dimanche 22 avril 2018

Hitch et moi - Evan Hunter dit Ed McBain


"- Messieurs, commença-t-il, voilà comment nous annoncerons la sortie du film. Vous êtes prêts ?
Il y eut un moment de silence et de suspense - le maître allait parler. Hitchcock leva les bras en l'air et, écartant les mains, s'écria : "Les Oiseaux va sortir !"
C'était un coup de génie : un slogan apparemment bancal sur le plan grammatical, qui alliait humour et suspense."


Il est de notoriété public qu’Hitchcock pouvait se montrer très empressant avec ses actrices. Son comportement virant parfois carrément à l’obsession. Demandez à Tippi Hedren ! 

Ed McBain, qui n’est encore à l’époque qu’Evan Hunter et pas l’auteur de polars reconnu qu’il deviendra plus tard, va travailler avec lui en tant que scénariste et nous narre ici son expérience édifiante.

Si sa collaboration au scénario des Oiseaux, librement inspiré de la nouvelle de Daphné du Maurier  ira à son terme, il n’en sera pas de même avec Pas de printemps pour Marnie. 

Hunter considère que la scène du viol de Marnie (Tippi Hedren) par son futur mari Mark Rutland (Sean Connery) n’est pas adaptée. Il fait part de son désaccord au maître, lui proposant même une seconde version. Las, cette scène est LA raison pour laquelle Hitchcock a voulu tourner ce film ! Le scénariste apprend alors, par un tiers bien entendu, qu’il ne fait plus partie de l’aventure…

Un récit qui, s’il ne rend pas le maître éminemment sympathique, a le mérite d’apporter un éclairage concret et riche d’enseignement sur la personnalité, trouble, d’un créateur de génie. Une plongée fascinante dans les arcanes de la création du maître du suspense et de son esprit pour le moins…tourmenté !

  Ramsay 
ISBN 284 114 817 3
237 pages
2006
16,90€
 

dimanche 15 avril 2018

Le Fruit de ma colère - Mehdy Brunet




"La lame du bistouri pénètre à nouveau sa chair, mais dans son cou cette fois, juste en dessous de l’oreille, puis parcourt le chemin nécessaire pour arriver jusqu’à l’autre côté en sectionnant tout sur son passage.
Des jets de sang souillent le sol, tandis que les plaintes s’arrêtent pour laisser place à d’infâmes gargouillis."

C’est un peu désabusé que l’on retrouve Josey Kowalski. Après ce qu’il a traversé dans Sans raison, premier roman de Mehdy Brunet, on peut le comprendre. Sachez en tout cas que cet opus peut très bien se découvrir sans avoir lu le précédent.

Quand Paul Ackerman vient lui demander de l’aider à retrouver son frère, Kowalski n’hésite pas une seconde à venir en aide à son ami. La course contre la montre ne fait que commencer.

Parallèlement, on suit l’enfer, et le mot n’est pas trop fort, que vit Éric, le frère disparu. Enfermé dans les caves d’un château avec une bande d’amazones guerrières pour geôliers, il ignore comme nous ce que ses compagnons d’infortune et lui ont bien pu faire pour subir l’ire et les terribles châtiments de ces tortionnaires. Et surtout, qui peut bien être à l’origine de toute cette barbarie ?

De la région parisienne au bordelais en passant par la Bretagne et l’Irlande, une quête haletante dans les méandres de la folie humaine. 

Le Fruit de ma colère ou quand les horreurs du passé engendrent d’effroyables vengeances de femmes…


 

Mon avis sur Sans raison.
ISBN 978 2 37258 040 3
230 pages
2018
9,99€
(Livre reçu en service de presse)
 

dimanche 8 avril 2018

Passager 23 - Sebastian Fitzek


« Love exciting and new
Come aboard, we’re expecting you… »

Houlà, je me suis trompé de tour-opérateur je crois ! La croisière ne s’amuse pas vraiment ici… 

Passager 23, l’histoire du passager numéro 23 d’une croisière ? Pas du tout !

Un passager 23, c’est un passager qui disparait pendant une croisière. Oui, ça arrive et même très souvent selon les chiffres. Mais les chiffres sont évidemment cachés. Cachés par compagnies maritimes, cachés pas les agences de voyages. On peut le comprendre… Ces passagers disparaitraient la plupart du temps de leur propre chef. Mais les autres ?...

Embarquement immédiat à bord du Sultan, un de ces énormes, que dis-je, monstrueux bateaux de croisière, sorte de ville sur l’eau, lieu totalement isolé au milieu de l’océan, sorte de palace flottant, pour ne pas dire de cimetière…

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire. Sachez seulement que Sebastian Fitzek réussit une fois de plus un thriller totalement addictif, impossible à lâcher tant on veut connaitre l’issue de ce cauchemar que l’on traverse quasiment en apnée. Et je m’y connais…

Vous voilà prévenus ! Accrochez vos ceintures, oubliez le train-train de la croisière, le rythme est tellement haletant, qu’on a davantage l’impression de se trouver sur un hors-bord lancé sur l’eau et en touchant à peine la surface ! Les rebondissements jaillissent à toute allure et tous moments. Entre mensonges et faux-semblants, les personnages ne sont jamais vraiment ce qu’ils semblent être au premier abord… 

Passager 23, une croisière à plein gaz, en pleine tempête, sur un grand 8 émotionnel, pour un plaisir de lecture maximum !!

Vous allez avoir cette chanson toute la journée dans la tête,
ne me remerciez pas ! ^^


Merci à Babelio et aux Éditions de L'Archipel !

L'avis de Delph la Bibliovore.
Mes avis sur Thérapie et Ne les crois pas.
ISBN 978 2 8098 2393 6
413 pages
2018
23€
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