samedi 8 mai 2021

Le Juke-box du samedi - Suburbia - Pet Shop Boys

 


 

Pendant que les garçons bouchers sévissaient en France, le Royaume Uni misait plutôt sur les employés du toilettage pour chiens. Chacun son genre ! D’ailleurs, en parlant de ça, les Pet Shop Boys ont un bien drôle de genre… Mais ils n’ont pas leur pareil pour soulever des sujets de société sur fond de mélodie doucereuse.

Un grand groupe de pop « so british » qui a multiplié les succès ! Top of the Pops !

 Pet Shop Boys, Suburbia (1986) 


dimanche 2 mai 2021

Le Juke-box du [ dimanche ] - Nuit Sauvage - Les Avions

 


Un été chaud mais pas trop. Juste ce qu’il faut. Les virées à vélo, cheveux au vent. L’impression que le monde est à nous, le sentiment d’être vivant, tout simplement et ce morceau que nous chantons à tue-tête, des milliers de fois, sans jamais nous lasser. C’est la chanson de l’été 1986, c’est un hymne à la jeunesse, une ode à la vie :

« La nuit est chaude (la nuit est chaude)
Elle est sauvage
La nuit est belle (la nuit est belle)
Pour ses otages
Et elle me hante et me poursuit
Et je la traque sans arrêt le jour comme la nuit
Je la retrouverai
Hé, hé »

Spéciale dédicace à Chris ! Pendant que j’en étais encore aux prises avec mon acné juvénile, que je me lamentais d’être puceau… Chris était déjà une jeune fille émancipée, dansant tout son soûl sur ce rythme endiablé, dans des lieux plus ou moins malfamés… elle avait déjà quelques belles prises à son actif !

La belle andalouse est sauvage et sous son air sage, elle prend les cœurs en otage ! Joyeux Anniversaire Chris !

Les Avions, Nuit Sauvage (1986)


samedi 1 mai 2021

DVD - Amours Irlandaises - John Patrick Shanley


Dans une campagne irlandaise aussi humide que verdoyante vivent deux familles, les Muldoon et les Reilly. Comme entre de nombreux voisins, les rapports sont tendus. D’autant plus qu’un bout de terrain appartenant aux Muldoon coupe la propriété des Reilly en deux, les obligeant sans cesse à ouvrir puis refermer deux portails pour accéder à leur ferme.

Issus de la jeune génération, Rosemary Muldoon et Anthony Reilly se connaissent depuis l’enfance. Si Rosemary semble attirée par Anthony depuis toujours, ce dernier ne semble pas réaliser à quel point il tient à elle. La brouille entre les deux familles complique évidemment les choses.

Ajoutez à cela la maladresse de l’une et le grain de folie de l’autre qui ne sont pas de nature à favoriser les rapprochements, les deux âmes seules sauront-elles se muer en âmes sœurs ?

 

 

Je me suis régalé avec ce film dépaysant et loufoque, tantôt grave et tantôt léger. En Adaptant sa propre pièce Outside Mullingar, le réalisateur John Patrick Shanley signe un petit bijou d’humanité. Son titre français Amours Irlandaises est plus simpliste et bien moins poétique que l’original Wild Mountain Thyme qui trouve écho dans le film et qui caractérise tellement bien les deux héros.

Outre un scénario bien construit, la réussite du film vient également de ses personnages particulièrement bien campés grâce à un casting aux petits oignons. Emily Blunt (Le Diable s’habille en Prada, La Fille du train, Le Retour de Mary Poppins) est une fois de plus parfaite, alliant rudesse et fragilité. Jamie Dornan (The Fall, 50 Nuances de Grey) est confondant de naïveté dans un rôle bien éloigné de celui qui lui a apporté une célébrité mondiale. Christopher Walken, qu’on ne présente plus, est parfait dans son rôle de vieillard égoïste et acariâtre. Enfin, dans le rôle du cousin d’Amérique sûr de lui, on retrouve avec plaisir l’excellent Jon Hamm (Mad Men).

