samedi 26 septembre 2020

Le Juke-box du samedi - Der Kommissar - Falco

 

 

Johann Hölzel, de son nom de scène Falco, est un artiste autrichien qui a relevé deux défis. D’une part, il est considéré comme le premier rappeur blanc. D’autre part, il est le premier chanteur en langue allemande à se hisser à la première place du billboard américain avec son titre « Rock me Amadeus » en 1986.

« Der Kommissar » est son premier succès international qui a peut-être marqué votre esprit. Pour ma part, les premières notes me replongent à la fin de mon enfance, plus exactement dans les « années collège ». Ce morceau est passé à la radio pendant toute la décennie 1980 pour notre plus grand plaisir, ou pas !

Malheureusement, Falco nous a quitté en 1998, la faute à un accident de la route. Il avait 40 ans mais il est toujours vivant dans nos souvenirs adolescents…

 

"Drah' di net um, oh oh oh
Schau, schau, der Kommissar geht um, oh oh oh
Er wird di anschauen
Und du weißt…"

 

 Falco, Der Kommissar (1982)

 

samedi 19 septembre 2020

Le Juke-box du samedi - More than meets the eye - Yodelice

 


Mes années collège ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, c’est le moins qu’on puisse dire. Pourtant, en cours d’anglais, je me souviens avoir gouté avec délectation les expressions anglaises. « More than meets the eye » en est une qui signifie « Bien plus qu’il n’y parait ». C’est le titre de ce morceau de Yodelice. Maxime Nucci a vécu en Angleterre, les subtilités de la langue de Shakespeare n’ont donc plus de secret pour lui.

« More than meets the eyes » est un morceau pêchu, entre Rock et Pop qui se laisse écouter. Maxime Nucci, est un auteur-compositeur-interprète qui se laisse regarder : Dame Nature l’a particulièrement gâté. Quant au clip, on ne peut pas passer à côté du clin d’œil au film de Stanley Kubrick « Orange Mécanique ». Le tout forme un univers intéressant.

Comme dirait un habitant de Gilead : « Sous son œil » !

 

Yodelice, More than meets the eye (2010) 

 

samedi 12 septembre 2020

Le Juke-box du samedi - Le Large [Françoise Hardy]


C’est tout le talent de Françoise Hardy que de nous dire avec des mots simples des choses profondes. C’est avec une humilité sans pareille que Françoise Hardy envisage, déjà, de prendre « le large ». J’espère qu’elle prendra le temps d’admirer le paysage. J’espère qu’elle a le pied marin pour accomplir ce voyage. Par-delà l’horizon, par-delà les embruns, je lui souhaite le meilleur accostage !

Françoise Hardy va laisser derrière elle un incroyable héritage dont nous sommes tous un peu les légataires. Cette chanson est plus qu’un adieu, c’est un testament. En toute sérénité, en virtuose des mots, cette grande dame de la chanson nous fait ses adieux. C’est elle qui prend le large mais c’est moi qui ai des frissons !

Françoise Hardy, Le Large (2018)

 

samedi 5 septembre 2020

Le Juke-box du samedi - Battez vous [Brigitte]

 


Brigitte, c’est l’instant douceur, l’onde sensuelle, la langueur assumée. Brigitte, c’est à la fois la femme fragile qui cherche un protecteur et la sirène maléfique fourvoyant les marins. Même si Brigitte, est un duo 100% féminin, n’est-elle pas un peu rétro, un peu rétrograde ? Brigitte fait-elle fi des avancées de la cause des femmes ? Brigitte cherche-t-elle à provoquer les féministes, les chiennes de garde, les Femens ? Donne-t-elle simplement dans le second degré ? Je n’en sais foutre rien mais, personnellement, je me délecte de leur voix de velours, de leur mélodie lancinante, de leur cri de louve affamée :

« Je rêve d'un king, de kidnapping
De quitter mon pauvre living
Je veux du swing et des bling-bling
Et que le meilleur gagne sur le ring »

Je sais bien que derrière Brigitte se cachent Aurélie et Sylvie. Même si leur chant me trouble, j’ai bien vu qu’elles étaient deux… Même si j’ai cru un moment que c’était sous l’effet de l’ivresse. Je crois bien que derrière Brigitte se cache une Emma Bovary des temps modernes… Sans sourciller, je réponds à leur injonction : quelque soit leur nom, je me battrai pour elles !

Brigitte, Battez vous (2010)

 

samedi 29 août 2020

Le Juke-box du samedi - Somebody I used to know [ Gotye ]

 


C’est une chanson sur la rupture. C’est une chanson sur la fin d’un amour. C’est aussi une chanson sur la métamorphose. Comment Gotye est-il né ? Le petit flamand Wouter s’est installé en Australie et il est devenu Walter en anglais, la langue parlée dans sa nouvelle patrie. Puis, pour la postérité il est devenu Gauthier, en français, la langue utilisée par sa maman comme une marque d’affection. Dommage que cet auteur-compositeur-interprète ait reconnu un plagiat sur ce titre, car je l’écoute avec plaisir encore aujourd’hui.

