dimanche 4 décembre 2016

Vide-grenier du dimanche ou presque ! (18)


Je réalise que j'ai oublié de vous parler de mes derniers vide-greniers de la saison, en novembre. Des dimanches et aussi des jours fériés, Toussaint et 11 novembre, mais aussi une foire aux livres d'occasions et deux passages dans une solderie.

Le bonheur quand à la même vendeuse, tu trouves Tsunami mexicain de Joe R. Lansdale, LE tome qu'il te manque pour partir retrouver tes deux potes Hap et Leonard et deux livres de Craig Johnson, Dark Horse mais surtout L'indien blanc en Gallmeister !!!

Trouver Martin Eden de Jack London chez Phébus, livre qui est dans ton pense-bête depuis une éternité.

Ne pas hésiter à s'emparer de L'Obscurité du dehors de Cormac McCarthy (lire le billet du Bison) et ne pas hésiter plus longtemps pour L'Odeur du figuier de Simonetta Greggio, rien que pour le titre...

À la foire aux livres d'occasion, trouver Le Maître a de plus en plus d'humour de Mo Yan et craquer devant les couvertures vintage de 4 Agatha Christie, Nemesis, Une Poignée de seigle (mon premier Miss Marple lu au collège), Les Enquêtes d'Hercule Poirot et Jeux de Glaces (en souvenir d'une adaptation télé américaine avec Helen Hayes et Bette Davis).

Je n'ai plus précisément les prix en tête mais le plus souvent pas plus d'1€ le livre. 

Des livres de poches mais aussi quelques beaux livres. Châteaux, manoirs et logis, Les Deux-Sèvres que j'ai eu pour 1€ alors qu'il est entre 30 et 50€ sur le net ! Inutile de vous dire que je n'ai pas hésité longtemps. Dans la même collection, je possède celui consacré à la Charente-Maritime et je cherche celui consacré à la Charente mais il est le plus souvent hors de prix !

Je cuisine pour vous de Jean-Luc Petitrenaud qui fera une heureuse. Maisons & demeures traditionnelles de la campagne anglaise de Bill Laws pour une balade chez nos voisins anglais. Les Objets de nos campagnes de Jean-Noël Mouret, une mine d'infos sur les objets qu'on voit parfois en vide-greniers sans savoir leur fonction. Une BD, Victor Sackville, Mort sur la Tamise, scénarisé par François Rivière. Entre 2 & 4€ pièce.

En solderie, trouver Une Terre d'ombre de Ron Rash, Faux Soleil de Jim Harrison, Le Rire en poésie présenté par Jacques Charprentreau (j'ai déjà La Ville en poésie dans cette collection simple et facile d'accès que j'aime beaucoup chez Folio Junior) et J'ai joué avec les loups de Gabriel Janer Manila chez Bayard Jeunesse.





Enfin, hier à Angoulême, j'ai découvert une bibliothèque de rue dans une cabine téléphonique anglaise. Des infos sur son histoire en cliquant sur ce lien vers La Charente-Libre. J'y ai trouvé un vieil exemplaire de L'Illustration traitant de l'exposition universelle de Paris en 1937 et un Gallimard découverte intitulé "Dis-moi ce que tu manges...". Je ne manquerai pas d'y déposer quelques livres quand je reviendrai.

Pour finir, un petit tour par la librairie MCL, librairie indépendante angoumoisine qui a un joli rayon occasion. J'y ai trouvé 2 livres de Benjamin Lacombe, Cerise Griotte et Les Amants Papillons à 3€ pièce ainsi qu'un livre repéré depuis un moment, Le Film noir de Christophe Champclaux et Linda Tahir Meriau, livre qui contient aussi un film en DVD, Le Criminel d'Orson Welles, 12,50€ au lieu de 24,90.


Bon dimanche et à bientôt !


jeudi 1 décembre 2016

Lumières d'artistes : Le Ciné-Club de Potzina


Hébergeant le Ciné-Club de Potzina de novembre, j'ai proposé le thème "Lumières d'artistes". Thème qui pouvait sembler un peu restrictif je pense mais qui au final a plutôt inspiré, la preuve en liens vers les blogs participants :

- La chambre rose et noire nous parle de La mariée était en noire de François Truffaut. Très envie de le voir et encore plus après la lecture de son billet !



