, représentatifs de différentes couches de la population, on a vite fait de s'identifier et/ou de s'attacher à la plupart d'entre eux. Tu en as aimé certains plus que d'autres ?



Ah ça oui ! Je trouve que la force de l’histoire est dans la psychologie des personnages et du rôle qu’ils incarnent. Également dans la puissance de la cellule « familiale » qu’ils forment, leur attachement, leur complicité, les liens uniques qu’ils développent les uns par rapport aux autres, cette même rage qui les habite ! Je les ai tous aimé pour des raisons différentes, mais j’ai craqué pour Helsinki, le personnage attachant, sensible, posé, celui qui a à cœur le bien-être de chacun et l’harmonie entre tous. L’agneau dans un corps d’ours. J’ai adoré le Professeur, le cerveau du projet, son intelligence, l’être complexe qu’il incarne et dont les décisions issues de ses émotions s’avèrent parfois contradictoires sans ne l’être réellement. Alors qu’il semble dépourvu de sensibilité émotive et en constant contrôle de ses émotions, l’amour arrive à le faire dérailler de ses plans. Je le trouve extraordinairement crédible dans son apparente froideur émotive et sa fausse personnalité antisociale qui cache un homme à fleur de peau, extrêmement sensible. J’ai beaucoup aimé Rio et son attachante naïveté. Tokyo et sa fougue, qui pimente le tout. Et toi mon King, tes préférés ?      

La reconstruction d’une cellule familiale, c’est tout à fait ça ! De plus, comme on parle d’un film choral, La Casa de papel est une série chorale autrement dit avec un grand nombre de personnage ayant tous une grande importance. Il n’y a pas uniquement un héros central. L’union fait la force quoi. Evidemment, le couple Tokyo-Rio, jeune, beau, sexy fait rêver mais exaspère aussi. Le couple formé par Le Professeur et Lisbonne, que tout oppose au départ et que le destin rassemble, l’amour impossible, me plait aussi. Plus âgé donc plus sage, moins fou ? Pas si sûr… Mais finalement, le personnage qui m’amuse le plus, c’est sans doute le plus timbré : Berlin ! Intelligent, raffiné, mais en même temps une personnalité pour le moins perturbé, misogyne, cynique, abjecte parfois et habité par une étonnante dualité, le type qui n’a plus rien à perdre… J’ai toujours aimé les personnages de « méchant » dans les séries !

Ah Berlin… ! J’ai pensé le mettre en premier choix de mes acteurs fétiches ! L’élégance, le raffinement, bien tordu, intelligent et réfléchit, s’il y a une scène culte de la télésérie que je garderai à jamais en tête c’est celle qui l’unie au Professeur. Elle me refile des frissons et des larmes aux yeux. Quelle puissance dans les mots de cette chanson italienne dont les paroles ont été écrites fin 1944. Un chant de révolte célébrant le combat mené par les résistants italiens durant la Seconde Guerre mondiale qui s’opposaient aux troupes allemandes alliées de la République sociale fasciste. Un hymne à la résistance et la liberté <3  







Rendez-vous dans quelques temps pour les prochains blablas chez Nad & manU !


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