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lundi 12 janvier 2015

Little Tulip - Boucq & Charyn



Moscou, 1947. Emprisonné à l’âge de sept ans avec ses parents, un couple d’immigrés américains, sous un prétexte plus ou moins fallacieux, le petit Paul découvre l’enfer du goulag. Se battre pour survivre ou mourir. C’est son talent pour le dessin, encouragé dès son plus jeune âge par un père artiste, qui va lui permettre de survivre dans cet univers de violence et de mort régi par de redoutables codes. Un don qu’il va exprimer à travers le tatouage, art particulièrement apprécié en ces lieux. C’est là-bas qu’il va devenir « Litlle Tulip ».

New York, 1970. Paul collabore régulièrement avec la Police qu’il aide à retrouver des suspects dans d’horribles affaires de meurtres. Comment ? Grâce à un don. Non content d’être un tatoueur de talent, Paul arrive à se mettre en empathie avec les survivants et à visualiser leurs agresseurs afin d’en faire des portraits robots à la ressemblance saisissante. Comment expliquer ce don ? Sans doute parce que Paul est, lui aussi, un survivant…

Pourtant, dans la vague de meurtres qui frappe New York, Paul a du mal à y voir clair. Qui peut bien se cacher derrière « Bad Santa », ce serial killer sanguinaire qui s’attaque aux femmes seules, les traits masqués par un bonnet de Santa Claus ?

Après Bouche du diable et La Femme du magicien, Boucq et Charyn sont à nouveau réunis pour nous livrer cet incroyable thriller qui prend racine dans la Russie de Staline et se poursuit dans le New York des seventies. Les allers-retours entre présent et passé n’alourdissent jamais le récit, bien au contraire. Tout se fait dans une parfaite fluidité grâce au dessin parfaitement maitrisé de François Boucq et au scénario rythmé de Jérôme Charyn agrémenté d’une petite touche de fantastique.

Sombre et violent mais surtout redoutablement efficace, Little Tulip, une histoire qui vous prend aux tripes !

"Le dessin est un art qui consiste à essayer de donner forme à l'invisible..." 

   
Un grand merci à Babelio et aux Éditions Le Lombard pour cette magnifique découverte 
reçue dans le cadre du Club des Chroniqueurs Signé. 
 Retrouvez sur le blog de Babelio l'entretien du directeur éditorial des éditions du Lombard.

ISBN 978 2 8036 34170
88 pages
  2014 
16€45
L'avis de Potzina !

samedi 5 avril 2014

La Femme du magicien - Boucq et Charyn




Un lien étrange les unit. Sans elle, il n’est rien. Sans lui, elle est n’est plus vraiment elle-même. Mais qui est-elle vraiment La Femme du magicien ?

Il l’a connu enfant, fille de la domestique de la demeure familiale, un étrange manoir victorien, où de drôles de choses se passent. Il a d’abord séduit la mère. Pour avoir la fille ? Il a eu la fille, en a fait sa muse, son assistante, sa femme. La mère, usée, flétrie, détruite, endosse finalement le rôle d’habilleuse de ce bien étrange trio, rôle qui lui permet de rester auprès des deux personnes qu’elle aime le plus au monde. Un monde que la magie leur fait parcourir. Jusqu’au jour où un drame va tout changer…

François Boucq au dessin et Jérôme Charyn au scénario nous livrent une histoire sombre, désenchantée, faite de magie, de surnaturel, mais aussi d’humiliations et de meurtres où la noirceur des sentiments semble parfois encore plus terrible que la violence des actes.

De Saratoga Spring aux contre-allées mal famées de Central Park, en passant par Moscou, Londres et Munich, entre rêve, réalité ou fantasmes, c’est désormais à votre tour de chercher à démêler le faux du vrai…
 

"Vous savez bien que les gens ne sont pas semblables à l'image qu'ils donnent d'eux...
Beaucoup ignorent tout de leur propre mystère." 


Un grand merci à Babelio et aux Éditions Le Lombard pour cette étonnante découverte 
reçue dans le cadre du Club des Chroniqueurs Signé.




Alfred du meilleur album au festival d’Angoulême 1986

ISBN 978 2 8036 3215 2
88 pages
1986 / 2014
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