dimanche 22 décembre 2013

La Pleurante des rues de Prague - Sylvie Germain

Folio
ISBN 978 2 07 038881 3
129 pages
1992

(Échangé sur Pochetroc)




La Pleurante des rues de Prague, c’est une silhouette claudicante qui apparait furtivement au hasard d’une rue, le long d’une usine désaffectée ou derrière un réverbère mais jamais là où on pourrait l’attendre. D’elle, on ne sait rien. Juste une grande femme à l’allure étrange et imposante, à l’apparence indéterminée, revêtue de loques immondes, de hardes informes comme pour mieux se dissimuler aux regards environnants. 

« Car ce n’était pas elle, non, pas elle seule qui geignait et pleurait de la sorte. C’était la ville entière, la ville et ses faubourgs, et au-delà encore. C’était la terre, des vivants et des morts. » 

La Pleurante des rues de Prague, elle apparait subrepticement comme une brise, comme un souffle, comme un râle. Elle transporte avec elle la douleur, la peur, les cris, la souffrance de ces femmes et de ses hommes, de toutes ces petites gens qui ont souffert sur l’autel de l’Histoire. Elle est la somme de toutes les peurs, la somme de toutes les douleurs, de toutes ces terreurs inexprimées. 

« Les amants délaissés rasaient les murs, le front baissé, les lèvres closes, bleuies de froid. Nul ne les remarquait, - on est si fade quand on chute au profond du malheur qu’on en devient insignifiant. » 

La Pleurante des rues de Prague, ce sont douze apparitions, douze évocations fantomatiques, comme douze heures qui défilent sur le cadran d’une vielle horloge, comme douze mois qui s’égrènent sur un vieil almanach.
La Pleurante des rues de Prague, elle surgit de l’encre de la plume de l’auteur, se faufile en les mots, se glisse entre les pages, s’insinue en vous, elle vous hante. 

« C’est du livre, qu’elle est sortie, tout simplement. Ni de la ville ni du visible, mais du livre. Elle y est pourtant si peu entrée dans le livre, elle y a si peu séjourné. Quelques visites, quelques images. Visites brèves, images inachevées. » 

La Pleurante des rues de Prague, c’est du lyrisme et de la poésie au service d’une lecture envoutante, une expérience de lecture unique, un voyage, un songe au cœur du vieux Prague, « Praha »… 

Il faut lire Sylvie Germain.

Rencontre avec Sylvie Germain 
à la librairie Le Texte Libre à Cognac, le 14 décembre 2013



samedi 21 décembre 2013

Mamette - 2 - L'âge d'or

Nob

Glenat
ISBN 978 2 7234 5900 6
48 pages
2007

(Acheté Espace Culturel Leclerc)


Mes impressions: 

Il y a deux choses que j’aime quand je découvre un nouvel album de Mamette, comme une sorte de petit plaisir inexplicable dont le charme désuet fait toute la saveur. Commençons par la seconde chose. Sur la quatrième de couverture, c’est le petit napperon de dentelle qui sert de cadre à une illustration, type reproduction photographique, chaque fois ça m’amuse.

Enfin la première chose, celle qui à coup sûr me ravit, c’est le motif en double page à l’intérieur, qui est accolé à la couverture et à la quatrième de couverture. Il s’agit vraisemblablement d’une reproduction de papier peint, mais pas n’importe quel papier peint, celui qui recouvre les murs du douillet foyer de notre cher Mamette, bien sûr ! Et chaque fois mon esprit vagabonde, s’échappe, s’amusant à chercher à savoir de quelle pièce le papier en question peut bien provenir, salle à manger pour celui-ci, salon pour celui-là ou encore chambre à coucher pour ce dernier. Un petit plaisir tient souvent à peu de chose…

De petits détails, j’en conviens, mais qui d’emblée donnent le ton.

