"Ce sont toujours les petits riens qui rouvrent les portes de l'oubli.
Les détails... Un rouge à lèvres évoque un sourire... Le sourire une
voix... Puis un visage...
Et d'un coup, Charlie comprend chez qui il vient de se réveiller juste avant de la trouver morte sur le sol du living."
Et d'un coup, Charlie comprend chez qui il vient de se réveiller juste avant de la trouver morte sur le sol du living."
Le fondu de l’âge d’or du cinéma que
je suis ne pouvait pas passer à côté de ce monumental roman graphique.
Dans une ambiance polar qui m’a
rappelé L.A. Confidential de James Ellroy, se croisent stars, starlettes, professionnels du cinéma, pourris
et les rôles sont parfois étonnamment interchangeables surtout en pleine chasse
aux sorcières.
Quand Charlie Parrish, scénariste
sur le déclin, se réveille dans une baignoire, il n’a plus beaucoup de
souvenirs de la veille. Ah si, des brumes de son esprit émerge le souvenir
d’une danseuse et d’une pipe dans un dressing ! Mais, quand dans la pièce
d’à côté, il découvre le cadavre de son amie Valérie Sommers, la star du studio
qui l’emploie, c’est la douche froide. Qu’a-t-il bien pu se passer ici la
veille ?
Comprenant qu’il pourrait
facilement se faire broyer par le studio, Charlie va tenter de remonter le fil
de cette funeste nuit…
Une histoire envoutante comme un
bon roman noir et difficile à lâcher qui rappelle la toute-puissance des
studios de l’époque sur leurs employés, stars ou simples gratte-papiers. A
travers certains personnages secondaires, on s’amusera de retrouver l’ombre de vedettes
de l’époque comme James Dean ou Montgomery Clift.
Une plongée en eaux troubles dans
cette usine à rêve qui peut très facilement transformer votre vie en cauchemar.
Fondu au noir…
Scénario : Ed Brubaker
Dessin : Sean Phillips
Couleur : Elizabeth Breitweiser
The End
ISBN 978 2 7560 9504 2
400 pages
2017
39,95€

