L'homme idéal, c'est moi ! Vous ne le saviez pas ? Mais ne l'ébruitez pas trop, je serai victime de mon succès...
Bertrand Burgalat, L'Homme idéal (2021)
L'homme idéal, c'est moi ! Vous ne le saviez pas ? Mais ne l'ébruitez pas trop, je serai victime de mon succès...
Bertrand Burgalat, L'Homme idéal (2021)
A l’origine, c’est une chanson du groupe punk rock Stinky Toys. La chanson a été remodelée pour Lio avec des paroles en français de Jacques Duvall et une musique électro de Jacno. Les paroles, le son, l’interprète, tout est audacieux, avant-gardiste et original. C’est le début de l’électro « made in France » qui fera bien des émules par la suite …
Le miroir parfait d’une époque que je regrette sur bien des plans : les années 1980 !
Lio, Amoureux Solitaires (1980)
Janvier 1999. À grand renfort de bandes annonces, TF1 dévoile les premières images de la prochaine série américaine pour ados diffusée sur son antenne, Dawson. En fond sonore, je découvre un air que j’aime d’emblée. Même si la bande annonce est multi diffusée, la chanson est en anglais et je ne saisis que quelques mots. La diffusion de la série commence, je regarde mais ne retrouve pas l’air en question. Pas d’internet à l’époque pour creuser la recherche.
Quelques mois ou années plus tard, la BOF sort en France, j’achète le CD. Raté, la chanson n’y figure pas.
Quelques mois ou années plus tard, j’entre dans un centre commercial, j’entends quelques notes de cette chanson. J’essaie de me renseigner. Impossible de me donner un titre ou une station pour que je trouve enfin le nom de cette putain de chanson !
Mai 2021. Au hasard d’une pub à la télé pour un opérateur de téléphonie, j’entends à nouveau cette putain de chanson ! Merci internet, enfin je trouve le titre imprononçable de la chanson et le nom imprononçable du groupe.
Et je découvre qu’il s’agit d’un groupe punk anglais ! Tout s’explique, je le savais bien que je suis un putain de punk au fond ! ^^
Trêve de (longs) bavardages, cette chanson et ses paroles vont comme un gant à un vieux Bison des plaines à qui je souhaite un putain de bon anniversaire !
Ils ont même fait une version en français ! Admirez les paroles...
Chumbawamba, Tubthumping (1997)
D’aucuns trouvent ce genre de musique informe, insipide, inconsistante. Moi je suis sensible à la mélancolie qui s’en dégage. C’est languissant, langoureux, lancinant.
Chantre de la musique électro, Vincent Balorgey, plus connu sous le pseudonyme de Kavinsky, a gagné une dimension internationale grâce au film « Drive ». Et pour finir toutes les images apocalyptiques qui me venaient à l’esprit quand je l’écoutais sont aujourd'hui devenues réalité…
Kavinsky, Nightcall (2010)
Qu’est-ce que c’est que ce truc ? D’abord une chorégraphie disco plus qu’énergique : robe à strass et paillettes, choucroute sur la tête et ondulations langoureuses. On passe ensuite sur un plateau télé des années bissextiles. Costume en velours côtelé, crâne rasé et pipe en bois, Michel Foucault se lance dans une logorrhée à portée philosophique sur la difficulté d’être. Puis, un bouffon bluffant entonne un air de banjo endiablé qui met le feu au plancher. Enfin, une diva fantomatique, digne de l’hologramme de Mélenchon lors d’un meeting de la France Insoumise se lance dans des vocalises acryliques, électriques, synthétiques sur fond de chœurs lancinants…
On secoue le tout dans un shaker en inox et on obtient « Disconnexion » ! « Nous arrivons à nous déconnecter de cette réalité pascalienne qui nous effraie tant ». Le groupe La Femme prend un virage électro et nous sert là un cocktail détonnant qui nous en fait voir de toutes les couleurs. Vous en reprendrez bien une rasade, non ?
La Femme, Disconnexion (2020)
Pendant que les garçons bouchers sévissaient en France, le Royaume Uni misait plutôt sur les employés du toilettage pour chiens. Chacun son genre ! D’ailleurs, en parlant de ça, les Pet Shop Boys ont un bien drôle de genre… Mais ils n’ont pas leur pareil pour soulever des sujets de société sur fond de mélodie doucereuse.
Un grand groupe de pop « so british » qui a multiplié les succès ! Top of the Pops !
Pet Shop Boys, Suburbia (1986)
Un été chaud mais pas trop. Juste ce qu’il faut. Les virées à vélo, cheveux au vent. L’impression que le monde est à nous, le sentiment d’être vivant, tout simplement et ce morceau que nous chantons à tue-tête, des milliers de fois, sans jamais nous lasser. C’est la chanson de l’été 1986, c’est un hymne à la jeunesse, une ode à la vie :
Spéciale dédicace à Chris ! Pendant que j’en étais encore aux prises avec mon acné juvénile, que je me lamentais d’être puceau… Chris était déjà une jeune fille émancipée, dansant tout son soûl sur ce rythme endiablé, dans des lieux plus ou moins malfamés… elle avait déjà quelques belles prises à son actif !