Gotye, Somebody I used to know (2011)

 

mercredi 26 août 2020

Les Couloirs Démoniaques - Jean-Marc Dhainaut

"L'endroit était chaleureux, rustique, empreint de l'âme bretonne que reflétait la musique celtique diffusée en sourdine. Nulle autre table autour d'eux n'aurait osé imaginer que ressurgirait bientôt la mémoire d'un passé tourmenté. Non pas à la manière d'une légende, mais d'une réalité capable de faire taire tous les esprits errants de Bretagne et d'ailleurs, pour le peu qu'il leur soit donné l'occasion de l'entendre."

Après une précédente enquête éprouvante dans Les galeries Hurlantes, Alan Lambin a raccroché sa tenue d’enquêteur du paranormal. 15 années ont passé, il mène désormais une vie de couple paisible aux côtés de sa fidèle collaboratrice Mina Arletti.

Quand son ami Paul Belvague vient lui raconter les effroyables suicides qui ont entrainé la fermeture du Foyer des Galibots, maison de retraite totalement désaffectée depuis, il ne compte toujours pas reprendre du service. Mais sur l’insistance de ses proches, il se laisse convaincre d’emprunter Les Couloirs démoniaques pour une ultime enquête…

Morts sanglantes, phénomènes étranges, fantômes du passé, moments de tension paroxystiques, humour et émotion, avec en prime quelques règlements de compte avec l’ennemi de toujours, l’arrogant charlatan Erwan Diwen, tout est réuni pour passer un ultime bon moment. Mais quelque chose me dit que la relève, jeune, belle et intelligente, n’est pas loin d’être assurée.

Envie d’en savoir plus ? Une seule solution, allez faire un tour à vos risques et périls dans Les Couloirs démoniaques

 


Les autres avis sur les romans de Jean-Marc Dhainaut sur le blog en cliquant ICI !

 

ISBN 9782372580724
256 pages
2020
9,99€
(Livre reçu en service de presse)
 

samedi 22 août 2020

Le Juke-box du samedi - Narcotic [ Liquido ]

 

 

Liquido est un groupe allemand qui a connu le succès en 1998 avec « Narcotic ». 1998, c’est l’année de la coupe du monde de foot, la France qui gagne, la France « Black, blanc, beur », tout ça…1998, c’est aussi la pire année de ma vie. De vilaines mésaventures eurent sur moi des conséquences en cascades, des répercussions dévastatrices, des cicatrices béantes que je lèche encore aujourd’hui, tapi au fond des bois tel un ours blessé… 1998, c’est l’année « Liquide », l’année « Narcotic », l’année de trop…

Liquido, Narcotic ( 1998)

 

jeudi 20 août 2020

DVD - 2040 - Damon Gameau (2020)

2020 – 2040. L’intensité des catastrophes naturelles ne va faire qu’augmenter ces 20 prochaines années.

Damon Gameau, australien, papa d’une petite Velvet de 4 ans, est inquiet pour l’avenir de la planète et par ricochet pour celui de sa fille. Il décide donc de se consacrer à un exercice d’imagination basé sur des faits.

Montrer ce qui existe aujourd’hui et qu’il est possible de développer pour pouvoir véritablement envisager un avenir meilleur.

Il part à la rencontre de la génération qui va partager l’avenir de sa fille, nous montre ses rêves, ses envies et ses craintes.

Le dérèglement climatique, la fonte glaciaire, les émissions de carbone, la pollution des océans ne sont pas une fatalité. Des solutions existent, souvent créatrices d’emplois, comme ces installations énergétiques au Bangladesh à base de panneaux solaires et batteries qui permettent un partage d’énergie entre les habitants de villages et qui en plus tissent du lien social.

En 2040, il pourrait y avoir 1 milliard de voitures supplémentaires ! Comme on consomme désormais des contenus à la demande, musique, vidéos, on doit maintenant envisager le partage de véhicules. Certains arriveront-ils à oublier le marqueur social que représente la possession de sa voiture, sa marque, sa puissance ? Je suis un peu dubitatif sur le sujet…

À partir d’exemples concrets, de solutions viables et de schématisations aussi ludiques que pertinentes, Damon Gameau réussit brillamment son exposé.

De plus, il invite à se méfier des sites d’intox financés par des grands groupes qui fleurissent sur le net et des dérives de l’agriculture industrielle, pollution, maladies, obésité…

Dans sa version française, ce film bénéficie de la voix du comédien Kyan Khojandi (Bref.) dont on retrouve une interview dans les bonus dans lesquels coexiste également la genèse du film par son auteur Damon Gameau également à l’origine du documentaire Sugarland.

En parallèle à ce documentaire, Damon Gameau a aussi écrit un livre d’accompagnement disponible ici : https://amzn.to/3kvcC0v

N’hésitez pas non plus à faire un tour sur Cinetrafic consulter les meilleurs films à sortir en 2021 et le cinéma à voir à tout prix avant 2040 !

 

Si comme moi l’avenir de notre planète vous inquiète mais que vous n’êtes pas à la pointe de ce qu’il est encore possible de faire, ce documentaire est fait pour vous.

