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dimanche 18 janvier 2015

Les gardiens du Louvre - Jirô Taniguchi



Le héros de cette histoire, un mangaka, se réveille fiévreux après sa première nuit à Paris. Paris où il fait escale afin de pouvoir découvrir des musées, notamment le Louvre dont on dit qu’il faut plusieurs jours pour le visiter vraiment. Malgré la fièvre, il décide de partir à la rencontre de ce lieu unique.

Après la découverte du bâtiment majestueux et sa désormais fameuse pyramide qui abrite une foule impressionnante, ces pas vont d’abord le conduire dans l’entresol de l’aile Denon. Là, entre magie de l’endroit, flottement et délire lié à la fièvre, il va y faire une étonnante rencontre avec une des représentantes de ceux qui se font appelés les gardiens du Louvre. 

« Nous nous trouvons dans les limbes oniriques de votre imagination. Une  dimension bien plus proche de la réalité que du rêve. C’est là que nous habitons nous autres. […]  Nous habitons le palais du Louvre. Nous sommes les gardiens du Louvre. » 

Des sous-sols aux combles en passant par la salle d’exposition de La Joconde de Léonard de Vinci, c’est une première journée aussi surprenante qu’enrichissante qui s’achève. Les jours suivants ne le seront pas moins.

De surprises en découverte, au gré de ses allers et venues au Louvre, le mangaka va faire de bien curieuses rencontres comme voyageant littéralement au cœur des œuvres et y rencontrant parfois leurs auteurs. Corot et son Souvenir de Mortefontaine. Un petit détour par Auvers-sur-Oise dans le Jardin de Daubigny si chère à Van Gogh. L’occasion de nous faire découvrir des artistes et leur travail. 

« La tête me tourne encore… La fièvre ranime les visions chimériques du Louvre… » 

Des rencontres forcément mémorables dont une avec un certain Saint-Exupéry en plein Paris de 1939 alors que les œuvres d’art sont expédiées hors de Paris pour échapper à l’invasion allemande. Un hommage mérité rendu à Jacques Jaujard et Pierre Shommer qui ont œuvré, parfois au péril de leur vie, pour préserver notre précieux patrimoine culturel.

Tout cela se conclut sur une ultime rencontre encore plus étrange, intime et inoubliable pour notre héros… 

« Ce qu’il t’a été donné de voir, c’est un requiem pour les esprits logés en chaque choses. » 

Une bande dessinée magnifique, illuminée par les dessins aux couleurs tendres du grand Taniguchi, au trait toujours aussi fin et délicat, trait qu’il adapte avec talent au travail des artistes évoqués. En dépit de ce superbe résultat et de la pointe de fantastique fidèles à son univers, il m’a manqué un peu de profondeur pour être totalement embarqué et séduit.

Sans doute une petite impression de catalogue et sans doute aussi cette impression, une fois de plus chez Taniguchi, qu’il y a les œuvres qui ont germés longuement en lui avant de s’épanouir totalement et celles qui sont des œuvres de commande et donc un peu moins abouties en dépit de leurs indéniables qualités graphiques. 

« Le Louvre, étrange dédale, ce palais est peuplés de gardiens » que je vous souhaite de rencontrer au hasard de votre visite…





ISBN 978 2 7548 1015 9
160 pages
2014
20€
 

jeudi 17 octobre 2013

Furari

Jirô Taniguchi

Casterman Écritures
ISBN 978 2 203 04891 1
211 pages
2011 / 2012

(Emprunté à la médiathèque)

 

Mes impressions: 

Au gré du vent, Furari en japonais, le héros de ce manga, géomètre et cartographe, procède à toutes sortes de mesures afin d’établir la première carte moderne du Japon.  Nous l’accompagnons donc au gré de ses comptages de pas, de ses calculs, ses promenades, ses rencontres et ses émerveillements, un peu comme dans un autre manga de Taniguchi, L’homme qui marche.

