mercredi 6 avril 2016

Jean-Michel le caribou est amoureux - Magali Le Huche



On a beau être un super héros, on ne peut rien face aux flèches de Cupidon et ce n’est pas Jean-Michel le caribou qui vous dira le contraire.

Tout allait pour le mieux pour lui quand après un énième sauvetage, il se rend à l’hôpital de Vlalbonvent conduire un lapin qu’il vient de sauver d’une noyade certaine. Là, dans un couloir, il croise une charmante chamelle qui sent bon le Chamel n°93. Comment résister à ce divin parfum ?

Contre toute attente Jean-Michel se sent tout bizarre, ne comprend pas ce qui lui arrive. "Ça va pas. Je ne comprends pas, je me sens tout raplapla." Il lui faut toute l’aide d’Albert l’ours polaire pour comprendre une chose toute simple : il est amoureux !

Jean-Michel décide alors d’aller déclarer sa flamme à Gisèle mais tout ne va pas se passer comme prévu…

Deuxième aventure de Jean-Michel le caribou de Magali Le Huche que je découvre et c’est toujours avec le même plaisir. Le graphisme est sympa, la mise en page à mi-chemin entre album et bande dessinée, les personnages amusants et ce qui ne gâte rien, une jolie histoire qui nous parle de l’amour et de la différence.

Bref, une lecture qui ravira les petits et certains grands aussi…

ISBN 978 2 330 00936 6
48 pages
2012
12€
(à partir de 5 ans)
 

lundi 4 avril 2016

Quand le diable sortit de la salle de bain - Sophie Divry





Quand le diable sortit de la salle de bain, c’est le drôle de roman que nous propose Sophie Divry. L’histoire de Sophie qui, au chômage, a du mal à joindre les deux bouts et tente tant bien que mal d’écrire un roman.

Entourée de Victor, son voisin obsédé sexuel, et Lorchus, son diable personnel, elle tente de faire face aux fins de mois difficiles. Sans un sous en poche, elle a bien souvent l’estomac tiraillé par la faim. Pas sûr que ces deux-là lui soient d’un grand secours.

Dure réalité du chômage, rapports compliqués avec l’administration, pôle-emploi notamment, employeurs tout puissants, salariés traités comme du bétail, rien n’est esquivé mais rien n’est jamais pesant. Au contraire, toutes ces situations sont prétextes à des délires hallucinatoires, totalement jubilatoires pour le lecteur.

Alternant réalisme et loufoquerie, gravité et folie douce, inventions langagières et mise en page imaginative, le tout saupoudré de quelques scènes savoureusement crues, Sophie Divry réussit un roman plein d’humour et de profondeur à côté duquel il serait vraiment dommage de passer.

***


"- Ça a duré cinq ans, je l'ai quittée y a un mois. Je lui ai dit, t'es lourde, lourde comme du béton... Le pire, c'est que je l'ai même pas trompée, je voulais pas lui donner raison, non. Juste, je me branlais devant YouPorn... pardon, madame.
- Y'a pas de mal.
- Ah ben chuis contente de vous l'entendre dire... Parce qu'un jour... Le pire, ç'a été ça. Un jour que je me branlais d'vant mon p'tit porno, elle est rentrée par surprise dans l'appartement. Elle avait oublié des papiers ou je ne sais quel balourd. Elle m'a pécho en flag' ! Ç'a été le drame intégral. Alors que, bon, se branler, c'est pas tromper, non ? Depuis que j'ai douze ans je me branle trois fois par jour, ça m'empêche pas de faire l'amour. La pogne, c'est autre chose, et puis paraît qu'c'est bon pour la prostate."


Le billet de Carnet de lecture qui m'a donné envie de lire ce livre.
Eeguab n'as pas aimé lui.
ISBN 978 2 88250 384 8
320 pages
2015
18€ 

vendredi 1 avril 2016

Lettre à Hervé - Éric Sagan



"Il était une fois un garçon d'une vingtaine d'années. Qui tombe amoureux d'un mec. D'un mec hétéro. Rien de très original."

Rien de très original en effet, on est souvent attiré par l’inaccessible. Dans Lettre à Hervé, l’auteur adresse une longue lettre à cet homme inaccessible. Une lettre où il lui parle de lui, de sa jeunesse, de ses souvenirs de lycée ou de ses premiers émois.

Le roman, assez bref, se lit d’une traite. L’écriture d’Éric Sagan est agréable, fluide, et son récit non dénué d’humour. Mais les souvenirs personnels ont souvent plus d’intérêt pour ceux qui les ont vécus et les racontent que pour ceux qui les lisent.

Autant l’idée de départ me semblait intéressante, autant le résultat m’a semblé un peu vain, trop anecdotique. De plus, quand arrive enfin le cœur du sujet, le récit se conclut de manière un peu trop abrupte sans qu’on y trouve vraiment la profondeur qu’on pouvait en attendre.

Une lecture en demi-teinte, vous l’aurez compris, mais vous trouverez plein d’avis enthousiastes sur Babelio, à vous de vous faire le vôtre ! 

"C'est tellement plus simple de parler à du papier. C'est gentil le papier, ça absorbe l'encre bien noire, gentiment, sans rien dire. Ça ne dit rien, ça accepte tout."



 Merci à Éric Sagan et à Babelio pour cette lecture !
ISBN 9781523350599
94 pages
2016
8.90€
 
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