Ce qui donne tout son sel à ce deuxième volume, c’est que ce petit garnement de Maxou est extrêmement présent. Et oui, ce sont les grandes vacances, Yihaaaa ! Et comme sa mère doit partir en formation, elle le confie à nouveau à Mamette. J’adore la relation qui unit l’enfant et la vieille dame. Une relation faite de complicité, de petits agacements, de savoureuses incompréhensions, de petites gamineries et finalement d’un grand respect mutuel. Mamette ayant plus que jamais gardé son âme d’enfant, elle se montre bien souvent la moins raisonnable du duo.

C’est aussi l’occasion de nous faire partager de petits instants de vie, l’exploration du grenier, la séance à la piscine, le petit rhume, la visite au cimetière, les décalages générationnels et la petite histoire du soir durant laquelle Mamette tente de donner l’envie de la lecture à Maxou en lui lisant L’île au trésor mais c’est loin d’être gagné d’avance ! Et toujours quelques incursions dans les savoureux souvenirs de Mamette…

Et puis l’air de rien, quelques messages éducatifs se glissent entre les pages sans même que l’on s’en aperçoive et trouvent écho en chacun de nous, petits et grands. L’ensemble s’avère tendre, touchant et saupoudré d’une bonne dose d’un humour qui contribue à faire de cette série une réussite.

Vous l’aurez compris, je m’appelle manU et je suis Mamette addict !



mardi 17 décembre 2013

Furioso - Lorenzo Chiavini

Lorenzo Chiavini

Futuropolis
ISBN 978 2 7548 0343 4
134 pages
2012




Mes impressions:

Nous sommes au temps des Croisades. Tout commence par un vieil évêque qui tient à peine debout et dont on ne comprend pas le moindre mot lorsqu’il tente de s’exprimer. J’ignore si l’auteur s’est inspiré du Pape Jean-Paul II les derniers temps mais personnellement, j’ai tout de suite pensé à lui. Tout le monde attend qu’il bénisse la Sainte Lance, celle qui a blessé le Christ.  En voulant la bénir, du haut du balcon, face à la foule des pèlerins, le saint homme échappe malencontreusement la sainte relique qui vient se planter dans le flanc d’un pauvre tueur de rats qui passait par là. 

« Les mains malades de notre évêque ont été l’instrument de la volonté Divine. » 

Les religieux décident d’y voir comme un signe du Divin. J’emploie à dessein le mot « décident » car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ils vont se servir de cet incident pour faire de cet « inconnu », ce « pauvre ère », l’élu de Dieu. Hommes d’église arrangeant avec la vérité, combattants valeureux mais tourmentés, femmes fortes ou prêtes à tout même aux pires bassesses, composent une histoire à l’ambiance aussi sombre que les dessins qui l’illustrent.

Avec son trait vif, ses personnages anguleux aux silhouettes fuselées, Lorenzo Chiavini possède un style singulier. Au Festival Littératures Européennes de Cognac, j’ai pu le voir réaliser de magnifiques dédicaces au pinceau, un véritable travail d’artiste. Il est de plus éminemment sympathique. Je ne pense pas prendre beaucoup de risques en vous assurant qu’on entendra beaucoup parler de lui dans les années à venir. Pour moi, Furioso n’est qu’un début, le meilleur reste à venir. Lorenzo Chiavini, un talent à suivre.

Furioso : mensonges, complots et trahisons sur fond de croyances et de guerres de religions.


Lorenzo Chiavini 


 

lundi 16 décembre 2013

Carmen Cru - 2 - La dame de fer

Lelong

Fuide Glacial
ISBN 2 85815 084 2
52 pages
1985

(Acheté chez Troc.com)



Mes impressions: 

Pourquoi avoir sous-titré ce deuxième volume des mésaventures de Carmen Cru La dame de fer ? Tout simplement parce que comme la célèbre dame de fer britannique, Carmen Cru est impitoyable. Si vous cherchez un peu de douceur dans ce monde de brutes, si vous cherchez une gentille mamie gâteau, passez votre chemin, ce n’est pas du tout le genre de la maison.