Inspiré par un personnage ayant existé, ce récit n’a pas eu pour moi ni la magie ni la force du précédent. Autant, j’avais été transporté par L’homme qui marche, autant là, j’ai survolé le tout sans la moindre empathie, sans le moindre début d’intérêt. Le trait de Taniguchi reste convaincant et d’une grande qualité mais l’histoire ne m’a pas du tout accroché. Sans doute une décevante impression de redondance… 

Furari, je passe mon chemin vers d’autres Taniguchi

*

Citation:

"La pluie tombe. Le vent souffle. Le soleil monte dans le ciel. Les fleurs s'ouvrent.
Aux fleurs, aux arbres... ...au cours d'eau aussi... ...à chacune des saisons... ...la pluie apporte un parfum particulier." 
 

samedi 5 octobre 2013

Sky Hawk

Jirô Taniguchi

sakka
ISBN 978 2 203 02617 9
287 pages
2002/2009

(Emprunté à la médiathèque)


Mes impressions: 

Ma première visite à la toute nouvelle médiathèque de ma ville fut vraiment fructueuse. Après m’avoir permis de découvrir le travail de Chabouté à travers ses Fables Amères et le Dieu vivant de Comès que je n’avais pas lu, je suis tombé sur un Taniguchi qui m’était totalement inconnu. Bien qu’il traite d’un univers que je n’apprécie que peu, le western, (overdose que je dois à La Dernière Séance de M. Eddy quand j’étais gamin !!...) je me suis laissé tenter.

Deux samouraïs, Hikosaburô et Manzô, vivent dans les montagnes du Wyoming. Un jour, l’un d’eux vient en aide à Running Deer, une indienne qui vient de mettre un enfant au monde, seule, dans les fourrés. Il décide de la conduire dans la cabane qu’il habite. Tout se complique quand deux hommes à la recherche de l’indienne débarquent, avec l’intention de la retrouver, elle et surtout l’or qu’elle leur aurait volé. Tout aurait pu très mal tourner sans l’intervention d’un groupe d’indien Oglala avec à sa tête un certain Crazy Horse. Nos deux samouraïs vont devenir Sky Hawk et Winds Wolf…

Voilà pour le point de départ d’une histoire d’une grande richesse qui mêle petite et grande histoire, réalité et fiction, personnages ayant existés et protagonistes inventés de toute part. A partir de faits réels, les premiers migrants japonais parti de Yokohama pour San Francisco, l’auteur nous livre un récit d’une grande richesse grâce notamment au mélange entre les deux cultures, japonaises et indiennes et surtout grâce à des valeurs communes comme l’honnêteté et la loyauté ou encore le respect des traditions. C’est toujours très finement amené sans alourdir la trame principale. On en apprend également beaucoup sur l’histoire des indiens et leur affrontement avec les troupes américaines et leurs fameuses tuniques bleues. La vérité historique n’est jamais bien loin, l’ensemble est rythmé, sans temps mort. Amitiés virils, amours impossibles, drames, combats, rancunes et vengeances, tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un excellent moment. Et pourtant, comme je vous le disais en préambule, ce n’était pas gagné d’avance.

Plus que le destin d’un seul homme, c’est le destin de tout un peuple qui nous est ici évoqué.

Un excellent moment donc car même si ce n’est pas du grand Taniguchi, c’est du très bon Taniguchi.



Winds Wolf & Sky Hawk

Citations:

"- Demain, on part à la chasse au bison. tu viens avec nous, Hiko ?
- Le bison ?
- Oui. Le bison, c'est tout pour nous. Sa viande, ses os, sa peau. Sans lui, on ne pourrait pas survivre. Notre terre mère...nous en a fait don comme notre principale nourriture."

"Pour nous, les Black Hills sont un lieu hors du commun. Avec des lacs transparents dont on entend chanter les eaux. Des vallées où l'on peut se réfugier pour se protéger des tempêtes. Où poussent les arbres qui serviront à construire nos tipis, et les plantes qui nous soignent. Si nous perdions cette terre sacrée, ce serait une catastrophe. Nous perdrions ce qui nous guide sur le chemin de la vie."