John Patrick Shanley semble avoir le don de s’entourer d’excellents interprètes pour camper ses personnages puisque qu’il est également à l’origine d’un film que j’adore, Doute (autre adaptation d’une de ses pièces) avec Meryl Streep, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams et dans un second rôle l'incroyable Viola Davis (How to get away with a murder, La Couleur des sentiments).

 

Production récente, Amours Irlandaises est davantage un film d’amour un peu triste plutôt qu’une comédie romantique. Reste à savoir s’il pourra un jour intégrer le classement des meilleurs films de tous les temps.

 


 

Un film Metropolitan Films Vidéo

« En DVD & VOD depuis le 15 avril »

Le site internet de l’éditeur, sa page Facebook et sa page Twitter

 

Merci à Cinetrafic & Metropolitan Films !

Amours Irlandaises

John Patrick Shanley

2020

Emily Blunt, Jamie Dornan, Christopher Walken, Jon Hamm…

 

dimanche 25 avril 2021

DVD - Poly - Nicolas Vanier (2020)

 

Le cirque Poly débarque à Beaucastel, joli petit village du sud de la France. Le poney qui lui donne son nom est maltraité par son odieux propriétaire (Patrick Timsit aussi laid que détestable). La jeune Cécile (Élisa de Lambert) qui vient d’emménager dans le village avec sa mère (Julie Gayet aussi naturelle que rayonnante) se sent bien seule et va se prendre d’amitié pour le poney. Une nuit, ne supportant plus la maltraitance qu’il subit, elle décide de le faire échapper. S’en suit évidemment une foule de péripéties qui vont mettre toute la population du village en émoi…

 

Je n’ai qu’un souvenir flou des aventures de Poly. Je suis tout gamin, en vacances de Pâques ou d’été. Mes deux sœurs de huit et neuf ans de plus que moi se font une joie de la rediffusion des aventures de Poly. L’une adore les chevaux (On ne loupe pas un épisode de Prince Noir), l’autre est un peu amoureuse de Mehdi. Devant l’enthousiasme général, je suis le mouvement et je m’apprête à découvrir Poly à leurs côtés.

Près de quarante ans plus tard, me voilà devant l’adaptation de Nicolas Vanier qui a déjà offert aux jeunes générations une nouvelle version de Belle & Sébastien, l’histoire d’amitié entre un enfant et un chien, des images magnifiques et même une apparition clin d’œil de Mehdi.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la beauté des images, la qualité de la lumière et de la photo. Nicolas Vanier aime la nature et il sait la mettre en valeur, de superbes prises de vue de la Provence sous un soleil éclatant. Outre ces plans de la nature, d’arbres, de fleurs, de champs de lavande, il nous offre de jolis plans d’insectes, de papillons et même de grenouilles !

Petit plaisir régressif, Poly fleure bon la nostalgie et l’ambiance des films d’antan. Grâce au cadre des années 60 déjà, aux décors et costumes, mais aussi dans le traitement des personnages principaux ou secondaires un brin stéréotypés parfois.

François Cluzet déjà, dans un rôle de vieux bougon au grand cœur qui lui va comme un gant. Un duo de flics franchouillards et crétins ensuite, qui rappellera les grandes heures de la gendarmerie tropézienne. Le brave curé de campagne qui ne se déplace qu’à vélo. Enfin, la voisine un peu curieuse mais sympa. Le duo de crétin faire valoir d’un méchant qu’on croirait tout droit sorti d’un dessin animé des années 70, etc…

Par contre, reconnaissons au réalisateur une vraie volonté de mettre en avant la place des femmes, en pleine mutation à l’époque.

Déjà, il a fait du héros une héroïne. Dans la version originale crée par Cécile Aubry, c’est un petit garçon. Ensuite, la mère de Cécile, interprétée par Julie Gayet, vient de divorcer mais elle est forte et indépendante. Infirmière libérale, elle ouvre son cabinet en dépit des réticences des villageois devant l’arrivée « d’une divorcée », condition assez mal vue à l’époque. Enfin, elle va aider une voisine qui deviendra une amie à prendre de l’indépendance vis-à-vis de son mari en lui donnant des leçons de conduite. Les femmes qui conduisent sont encore rares à l’époque.