La belle andalouse est sauvage et sous son air sage, elle prend les cœurs en otage ! Joyeux Anniversaire Chris !
Les Avions, Nuit Sauvage (1986)
Mais moi j'aime bien ça !
Trio, Da Da Da (1982)
Déjà reprise en 1958, cette chanson a connu une seconde vie en 1987 grâce au clip de Peter Lord. C’est à cette époque que j’ai découvert l’immense artiste et la femme engagée.
Nina Simone, My Baby just cares for me (1958)
Une des premières chansons que je savais chanter en anglais dans le texte. Mais ça, c’était avant ma mue…
Eurythmics, There must be an angel (1985)
Tiens, un groupe élégant, un son séduisant, un clip alléchant et surtout une chanson qui commence par ces mots : « Je suce » … Tout un programme. Je suce, tu suces, il ou elle suce, nous suçons, vous sucez, ils ou elles sucent…Tout le monde suce, c’est le Bescherelle qui le dit…
Le comte Dracula doit se retourner dans son cercueil. On lui vole la vedette de suceur de sang… Les temps changent… Au moyen âge, Vlad empalait ses victimes. Aujourd’hui, il les suce, suce, suce… jusqu’à la moelle… jusqu’à la dernière goutte… Comme si c’était le dernier jour du reste de sa vie… Carpe Diem… avant de sucer les pissenlits par la racine…
“In think I’m paranoid, and complicated...” Voilà, en quelques maux, c’est tout moi ! ^^
Garbage, I think I'm paranoïd (1998)
Mon jeu préféré ? J’ai beaucoup joué mais je ne peux pas dire que j’ai eu un jeu favori. Mon enfance a été traversée par les miniatures Norev, les Lego, les Playmobil, les Big Jim, les flippers, le billard… et j’ai passé ensuite beaucoup de temps à jouer au docteur, comme une partie de Docteur Maboul sans fin.
Eh non, la Suède n’a pas généré que l’incontournable groupe Abba ! The Cardigans est un groupe 100% suédois, 100% rock et 100% désabusé. « My Favourite Game » est une chanson sur un amour qui dérape et que dire du clip sinon qu’il décape !
The Cardigans, My Favourite Game (1998)
On nous promettait un « monde nouveau » et nous a servi du réchauffé, du prémâché, du dégueulis dans des assiettes en porcelaine de Limoges… En fait, l’ancien monde avançait masqué pour mieux nous absorber, nous abrutir, nous lobotomiser depuis le « serveur central »…
Ça y est ! Ça fait déjà un petit moment que je suis de loin ce groupe prometteur sans adhérer vraiment. Il me manquait pour me faire chavirer, un « je ne sais quoi » de chavirant. Le virage électro mais pas trop, une mélodie propre et planante, des paroles amères sur l’avenir de l’humanité… Tous les ingrédients sont réunis pour ravir mes oreilles fichues et mon cerveau tordu !
Feu Chatterton, Monde nouveau (2021)
Mikado, Naufrage en hiver (1985)
Il y a vingt ans, deux hommes casqués armés de séquenceurs, de synthétiseurs, de computeurs, débarquaient sur notre planète bleue avec pour mission de nous magnétiser, de nous hypnotiser, de nous lobotomiser. Et pendant vingt ans, c’est ce qu’ils ont fait minutieusement, consciencieusement, scrupuleusement… Aujourd’hui, les Daft Punk se séparent et nous avons des rires jaunes, des bleus à l’âme, du rouge aux yeux… Les Daft Punk retournent dans leur planète : comme je les comprends et si j’en avais la possibilité, j’en ferais tout autant ! Bye bye Les Daft Punk !
Daft Punk, Veridis Quo (2001)
J’ai beaucoup écouté cette chanson du groupe allemand « Propaganda » ! Ce que j’aimais, je crois, c’était la voix chaude de la chanteuse qui contrastait avec la froideur des synthétiseurs. Dans le clip, je voyais une critique contre le conformisme ou quelque chose comme ça…
Sans doute avais-je aussi perçu ce cri d’alerte contre l’instrumentalisation, mais sans savoir que nous en serions un jour les victimes désignées, quelques décennies plus tard. N’est-ce pas ce qu’on appelle une prémonition ? Ce groupe avait tout prévu : nous sommes devenus des pantins à la merci des actionnaires, des algorithmes, des GAFAM. Et comme, ils ne servent plus à rien, nos dirigeants s’amusent à vider les bars, les restaurants, les salles de spectacles…. Ce qui leur garantit une paix royale pour finir de détruire ce qui reste à détruire. Ils ont les coudées franches pendant que nous ne pouvons même plus lever le coude sur le zinc d’un troquet bondé en devisant sur le monde…
P-Machinery sonne aujourd’hui comme le tocsin du monde d’avant. P-Machinery est une sorte d’hymne à l’apocalypse…
Propaganda, P-Machinery (1985)
Pour le plaisir : une de mes chansons préférées de Major Tom, enfin David Bowie ! Encore un artiste à l’univers bien affirmé qui nous a quitté beaucoup trop tôt !