***

mercredi 17 juillet 2013

Terre de rêves

Jirô Taniguchi

Casterman Écritures
ISBN 978 2 2 203 39619 7
175 pages
1992 / 2005

(Lecture partagée avec Cristina)







Quatrième de couverture:

"Revenir vivant. Voilà le seul cadeau que je pouvais ramener à ma femme
pour me laisser réaliser mon rêve." 

Mes impressions: 

Ce manga regroupe cinq histoires de Jirô Taniguchi prépubliées au Japon à différentes périodes dans le magazine Big Comic. Les quatre premières sont liées, la dernière est totalement indépendante.

"Il y avait là-bas un large espace au bord de la rivière…"

Cette phrase sert d’introduction et de conclusion à la première histoire intitulée Avoir un chien. Il y est question de la fin de vie du chien d’un jeune couple. Leur compagnon de près de quinze ans est sur le point de les quitter mais semble résister comme pour retarder un peu l’échéance fatale et profiter encore un peu de la prévenance et de l’amour de ses maitres. Ces multiples attentions envers ce chien à l’agonie peuvent bien sûr sembler excessives mais sans enfant, le couple semble avoir reporté son amour sur leur animal domestique. Tendresse, émotion, tristesse, compassion, baignent l’ambiance générale et les amoureux des animaux s’y retrouveront sans aucun doute.

Un an plus tard, la douleur de la perte toujours vive, une voisine va plus ou moins leur forcer la main et leur donner une chatte. Petite détail qu’ils vont rapidement découvrir, elle attend des chatons. Et maintenant…un chat raconte les péripéties liées à l’arrivée du matou puis de ses petits.

Dans Vue du jardin, c’est plutôt de leur nouveau quotidien de propriétaires de chats dont il est question et de la difficulté de se séparer d’un chaton qu’on a vu naitre et dont on a accompagné les premiers jours sur terre.  Douceur, calme, tendresse et sérénité sont toujours de la partie. 

Quelques jours à trois voit l’arrivée inopinée de leur nièce dans leur vie, un aperçu de ce que pourrait être leur quotidien de parents. Les regrets, s’ils ne sont pas clairement exprimés, semblent indéniablement latents…

Univers et personnages radicalement différents pour La Terre de la promesse. Un père de famille qui a failli parvenir, à cent cinquante mètres près, à l’ascension hivernale de la face sud de l’Annapurna est titillé par l’envie de recommencer afin de ne pas rester sur cet échec et ce sentiment de frustration, d’inachevé. Sa rencontre rêvée ou réelle avec une panthère des neiges sera décisive à plusieurs reprises. L’animal semble être l’unique lien avec les autres histoires du recueil.  De plus, le titre Terre de rêves semble découler de cette partie.

En effet, je me suis demandé en quoi les premières histoires reflétaient cette Terre de rêves annoncée, je cherche encore… Même si une fois de plus Taniguchi fait du bon boulot, nous touche et nous émeut, l’ensemble a incontestablement un côté bancal. Une impression d’opportunisme de la part de l’éditeur à regrouper ces histoires et à donner à l’ensemble un titre plein de promesses qui ne sont, à mon sens, pas tenues. La quatrième de couverture ne fait que me conforter dans ce ressenti.

Terre de rêves…ou presque !

jeudi 11 juillet 2013

Les Enquêtes du Limier - 1 - Chien d'aveugle

Jirô Taniguchi
Itsura Inami

Casterman
ISBN 978 2 203 06311 2
240 pages
2011/2013

(Lecture partagée avec Cristina)


Mes impressions: 

D’un naturel peu disert, Taku Ryûmon, vit dans une immense propriété héritée de son grand-père, au cœur des montagnes japonaises, avec pour seul compagnon son chien Joe. Pour gagner sa vie, Taku exerce un métier bien particulier. Il est détective privé, spécialisé dans la recherche des chiens de chasse égarés. Et il ne déroge jamais à sa règle, uniquement des chiens de chasse.

