mardi 7 avril 2015

La BD est Charlie



Trois mois déjà…

L’occasion de remettre en lumière ce livre, hommage rendu aux victimes par des dessinateurs du monde entier.

L’occasion de découvrir des hommages de tous les genres, drôles, tendres, émouvants ou terriblement noirs.

L’occasion de découvrir le regard d’artistes qui me sont connus comme Christophe Chabouté, Rebecca Dautremer, Etienne Davodeau, Jean-Yves Ferri, Manuele Fior, Philippe Geluck, Manu Larcenet, Milo Manara, Nob, Nicolas Tabary, Lewis Trondheim, Bernard Yslaire ou Zep et d’en découvrir beaucoup d’autres.

L’occasion pour vous de le découvrir si ce n’est déjà fait.


Nob


Lucille Clerc

Multi-éditeurs
ISBN 978 2 344 00934 5
175 pages
2015
10€

Vendu au profit des familles des victimes des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015
 

samedi 4 avril 2015

Ciné - Les Nouveaux sauvages - Damián Szifron (2014)



Un voyage en avion qui va prendre une tournure totalement inattendue. Une serveuse qui reconnait l’homme responsable de la ruine de son père. Une altercation entre deux conducteurs qui prend des proportions totalement surréalistes voire carrément dramatiques. Un ingénieur spécialisé dans les explosifs qui n’en peut plus de voir sa voiture embarquer par la fourrière. Une riche famille prête à tout pour couvrir la « bêtise » de son pauvre crétin de fils. Et le meilleur pour la fin, un mariage qui ne va pas du tout se passer comme prévu…

Avec Les Nouveaux Sauvages, l’argentin Damián Szifron signe un film à sketches totalement jubilatoire. Il nous montre des exemples incroyables de complets pétages de plomb. Ces nouveaux sauvages, ça pourrait être vous, ça pourrait être moi. L’époque est à la dépression, au stress et chacun y répond à sa manière, délibérément ou non…

L’ensemble est terriblement noir mais tellement extrême que le virage vers la comédie n’est jamais loin. On est effrayé, on reste sidéré par ces situations paroxystiques qui finissent par devenir hilarantes de folie ! Mon préféré est le sketch du mariage. Un mariage pareil, vraiment, je ne le souhaite à personne… Longtemps que je n’avais pas autant ri devant un film, à dire vrai, je pleurais de rire !

C’est novateur, c’est rythmé, c’est terrible et en même temps totalement désopilant donc à voir absolument !




vendredi 3 avril 2015

Le Phare de l'oubli - Fabian Grégoire



Le jour où Augustin et Lucie se rencontrent pour la première fois. La confrontation est un peu rude. Augustin ne comprend pas très bien pourquoi elle tient autant à s’approprier tous les os de seiche échoués sur la plage. Il va comprendre un peu plus tard en s’approchant du phare dans lequel Lucie vie avec son grand-père qui en est le gardien.

Le vieil homme dont la mémoire s’effrite ne trouve la paix que lorsqu’il sculpte des visages inspirés de masques papous sur les fameux os de seiches. L’amitié entre les deux enfants va encore se renforcer lorsque le jeune garçon comprend que c’est son amie qui, dans le plus grand secret, se charge du fonctionnement du phare. Mais jusqu’à quand Lucie va-t-elle pouvoir cacher la vérité à l’inspecteur des phares ?

Le mélange pastel et peinture des dessins de Fabian Grégoire, auteur et illustrateur, est réussis et adaptés à l’ambiance. L’impression qu’ils sont faits sur du papier kraft apporte en authenticité. En fin d’ouvrage, la section « Pour en savoir plus » nous propose un historique très intéressant sur les phares et quelques infos sur les papous.

Une belle histoire sur l’amitié, l’amour filial et la transmission. On est attendri par cette jeune fille qui veut poursuivre la tâche de son grand-père alors que son esprit sombre dans les méandres de l‘oubli. J’ai trouvé la fin un peu abrupte, la faute à une violente tempête venue précipiter les choses…



"Dans le paysage déformés par les gouttes qui frappaient les vitres, j'ai soudain vu une vague colossale se jeter sur le phare et le noyer complètement ! Le paquet de mer a englouti la tour, et, l'instant d'après, la petite lumière avait disparu dans les ténèbres."


www.fabian-gregoire.fr 


ISBN 978 2 211 21037 9
45 pages
2013 
12,70€
(7 à 10 ans)

jeudi 2 avril 2015

Le Loup qui mangeait n'importe quoi - Manu Larcenet & Christophe Donner




C’est l’histoire d’un loup affamé un peu crétin.
Prêt à manger tout ce qu’il croise sur son chemin.
Une histoire en rimes et souvent alexandrins.


Il était une fois une histoire qui devrait ravir les plus petits. Une histoire dans laquelle Christophe Donner emprunte les codes traditionnels des fables et des contes pour mieux les détourner et pour mieux s’en amuser. Il était une fois un loup tellement affamé qu’il est prêt à dévorer tous les animaux et les enfants qui vont croiser son chemin sans réfléchir aux conséquences pour ses victimes ou pour lui-même. La petite dose de frayeur inhérente aux contes et bien présente mais elle est largement contrebalancée par le côté un peu scatologique de l’histoire. En effet, on parle ici de rots, de pets et de doigts dans le nez, de quoi ravir et faire rire les jeunes lecteurs.

Au niveau des illustrations, c’est d’abord dans le personnage du loup qu’on reconnait bien l’univers de Manu Larcenet. Ensuite on appréciera le travail sur les fonds, les ombres, les couleurs qui semblent parfois été griffées, projetée, et la symbolique des grosses taches rouges presque toujours contrebalancées par la douceur d’un délicat petit oiseau. Une alternance d’émotions et de sensations se dégage et fait de cet album jeunesse une vraie réussite à côté de laquelle il serait vraiment dommage de passer.

Le Loup qui mangeait n’importe quoi de Donner et Larcenet, une histoire à dévorer !



"Le porc, tremblant de peur face à son bourreau,
Lâcha un pet, deux pet, et ce fut un de trop.
-Ah, ça ! fit le loup, c'est pire que du camembert !
Loin de la porcherie et de tes congénères,
Du pourceau, du goret, tu gardes les manières."

ISBN 978 2 7404 3108 5
32 pages
2013
14,50€
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