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dimanche 4 janvier 2015

Le Cinéma d'horreur - Jonathan Penner - Steven Jay Schneider - Paul Duncan



Un livre intitulé Le Cinéma d’horreur avec en couverture le Nosferatu de Werner Herzog et en quatrième de couverture une photo du tournage de la scène de la douche de Psychose d’Hitchcock, c’est un livre fait pour moi.

Evidemment parce que j’adore Hitchcock mais aussi parce que je dois à Nosferatu fantôme de la nuit une de mes premières soirées de terreur cinématographique.

Par une sombre et brumeuse soirée d’hiver, je devais avoir 8 ou 9 ans, j’étais seul chez moi, quand, jamais avare de sensations fortes, je découvris un Klaus Kinski terrifiant dans le rôle du comte de Dracula et une Isabelle Adjani diaphane et svelte. (On a tous beaucoup changé depuis…) Ce film hanta nombre de mes nuits par son atmosphère angoissante unique.

Je ne découvris que des années plus tard la version originelle de Murnau, celle d’Herzog en étant le remake. En dépit de l’interprétation inoubliable de l’effrayant Max Schreck cette version muette, la favorite de nombreux cinéphiles, si elle m’enchanta, ne me tétanisa jamais de la même manière, les années avaient passé…

Voilà le premier des nombreux souvenirs que ce livre a fait ressurgir de ma mémoire bien embrumée de modeste amateur de cinéma.

Faire un catalogue de tous les films d’horreur serait rébarbatif et n’aurait pas grand sens. Les auteurs, Jonathan Penner et Steven Jay Schneider sous la houlette de Paul Duncan, déjà auteur de Stanley Kubrick et Alfred Hitchcock également chez Taschen, ont donc choisi de les regrouper par thèmes :

Tueurs psychopathes et serial killer

A travers entre autre des films tels que M le Maudit de Fritz Lang ; The Lodger, film muet d’Hitchcock, Psychose du même Hitchcock ; Vendredi 13 ; Halloween de John Carpenter ; Le Silence des agneaux de Jonathan Demme et d’autres que je vais m’empresser de découvrir tels que C’est arrivé près de chez vous avec Benoit Poolvoorde ou Le Voyeur du britannique Michael Powell que je ne connaissais pas du tout.

www.taschen.com
 
Cannibales, monstres et dégénérés

Avec des acteurs aux performances mémorables tels que Lon Chaney dans Le Fantôme de l’opéra ; tels que le casting incroyable de Freaks, la monstrueuse parade, inoubliable film de Tod Browning, réalisateur incontournable du cinéma horrifique des années 30, encore un fabuleux souvenir, merci le Cinéma de minuit ; tels que les dégénérés de La Colline a des yeux de Wes Craven ou Massacre à la tronçonneuse et beaucoup d’autres.

La revanche de la nature

Où quand la nature se venge avec forcément, le premier King Kong, de Cooper & Schoedsack, poupée articulée plan par plan, suivront la version de John Guillermin puis celle de Peter Jackson ; L’Etrange créature du lac noir ; Tarentula, l’araignée géante ! Quand on est comme moi un gamin qui a peur des araignées, un film glaçant découvert grâce à la Dernière séance et son deuxième film en VO et bien sûr le requin des Dents de la mer de Spielberg

Science-fiction

Alien évidemment, LE monstre de science-fiction mis en images successivement par Ridlet Scott, James Cameron, David Fincher et Jean-Pierre Jeunet ; L’Homme invisible d’après le roman de H.G. Wells ; Les Yeux sans visage ; La Mouche de Cronenberg ; The Thing de John Carpenter ou encore une découverte que je dois encore à La Dernière Séance L’Homme qui rétrécit d’après le roman de Richard Matheson.

Les morts-vivants

Mary Shelley l’a mis en mots, les studios Universal le mettent en images sous les traits, à jamais gravé dans nos esprits, de Boris Karloff dans Frankenstein et sa suite La Fiancée de Frankenstein. Les studios Hammer produiront leurs propres versions réalisées par Terence Fischer avec un duo bien connu des mordus du genre, Peter Cushing et un certain Christopher Lee ressurgi parmi les vivants grâce au Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, évoqué dans cette section grâce à Braindead. Bien sûr, impossible de passer sous silence les films de George Romero, La Nuit des morts vivants, Le Jour des morts-vivants ou Zombies, bien avant Walking Dead…

Fantômes et maisons hantées

S’il y a un seul film de cette catégorie que vous devez absolument voir, c’est La Maison du diable de Robert Wise d’après Maison Hantée de Shirley Jackson. « […] véritable leçon de cinéma d’horreur que de nombreux réalisateurs contemporains seraient bien inspirés d’imiter ». Une des rares fois où j’ai préféré le film au livre peut-être parce que je l’ai lu des années après. Ce fut pour moi un moment de cinéma unique. Arriver à créer de la tension, de l’angoisse, donner la chair de poule avec finalement bien peu de chose, un bruit, une musique, une image, un angle, une prise de vue, un effet d’optique… Julie Harris y est formidable. Par contre, oubliez le remake HantiseTobe Hooper et ses Poltergeist ne détrôneront jamais Hill House dans mon cœur.