Pourtant une affaire va le conduire à changer d’avis. Sous son allure de beau baroudeur taciturne, l’homme cache un cœur sensible. Quand l’animal disparu s’avère être le chien guide d’une jeune fille non voyante, il va faire fi de ses principes et s’employer à rendre son compagnon à la demoiselle désœuvrée.

Si recherches, investigations et filatures sont au rendez-vous de ce manga, le plus important est ailleurs, dans l’aspect humain. On découvre avec intérêt la formation et l’importance du travail d’accompagnement des chiens guides d’aveugle dans le quotidien de ces personnes. L’ensemble, particulièrement bien amené, nous interpelle, nous touche et nous en apprend beaucoup sur le sujet sans jamais être didactique.

Si le grand Taniguchi, inspiré ici d’un récit d’Itsura Inami, se montre moins poétique et nous émerveille moins que dans ses œuvres plus personnelles, ce manga n’en demeure pas moins un très bon moment de lecture, prenant, bienveillant et débordant d’humanité.

Les Enquêtes du limier, Chien d’aveugle, vous allez en prendre plein les yeux et plein le cœur…


  ๑ ๑


Citation:

"Au fur et à mesure du dressage...jour après jour...on voit Yûko devenir de plus en plus souriante... On la sent totalement heureuse de marcher, dehors avec son chien. En voyant ça, cela m'a donné une grosse envie de mieux connaître le labrador retriever. J'ignorais qu'un chien pouvait évoluer dans un tel environnement.
- Je n'avais jamais vu Yûko...épanouie comme cela. Pour les non-voyants, leur chien guide...n'est pas seulement un chien. C'est un ami...un partenaire de vie...c'est la moitié d'eux-même. En exagérant à peine...on peut dire que c'est leur lumière." 

  ๑ ๑

samedi 29 juin 2013

Quartier Lointain - L'intégrale

Jirô Taniguchi
Adaptation de Frédéric Boilet

Casterman
ISBN 978 2 203 03036 7
406 pages
1998 / 2010

(Acheté sur Priceminister)


Mes impressions: 

Il y a des jours comme ça où rien ne se déroule vraiment comme prévu. Hiroshi, bon père de famille de quarante-huit ans va en faire l’étrange expérience. Alors qu’il pensait être dans le train pour Tôkyô, il se dirige en fait vers Kurayoshi, sa ville natale, sans bien comprendre comment il a pu se tromper. L’abus d’alcool de la veille semble être l’explication la plus plausible. Les souvenirs remontent à la surface, son passé, ses jeunes années, sa mère. Sans l’avoir vraiment voulu encore, il se retrouve dans le cimetière du temple Genzen où repose sa mère. « Pas un souffle de vent… Pas le moindre chant d’oiseau… Ça m’a tout de même paru étrange. Le temps semblait suspendu… » Le temps d’un battement d’ailes de papillon, mille et une questions affleurent. Sa mère a-t-elle été heureuse ? Qu’est devenu son père après s’être volatilisé sans la moindre explication ? Tout se bouscule dans son esprit confus... Une légère brise qui fait bruisser les feuilles des arbres, une sensation singulière, inexplicable et Hiroshi se retrouve propulsé dans son corps d’adolescent de quatorze ans.

Retour inopiné vers le passé, dans le quartier de sa jeunesse, mais en ayant toute conscience de l’invraisemblance, de l’impossibilité de la chose. Comment expliquer l’inexplicable ?...  Le bonheur de retrouver des personnes disparues est douloureusement atténué par le fait de savoir qu’on finira par les perdre à nouveau. A moins que ? Et si le passé pouvait être modifié ?  Recommencer sa vie en sachant tout ce que l’on sait est un fantasme assez répandu, fantasme devenu réalité pour Hiroshi. Changer le cours des choses. Revivre ses premiers flirts. Empêcher son père de disparaître ou au moins en comprendre les raisons...