Vêtue de ses vieilles hardes, vous la prendriez facilement pour une clocharde. Chez le médecin, elle ne prend pas rendez-vous mais passe devant tout le monde, elle est vieille, elle a tous les droits, et quand elle ressort de son cabinet, elle le dénigre tellement qu’elle fait fuir la patientèle.

La terre pour ses géraniums, elle l’a prend sur les tombes au cimetière, pas besoin d’ajouter d’engrais. Les « boueux » ne ramassent pas ses poubelles ? Qu’à cela ne tienne, elle vient elle-même les vider dans le bureau du responsable de la voirie.

Nounou contre son gré le temps d’une après-midi, c’est à coup de vin chaud qu’elle calme le stupide morveux, "Faut que je fasse mon vin chaud, je vais t’en donner, ça va te calmer."

"- Avez-vous connu des problèmes de couples ?
- Quand j'étais jeune, il y a quelques temps, y en avait un qui me courait derrière. Il était comme un chien en chaleur, y mangeait plus, y dormait plus, y bavait partout, il était comme fou. [...] Il en avait qu'après moi.
- Alors vous l'avez épousé et vous avez eu des problèmes de couple...
- Certainement pas. C'était mon grand-père. J'allais quand même pas l'épouser. J'aurais l'air de quoi maintenant avec un vieillard comme mari ?"

Hideuse, dédaigneuse, teigneuse, voire carrément chieuse, elle est tout ça Carmen Cru, délicieusement politiquement incorrecte, et c’est bien pour ça qu’on l’aime.


 N'est-elle pas délicieusement avenante ?...


 

samedi 14 décembre 2013

Suicide Island - Tome 7 - Kouji Mori

Kouji Mori

Kazé Éditions
ISBN 978 2 82030 760 6
208 pages
2013

(acheté Espace Culturel Leclerc)


Mes impressions: 

Ce septième volume s’ouvre alors que les survivants explorent une petite île voisine sur laquelle paissent paisiblement des chèvres dont ils vont tenter de s’emparer pour les ramener sur leur île afin d’avoir une nouvelle source alimentaire. Impossible de ne pas y voir comme une redite de la chasse mainte fois évoquée dans les précédents tomes. Cela n’empêche pas les questionnements de la part de Sei, le héros, et une ébauche de réflexion sur le cycle de la vie : «Cet endroit a besoin de prédateurs. Afin que le cycle de la vie puisse se perpétuer normalement…un équilibre est nécessaire. Et nous avons, nous aussi…un rôle à jouer…dans ce cycle… » 

Ces hommes et femmes, qui ont tous tentés de se suicider, semblent sur le point de trouver un sens à leur vie, une raison à leur existence sur terre, à travers ce retour forcé à la nature, cette communion indispensable avec l’île environnante, devenue paradoxalement leur prison nourricière.

Malheureusement, à différents niveaux, les bas instincts de certains refont surface. Affrontements, violences et mort sont au rendez-vous, véritable séisme au sein du groupe dont le clan ennemi mené par le terrible Sawada semble bien déterminé à tirer profit.

Le destin de ces personnages est aussi prétexte pour l’auteur à nous livrer quelques considérations sur le travail d’écrivain, la solitude ou encore l’attachement amoureux.

Même si je ne me suis pas ennuyé durant ma lecture, j’ai trouvé que l’ensemble avait du mal à se renouveler et je ne suis pas certain que l’arrivée de nouveaux « suicidaires » annoncée à la fin de ce tome parvienne à endiguer cette sensation. La suite le dira.