Possession, démons et mauvais génies

Murnau encore avec son Faust ; John Barrymore, Fredric March et Spencer Tracy, trois interprètes du Dr Jekyll et Mr Hyde de Stevenson, 1920, 1931 et 1941 ; Le Masque du démon de l’italien Mario Bava ; Chucky ; Freddy, encore Wes Craven, et un incontournable, un monument, L’Exorciste de William Friedkin, l’histoire d’une fillette possédée et son exorcisme d’après William Peter Blatty en 1973, grande année, ses effets spéciaux, son atmosphère, sa musique entêtante…

Vaudou, sectes et satanistes

Encore un film de 1973 que je ne connaissais pas du tout mais que les auteurs m’ont donné envie de découvrir, The Wicker Man avec encore Christopher Lee ; un maitre de l’horreur, l’italien Dario Argento avec Soupirs ! Mais aussi des films cultes comme La Malédiction ou Rosemary’s Baby de Roman Polanski.

Vampires et loups-garous

Deux des créatures les plus largement représentées au cinéma. Les deux Nosferatu, je ne vais pas y revenir, mais aussi Dracula sous les traits de Bela Lugosi, interprète mythique du comte qui finira totalement vampirisé par son rôle, bien avant Christopher Lee et beaucoup plus tard Gary Oldman dans la version délicieusement gothique de Coppola que j’adore.
Lon Chaney en Loup-garou  mais aussi Le Loup-garou de Londres de John Landis dont j’entends encore les os craquer au moment de sa transformation, les Hurlements de Joe Dante et Jack Nicholson dans Wolf de Mike Nichols.

www.taschen.com

Les monstres féminins

Dernier chapitre mais pas le moins surprenant qui s’ouvre sur une photo pleine page de Joan Crawford une hache à la main dans La Meurtrière diabolique, « film dirigé de main de maître par William Castle sur un scénario de Robert Bloch, auteur de Psychose », nul doute que je le découvrirai dès que possible. Une Joan Crawford que l’on retrouve aux côtés de son éternelle rivale Bette Davis dans Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? Suivie au fil des pages par Kathy Bates dans Misery, Sissy Spacek dans Carrie au bal du diable de Brian De Palma d’après Stephen King.


192 pages d’horreurs en noir et blanc en couleurs pour un tour d’horizon forcément non exhaustif mais totalement jubilatoire du cinéma d’horreur. Je suis toujours atterré quand j’entends des gens me dirent qu’ils ne regardent jamais de films en noir et blanc ou en VOST, il y a tant de films à découvrir. Même s’il est parfois surprenant de croiser certains films dans cette catégorie, une lecture faite de vagues souvenirs, de coups de cœurs partagés et de découvertes qu’il me tarde de poursuivre à l’écran…

Le Cinéma d’horreur chez Taschen où quand, pour moi, horreur rime avec bonheur !



ISBN 978 3 8365 3456 7
192 pages
2012
9,99€

jeudi 27 mars 2014

Stanley Kubrick, Filmographie complète - Paul Duncan




Quand j’ai vu la première fois 2001 L’Odyssée de l’espace, je devais être un jeune adolescent, c’était donc il y a… bien longtemps ! J’en garde la sensation enivrante d’avoir assisté à un truc énorme mais aussi la sensation moins agréable de n’avoir peut-être pas saisi tout ce que son réalisateur, le génial Stanley Kubrick, avait voulu exprimer. Et si j’avais compris une chose plutôt qu’une autre ? Et si je n’avais pas vraiment tout saisi ? Et si j’étais passé à côté ? Qu’est-ce qu’il avait bien pu vouloir dire à tel moment ? Beaucoup de questions donc… 

« Kubrick montre mais ne dit rien. C'est là une caractéristique constante de son travail [...]. » 

Après avoir terminé ma lecture de ce livre, me voilà un peu rassuré puisqu’on y apprend que le but de Kubrick n’était pas de tout expliquer mais au contraire, de susciter le questionnement et la réflexion. En cela, ce fut réussi de mon côté… 

« Les réactions vis-à-vis de l'art diffèrent toujours d'un individu à l'autre car elles sont profondément personnelles. » 

Une fois de plus dans cette collection de chez Taschen, Paul Duncan parcours la vie et surtout la filmographie d’un réalisateur de manière chronologique. Analyses, citations et commentaires étayent l’ensemble.

On y apprend beaucoup sur la personnalité de ce réalisateur hors norme, sur sa façon de travailler, sa détermination, son exigence ou encore sa farouche volonté d’indépendance. On peut aussi noter la grande diversité de ses films, Lolita, Orange mécanique, Barry Lindon, Full Metal Jacket, Eyes Wide Shut entre autres…

Rien que pour le regard exorbité d’une Shelley Duvall poursuivie par un Jack Nicholson terrifiant dans Shining, merci Monsieur Kubrick !