Finesse du trait, noir et blanc parfait, nuances de gris étrangement lumineuses, finesse des sentiments, psychologie des personnages parfaitement maitrisée, nuance des sentiments exprimés et des expressions des visages à aucun moment figées ou monolithiques. Avec ce Quartier Lointain,  Jirô Tanigushi est au meilleur de sa forme, au sommet de son art.

Malgré son épaisseur et son poids, ce roman graphique ou ce manga, peu importe, nous emporte et nous transporte, avec la légèreté d’un battement d’ailes de papillon…

 
 

Extraits:

"Toute la tristesse...toute la solitude du monde étaient dans son étreinte. Une femme en larmes... Sa poitrine amaigrie pressée contre la mienne... Dieu que c'était douloureux ! Doucement...je l'ai prise dans mes bras..."

"Non mais ça va pas la tête !?! Tu vois Tomoko en maillot de bain, et tu perds tous tes moyens ? Derrière ma raison d'homme de 48 ans...il y avait un autre moi-même, qui espérait quelque chose... Continuer une relation de rêve avec Tomoko... Aller plus loin...La réalité, celle de l'adulte que j'étais, semblait s'effacer, comme s'effacent les souvenirs lointains. Je ne retrouverai sans doute jamais le monde d'où je viens..."

 

lundi 10 juin 2013

Le Journal de mon père

Jirô Taniguchi

Casterman Écritures
ISBN 978 2 203 39609 8
277 pages
1995

(Lecture partagée avec Cristina)


Quatrième de couverture:

Moi qui n'étais pas revenu dans ma ville natale depuis plus de dix ans, 
je découvrais peu à peu des facettes de mon père qui m'étaient inconnues. 
Je prenais conscience du fossé que j'avais creusé pour échapper 
à tout dialogue avec lui.


Mes impressions: 

Un rai de lumière sur le plancher d’un salon de coiffure, un enfant qui joue, réchauffé par les rayons du soleil d’un après-midi de printemps. Une douce réminiscence de l’enfance, le premier d’une longue série de souvenirs entre douceur et aigreur.



Yoichi vient de perdre son père. C’est le cœur gros, qu’il retourne à Tottori, sa ville natale quittée il y a bien longtemps déjà. L’occasion pour lui de refaire le voyage inverse, de repenser à son passé, le passé de ses parents, les douleurs, les séparations, les drames, son enfance, sa vie…



L’occasion aussi de parler de son père avec les membres de sa famille, ses oncles, sa sœur et de finalement mieux comprendre qui était réellement cet homme. On connait parfois bien mal les gens qui nous sont les plus proches. Parfois aussi parce qu’on s’évertue à bien mal les connaitre, engoncés que nous sommes dans nos certitudes.

Tout le talent de Taniguchi est de brillamment traduire les sentiments de ses personnages, la complexité de leurs émotions et de leur personnalité. Il y parvient notamment à travers des dialogues aussi réalistes qu’authentiques, du concentré de pertinence et de sensibilité. La finesse de sa perception va de pair avec la finesse de son trait. Un trait qui, selon moi, donne parfois un aspect gravure à son travail, particulièrement dans les représentations de paysages.

Le journal de mon père, un concluant regard en arrière… 

 

       


Citations: 

"Je ne savais pas... Je n'ai rien su. Je ne savais rien ni de mon père... ni de ma mère...ni de ma famille. Si je pouvais...aujourd'hui, j'aimerais parler avec mon père."
"- Holà, tu entends. On dirait qu'il ronchonne. C'est parce que le saké est vivant. Le saké, c'est comme l'homme. Il faut bien s'en occuper pour avoir de bons résultats.

Les mots que m'avaient dits ce jour-là mon oncle sont restés gravés dans ma mémoire."

Ici, l'avis de Cristie
Et là, l'avis de Cristina
 
  
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