J’en terminerai par cette sentence d’un des personnages que je vous laisse méditer : 

« Lorsqu’on est seul…il est difficile d’apprécier la vie. »


☠☠☠ 

 

lundi 9 décembre 2013

Mamette - 1- Anges et Pigeons - Nob

Nob

Glenat
ISBN 9782723454896
48 pages
2006

(Emprunté à la médiathèque)


Mes impressions: 

Mamette est une adorable petite mamie avec une drôle de tête en forme de poire ou de religieuse, la pâtisserie bien sûr pas la nonne ! Attachante, tendre, attentionnée, elle est toujours de bonne humeur, elle déborde d’énergie, adore s’amuser avec les enfants ou nourrir les pigeons. La mamie que nous rêverions tous d’avoir en somme.

Tout le contraire de son amie, Madeleine Pinsec, aussi grande et sèche que Mamette est petite est ronde. Toujours grincheuse, elle n’a pas eu d’enfants et semble, à priori, très bien s’en accommoder et ne rate jamais une occasion de shooter dans les pigeons qu’elle considère comme des rats volants qu’il faut à tout prix exterminer.

Il y a aussi Madame Vidal, toujours souffreteuse, qui comme son nom l’indique est une véritable encyclopédie médicamenteuse, le solitaire Monsieur Bruneau, toujours un peu triste, et bien sûr Maxou, le fils de l’aide à domicile et bien d ‘autres encore.

Des flashbacks nous permettent également de découvrir la rencontre entre Mamette et son Jacques, feu son mari, ou encore sa rencontre avec la revêche Mademoiselle Pinsec. Ces flashbacks ont peut-être donné à l’auteur l’idée de faire des albums consacrés au passé de son héroïne. En tout cas moi, ça m’a tellement donné envie que je me suis d’ores et déjà empressé de commander les trois tomes des « Souvenirs de Mamette ».

Sous un abord léger et humoristique cette bande-dessinée traite, l’air de rien, de nombreux thèmes liés aux séniors. La solitude en général, la solitude liée au veuvage, Mamette se rend au cimetière pour parler à son mari disparu ; les visites des enfants qui se font rares, le fils qui passe en coup de vent tout en gardant son portable collé à l’oreille ; les problèmes de santé liés à l’âge, les bobos des unes et des autres ; les relations intergénérationnels, Mamette va se retrouver à faire du « baby- sittainge » pour le petit Maxou, gentil garnement ; ainsi que les rapports entre personnes âgées qui ne se font pas de cadeaux entre elles.

Des personnages bienveillants, attachants, qui nous charment autant par leurs qualités que par leurs défauts, et des dialogues avec une sacrée dose d’humour, parfois même noir et grinçant, ce qui n’est pas pour me déplaire, font que je me suis vraiment régalé avec ce premier tome.

Petit aparté, les scènes où Mamette, chez elle, parle à la photo de son mari m’ont rappelé une vieille dame que j’ai connue autrefois. Elle vécut jusqu’à plus de 100 ans. Toujours coquette malgré son âge avancé mais n’y voyant plus très bien, elle abusait bien souvent de son fond de teint. Sur son vieux téléviseur, trônait la photo de son défunt mari. Le cadre et la photo étaient plein de traces de son fond de teint. Je l’imaginais le soir, embrassant la photo de son mari avant d’aller se coucher… Madame Saleix, où que vous soyez, je vous embrasse.

Mamette, vous ne la connaissez pas encore, elle vous adore déjà !


Nob

Visitez le blog de l'auteur: http://nobfactory.blogspot.fr/
 
 

samedi 7 décembre 2013

Littératures Européennes Cognac 2013




Qu’il faisait bon être à Cognac du 21 au 24 novembre ! Non seulement à cause du temps sec et ensoleillé mais aussi et surtout à cause du Festival Littératures Européennes 2013 consacré à l’Italie. Mon premier salon littéraire, il était temps... Des conférences, des débats, des films, des dédicaces, des cafés littéraires, le pied total !