 

« Et vous, à quoi ressemblera votre 2040 ? »

www.whatsyour2040.com

 

 

Un film L'Atelier d'Images

"En VOD depuis le 26 mai et en DVD depuis le 07 juillet"

Le site internet et le Facebook de l'éditeur

 

Merci à Cinetrafic et L'Atelier d'Images !

2040

Damon Gadeau 

(2020)

dimanche 16 août 2020

DVD - Revenir - Jessica Palud (2020)

 

Dès l’ouverture, on sonne les trois coups, le rideau peut se lever.

Les coups se révèlent finalement être dus à un gamin qui lance son ballon sur les parois d’un hangar agricole. Le père du gamin n’est plus. L’oncle incarné par Niels Schneider rentre au bercail après 12 ans d’absence. Le retour du fils prodigue ? Pas si sûr.

Drame du monde paysan, on est chez des taiseux, on fronce les yeux, on parle peu. Mais on transpire beaucoup. Comme dans le vieux sud cher à Tennessee Williams. La moiteur ambiante ou sa lourdeur plutôt. On a le cheveu qui colle au front, presque un peu gras.

La mère est mourante. Le père en colère. La belle-fille débordée, même un peu négligée face à son beau-frère. Et pourtant, il y a des regards qui ne trompent pas. Ils vont finir ensemble ces deux-là. Un semblant de reconstruction de cellule familiale ? Mais qu’ils allaient faire ça dans la boue, je ne l’avais pas vu venir.

Les paysans, en plus d’être mal fagotés, auraient-ils tous le cheveu gras, la peau huileuse et pour habitude de forniquer dans la boue ? Comme des pourceaux ? Allez savoir… Mais c’est sans doute la représentation que s’en fait la réalisatrice Jessica Palud.

Palud signifie marécage en vieux français. Sans doute une explication à son goût pour l’élément liquide, l’humidité, la transpiration, la boue, la fange, la faïence sale de la salle de bain… N’oubliez pas, on est chez des pourceaux !

Tout cela me laisse une désagréable impression d’un théâtre de la vie un peu bancal. Mais peut-être est-ce le but recherché après tout.

Revenir. Pour réécrire une histoire familiale plus belle peut-être. Un film sur la perte, aussi bien à travers le deuil que l’effondrement du monde paysan porté par des comédiens plutôt justes dans l’ensemble.

Oubliez le Niels Schneider Apollon grec des Amours imaginaires de Dolan. S’il est toujours aussi beau, il a pris en maturité et il a une petite barbe de 3 jours légèrement négligée. N’oubliez pas, il incarne un fils de paysan ! Adèle Exarchopoulos (La Vie d’Adèle) oscille entre la fille de cité et la fille de ferme, le tout avec des yeux qui sentent le cul. Hélène Vincent qu’on ne présente plus est toujours parfaite en dépit de la brièveté de son rôle. Patrick d’Assumçao (L’inconnu du lac) se sort plutôt pas mal d’un rôle bien ingrat pour lequel on lui a essentiellement demandé de faire la gueule et d’avoir le cheveu gras. Il y parvient sans se forcer.

J’ignore si Revenir compte parmi les films les plus acclamés de la critique cette année mais vous l’aurez compris, la sauce n’a pas pris pour moi même s’il vaut sans doute mieux qu’une bonne part des films Netflix 2020.  Le film est la libre adaptation d’un roman de Serge Joncour disponible ici : https://amzn.to/2PEZx6D, aucune chance que je le lise.

À noter dans les bonus, outre les traditionnelles bandes-annonces, un poignant court-métrage intitulé Marlon et réalisé en 2016 par Jessica Palud.

 

 

Un film Pyramide Vidéo

"En DVD depuis le 07 juillet et également disponible en VOD"

Le site et la page Facebook de l'éditeur

 

 Merci à Cinetrafic et Pyramide Vidéo !

Revenir

Jessica Palud

2020

Avec Niels Schneider, Adèle Exarchopoulos, Patrick d'Assumçao, Hélène Vincent...

 

samedi 15 août 2020

Le Juke-box du samedi - [ Kate Bush ]

 

 

Kate Bush est une auteure-compositeure-interprète, musicienne et danseuse britannique. Kate Bush est tout entière expression artistique, son corps est art : sa voix, ses yeux, ses bras… Tout en elle sert son art. Kate Bush est singulière, étrange, inclassable. Kate Bush est un phénomène qui lève chaque année des hordes de fans à travers le monde pour un flash mob en son honneur. Il faut les voir ces femmes, ces hommes vêtus d’une robe rouge, reproduisant la chorégraphie de « Weithering heights ». Kate Bush est envoûtante. C’est une fée, une jeteuse de sort, la « sorcière du son ». Kate Bush est immortelle…

 

 

 

 

Retrouvez le documentaire Kate Bush, la sorcière du son disponible en replay sur Arte.tv ! 

 

Kate Bush, Weithering Heights (1978)

Babooshka (1980)

Running up that Hill (1985)

Don’t give up (1986)

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