ISBN 978 3 8228 3114 4
96 pages
2008


lundi 3 mars 2014

François Truffaut, Filmographie complète - Paul Duncan




Cet ouvrage abondamment illustré offre un survol complet de la filmographie de François Truffaut, un des cinéastes fondateurs de la Nouvelle Vague.

J’ai redécouvert avec intérêt certains de ses films les plus connus comme Les Quatre cents coups, Jules et Jim, L’Enfant sauvage, que j’aime beaucoup, ou Le Dernier métro et j’en ai découvert qui m’étaient moins connu ou totalement inconnu comme La Chambre verte. Le tout étayé de citations des propos du réalisateur ou de personnes l’ayant côtoyé, une mine d’informations sur sa vie et son œuvre.

Ce qui m’a le plus surpris dans cette lecture est le fait que Truffaut tombait vraiment souvent amoureux des actrices qu’il faisait tourner, Claude Jade, Françoise Dorléac, Catherine Deneuve ou encore Fanny Ardant et bien d’autres… L’homme qui aimait les femmes, un titre qui sied à merveille au réalisateur. 

« Comme Baecque et Toubiana le souligne dans leur biographie extrêmement détaillée, "infidèle, François Truffaut l'a toujours été, davantage par besoin de séduire et d'être aimé que par donjuanisme". En d'autres termes, il passe sa vie à quêter l'amour que sa mère lui a refusé, cherchant inlassablement à se montrer digne d'être aimé. »

Maintenant, je n’ai qu’une envie, revoir la plupart de ses films et découvrir enfin ceux que je n’ai jamais vus.
Encore une réussite pour Paul Duncan, déjà auteur d’un Hitchcock aux mêmes éditions Taschen, avec ce François Truffaut, Filmographie complète.




ISBN 978 3 8228 3210 3
96 pages
2008

samedi 8 février 2014

Alfred Hitchcock Filmographie complète - Paul Duncan




Quand par hasard je suis tombé sur ce livre (mais est-ce vraiment un hasard ?) et alors que j’ai déjà un certain nombre, et même un nombre certain, de livres sur Hitchcock,  je me suis tout de suite dit que je ne pouvais pas ne pas l’acheter. Edité à l’occasion du 25ème anniversaire des éditions Taschen et vendu pour la modique somme de 9€, il me le fallait !

Un magnifique livre grand format (25X30,5). Alfred Hitchcock en gros caractères. Juste en dessous, Filmographie complète. Une couverte illustrée par une image extraite d’une scène mythique des Oiseaux (The Birds, 1963) avec la pauvre Tippi Hedren attaquée par les fameux oiseaux du film éponyme. Au dos, le maître, avec entre les mains, le clap de tournage de Pyschose (Psycho, 1960). Encore sous blister, je décidais de le laisser tel quel, la surprise n’en serait que plus grande au moment de la découverte.

Et la surprise fut excellente ! Tous les films du maître y sont traités, de ses tout premiers dont il ne reste aucune copie, jusqu’aux plus connus, aucun n’est oublié. De plus, chaque film traité est illustré de nombreuses photos de tournage, des acteurs, de scènes marquantes et d’analyses. La plupart de ces nombreuses photos m’étaient inconnues, j’ai donc pris un pied monstre !

J’ai aussi particulièrement apprécié de revoir ou découvrir les affiches de ses films et plus encore des photos de ses différentes apparitions dans ses films. Petite anecdote, comme les spectateurs étaient parfois obnubilés à l’idée de débusquer ses apparitions, il finit par les faire en début de film afin qu’ils puissent ensuite se concentrer sur l’intrigue du film en question. Sacré Hitch !

Une chose qui m’a interpelé dans ce livre, c’est la notion de vertige. Bien sûr ça n’est pas un scoop, Hitchcock avait le vertige et il en a fait un des thèmes centraux de Sueurs froides (Vertigo, 1958), un de ses films les plus célèbres. On retrouve aussi plein de scènes dans ses films où les héros sont en situation d’affronter le vide. Comme on retrouve une foule de scènes avec des escaliers plus ou moins monumentaux, chose qui a également attiré mon attention ici.

Bref, j’arrête là mon bavardage, je pourrai encore continuer longtemps. Comme vous l’avez compris je pense, je me suis une fois de plus régalé à me replonger dans l’univers hitchcockien. Que Paul Duncan, l’auteur, et les éditions Taschen soient remerciés pour ce très, très, bel ouvrage que je ne saurai trop vous recommander.


ISBN 978 3 8365 2778 1
192 pages
2011

Sueurs froides
The Lodger
Rebecca
Psychose (vue d'en bas)
Psychose (vue d'en haut)
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