Des dizaines d’auteurs dont je n’avais même jamais entendu le nom mais également Jeanne Benameur, Audur Ava Olafsdottir et Milena Agus. Trois romancières que je voulais découvrir depuis longtemps mais dont plusieurs livres dormaient tristement dans ma PAL. Je réalise leur présence une semaine avant le début du festival. Je ne peux décemment pas aller les rencontrer sans avoir lu au moins un des livres de chacune ! Mon challenge, lire un livre de chacune d’elles en moins de sept jours. Profanes de Jeanne Benameur m’ayant été offert pour mon anniversaire et vues toutes les critiques élogieuses sur la blogosphère, c’est par lui j’ai commencé et ce fut un coup de cœur. Un livre à lire et à relire. J’ai aussitôt enchainé avec Les Demeurées, bijou de sensibilité. Puis ce fut Mal de Pierre de l’italienne Milena Agus et enfin Rosa Candida.

J’étais justement à la moitié de la lecture de Rosa Candida quand le jeudi 21, dans l’entrée de l’auditorium, j’aperçois Audur Ava Olafsdottir, seule. Il aurait été dommage de ne pas en profiter. Je prends donc mon courage à deux mains pour aller l’aborder, échanger quelques mots, elle parle un français parfait, et obtenir une jolie dédicace. Instant bref mais instant magique que cet échange avec cette chaleureuse auteure islandaise, son accent à croquer, son teint pâle, sa chevelure rousse, son regard pétillant et son sourire bienveillant. Plus tard, lors d’un café littéraire, j’ai également pu apprécier son humour. Vous l’avez compris, je suis définitivement sous le charme…


Mes deux rencontres avec Jeanne Benameur m’ont également beaucoup marqué. Un sourire, un regard, quelques mots, une présence indéniable... Je mentirai en disant que j’étais très à l’aise. J’ai tellement aimé Profanes, j’y reviendrai sans doute dans un prochain billet, que j’aurai voulu lui dire bien plus que je ne lui ai dit mais peu importe après tout, j’étais aux anges, un vrai gosse !



J’ai aussi assisté à des débats-conférence avec Brigitte Giraud, auteure d’Avoir un corps, dont je retiendrai le charme discret, la voix et le naturel, le talentueux Lorenzo Chiavini, auteur de la bande dessinée Furioso, qui réalise aux pinceaux de magnifiques dédicaces mais aussi Alexandra Varrin pour C'est Maman qui a tué le Père Noël, Lamia Berrada-Berca pour Kant et la petite robe rouge, Goce Smilevski pour La Liste de Freud, Chiara Carrer, illustratrice italienne, Luciana Castellina pour La découverte du monde, Serhij Jadan pour La Route de Donbass, Marco Missiroli pour Le Génie de l’éléphant, Enrico Remmert pour Petit art de la fuite et beaucoup d’autres. J’ai également croisé le très médiatique Eric Naulleau.


Niveau photos, je n’étais pas au point cette année, je tenterai de faire mieux l’an prochain… D’ailleurs si vous passez dans le coin du 20 au 23 novembre 2014, je ne saurai trop vous conseiller de vous arrêter, ce sont les Balkans qui devraient y être à l’honneur.

Le Dimanche fut le jour de venue de l’italienne Milena Agus. J’en retiens son naturel et sa simplicité comme en écho à sa belle écriture. En fin de journée, nous avons même eu droit à une lecture de La Comtesse de Ricotta, que je venais de terminer, par Maria Laura Baccarini, une artiste italienne accompagnée d’une musicienne dont j’ai malheureusement oublié le nom, magnifique moment de clôture d’un formidable festival dont je me souviendrais longtemps.






mercredi 4 décembre 2013

Obstinément Chocolat

Olivier Ka
Régis Lejonc

Éditions L'Édune
ISBN 978 2 35319 067 6
80 pages
2011

(Offert)


Mes impressions: 

Du chocolat, du chocolat encore, du chocolat toujours, du chocolat à en perdre la tête semble de nous dire l’illustration de la couverture. Ouvrez, dégustez et savourez cette lecture délicieusement chocolatée…

Les petits rituels gourmands des clients de la chocolaterie de Madame Brigitte dont les cheveux « sentent si bon le chocolat ». Ses clients aiment le chocolat. Madame Brigitte aime ses clients… Savoureusement chocolat.