- The Movie Freak nous parle de Presque célèbre film dont j'ignorais l'existence mais qu'il me tarde maintenant de découvrir !



- Friande de séries télé nous parle du Fabuleux destin d'Amélie Poulain film que j'adore et que je regarde toujours avec le même plaisir !



- Girlie Cinéphile nous parle d'Agora, encore une découverte pour moi !




- Mémoires de Bison "en mission pour le seigneur" nous parle des Blues Bothers en musique !



- L'Amarée des mots nous parle de Camille Claudel un film magnifique et son "film favori" !





 

Un grand merci à toutes et à vous pour vos participations enthousiastes !




Le Ciné-Club de Potzina : Cézanne et moi - Danièle Thompson (2016)




Pour le Ciné-Club de Potzina de novembre, j’ai proposé le thème « Lumières d’artistes » histoire de rendre ce mois, synonyme de grisaille, plus lumineux et coloré encore que ne le sont les arbres en cette saison, quand il leur reste des feuilles bien entendu. Et donc plutôt que de vous parler d’un film vu de longue date, c’est tout naturellement que j’ai décidé d’évoquer un film sorti en septembre de cette année : Cézanne et moi.

Les critiques n’ont globalement pas été tendres avec ce film, je vous laisse vous faire votre propre opinion, voici la mienne… 


Cézanne et moi raconte l’amitié, houleuse, entre deux grands artistes français, le peintre Paul Cézanne et l’écrivain Émile Zola. Les deux hommes se sont connus enfants à Aix en Provence et sont restés en contact toute leur vie en dépit de leur brouille qui est au cœur même de ce film.

Alors que Cézanne nait dans une famille aisée, ce n’est pas le cas de Zola et contre toute attente, leur destin va évoluer inversement. Zola, va réussir socialement grâce à ses talents d’écriture alors que Cézanne aura toutes les peines du monde à voir reconnaitre son talent.

C’est le roman de Zola, L’Œuvre publié en 1886 qui va semer la discorde entre les deux hommes. Dans ce quatorzième volume des Rougon-Macquart, Zola dépeint l’existence d’un peintre tourmenté par les affres de la création. Comme toujours chez Zola, tout y est plus noir que rose. Cézanne croit se reconnaitre dans le personnage de Claude Lantier et accepte mal le portrait brossé par son ami. La fin du film nous apprendra que les intentions de l’auteur étaient sans doute moins simplistes que ça…


https://linfotoutcourt.com/


Amateurs d’impressionnisme et de la plume de Zola depuis mon adolescence, c’est tout naturellement que j’ai lu L’Œuvre à cette époque. Admiratif du travail de Claude Monet déjà, c’est plus lui que je recherchais à cette époque dans ma lecture dont je garde un souvenir lointain, je dois bien le reconnaitre. N’en reste pas moins que j’ai beaucoup aimé me replonger dans cette ambiance et cette époque.

Si la réalisation de Danièle Thompson est plutôt classique, un grand soin est apporté à la reconstitution des décors et des costumes. On a parfois le sentiment de voir certains personnages surgir d’un tableau impressionniste. L’intérieur petit-bourgeois des Zola est carrément étouffant et souligne encore davantage le dénuement de Cézanne.

Si j’ai apprécié la composition et le changement physique de Guillaume Gallienne que j’adore, je suis plus réservé quant à son accent mais ça n’a pas gâché mon plaisir. Par contre, j’ai été bluffé par la ressemblance de Guillaume Canet avec son personnage, j’avais vraiment l’impression d’être face à Zola. Deux grands acteurs dans un affrontement à la hauteur de leur talent.

Impossible de passer sous silence, la lumière qui se dégage de ce film, la chaleur du soleil et ses reflets orangés sur les terres arides du sud, le vert des pins parasols qui contraste avec le bleu du ciel méditerranéen et les couleurs de la peinture de Cézanne


http://mondocine.net/
Danièle Thompson
2016
Avec Guillaume Gallienne, Guillaume Canet, Sabine Azéma, Alice Pol...

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