La course de vélo organisée par les Chocolats Chocart va prendre une drôle de tournure pour Émile Drufin, un de ses employés inscrits d’office bien que peu sportif. Les aléas de la concurrence sont parfois inattendus… Désespérément chocolat !

Sidonie Burgala est dingue de chocolat. Le mot n’est pas trop fort, l’issue de l’histoire vous le prouvera. Sa passion pour le chocolat va la conduire au cœur de la forêt amazonienne qui, dit-on, abriterait une tribu possédant et vénérant un cacaoyer donnant un cacao unique… Furieusement chocolat !

Un braquage dans une bijouterie qui tourne mal. Mais qu’est-ce que je raconte, moi ? Overdose d’actu sans doute ! Un braquage dans une chocolaterie qui tourne mal. Mais pour qui au juste ?... Dramatiquement chocolat !

Des pensionnaires d’une maison de retraite qui sont gagas, tristement réaliste et banal vous allez me dire. Mais des pensionnaires qui sont gagas de chocolat et qui n’ont pas l’intention de se passer de leur « instant douceur », c’est une autre histoire. La révolte gronde… Gagateusement chocolat !

Olgründfnù, un village de Norvège au ciel saturé par d’épais nuages gris dont le chocolat est la spécialité locale. Le prête, le père Glunväfne, va imaginer pour ce ciel une offrande aussi originale que fatale… Spirituellement chocolat !

Et pour conclure, un final pas banal dans l’univers des trafiquants et des dealers…de chocolat of course ! Addictivement chocolat !

Ces histoires parfois tendres, parfois décalées, parfois noires comme le chocolat (facile je sais !), parfois amusantes, parfois délirantes, raviront petits et grands tant elles sont toujours surprenantes. Une vraie réussite que ce recueil de sept contes originaux et inventifs concoctés par le talentueux Olivier Ka. Trois recettes terriblement tentantes se glissent entre ces petites nouvelles tandis qu’une poésie l’ouvre et qu’un « Tango des chocolatiers » le conclut.

Avec les fêtes qui arrivent, Obstinément Chocolat, des contes 100% cacao ! est le cadeau idéal à offrir à tous les petits lecteurs gourmands ou à leurs parents.

Au lait, noir ou blanc mais toujours obstinément chocolat...


 Un merci chocolaté à Cristina et Olivier Ka pour ce joli cadeau dédicacé...

***


Message personnel au Bison:
Tu me conseilles quoi pour déguster avec le chocolat ?^^


  ***

mardi 3 décembre 2013

Monster - Intégrale - Volume 7

Naoki Urasawa

Big Kana
ISBN  9782505015260
476 pages

(Emprunté à la médiathèque)


Mes impressions:

Tenma « arrêté » par la Police, c’est un de ses vieux ennemis qui se présente à lui comme avocat tandis qu’un autre avocat lié à toute cette histoire entre également en scène. Eva, son ex-fiancée, plus haineuse et alcoolisée que jamais, réapparait mais la voilà aussitôt en danger. Une seule solution pour Tenma, s’échapper pour lui venir en aide.

La Villa des roses livre enfin ses secrets et ce sont des souvenirs bien sombres qui assaillent Nina/Anna. Ces images qui ressurgissent du passé nous éclairent un peu plus sur les origines du Monstre qui n’est jamais bien loin…

L’aventure se poursuit avec son lot de drames, de révélations, de retournements de situations et son défilé de personnages, plus tourmentés les uns que les autres, qui parsèment la route déjà bien longue et bien tortueuse du Dr Tenma.

Encore un tome que j’ai dévoré et refermé en attendant fébrilement la suite !



 
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