Ne loupez pas les bonus ! Ils vous rafraichiront la mémoire sur toute la genèse des deux feuilletons et sur le talent de Cécile Aubry, actrice, romancière, scénariste, réalisatrice. Diffusé à partir de 1961, Poly donna naissance à des romans jeunesses qu’elle écrivit, romans dans la veine de L’Étalon noir ou Prince Noir (On y revient !). Une femme pleine de ressources qui fit tourner son fils Mehdi, qui marquera le cœur de toute une génération de jeunes filles. Nicolas Vanier rend d’ailleurs un bel hommage à la créatrice en prénommant son héroïne Cécile.

Un film sympathique à savourer en famille pour le plus grand bonheur des petits. Poly peut-il arriver à figurer parmi les films français les plus adorés par les spectateurs ? Et quels seront les meilleurs films français de 2021 ? L'avenir le dira !

 


Un film M6 Vidéo
"En DVD, Blu-Ray, et VOD depuis le 14 avril"
 
 
 
Merci à Cinetrafic & M6 Vidéo ! 
Nicolas Vanier
2020
Avec Elisa de Lambert, Julie Gayet, François Cluzet, Patrick Timsit... 
 

samedi 24 avril 2021

Le Juke-box du samedi - Da Da Da - Trio

 


 J'ai dix ans, j'entends ce morceau pour la première fois, et je me dis que les martiens savent chanter en allemand : "Ich lieb' dich nicht, du liebst mich nicht"  

Mais moi j'aime bien ça !

Trio, Da Da Da (1982)

 

samedi 17 avril 2021

Le Juke-box du samedi - My baby just cares for me - Nina Simone

 

 

Déjà reprise en 1958, cette chanson a connu une seconde vie en 1987 grâce au clip de Peter Lord. C’est à cette époque que j’ai découvert l’immense artiste et la femme engagée.

Nina Simone, My Baby just cares for me (1958)

 

samedi 10 avril 2021

Le Juke-box du samedi - There must be an angel - Eurythmics

 

 


Une des premières chansons que je savais chanter en anglais dans le texte. Mais ça, c’était avant ma mue…

 

Eurythmics, There must be an angel (1985) 

 

samedi 3 avril 2021

Le Juke-box du samedi - Le Sang de mon prochain - La Femme

 

 

Tiens, un groupe élégant, un son séduisant, un clip alléchant et surtout une chanson qui commence par ces mots : « Je suce » … Tout un programme. Je suce, tu suces, il ou elle suce, nous suçons, vous sucez, ils ou elles sucent…Tout le monde suce, c’est le Bescherelle qui le dit… 

Le comte Dracula doit se retourner dans son cercueil. On lui vole la vedette de suceur de sang… Les temps changent… Au moyen âge, Vlad empalait ses victimes. Aujourd’hui, il les suce, suce, suce… jusqu’à la moelle… jusqu’à la dernière goutte… Comme si c’était le dernier jour du reste de sa vie… Carpe Diem… avant de sucer les pissenlits par la racine… 

« Je suce … le sang de mon prochain
Je sème la mort et la tempête
Je suis la vengeance et la haine
Et je vais là où le vent m'emmène
Je cherche le cœur de mon amant
Pour y planter mes dents »
 
 
D'autres titres de La Femme sur le blog en cliquant ICI !
 
 
La Femme, Le Sang de mon prochain (2021)

mardi 30 mars 2021

Missouri 1627 - Jenni Hendricks & Ted Caplan

Traduit de l'américain par Sidonie Van Den Dries

Veronica a tout pour elle, jolie, brillante, populaire et un petit copain que toutes ses amies lui envient. Alors qu’elle est sur le point de devenir major de sa promo et qu’elle va intégrer une fac prestigieuse, un grain de sable, et non des moindres, va venir enrayer cette belle mécanique un peu trop bien huilée. Veronica est enceinte.

Tous ses beaux projets, son bel avenir tout tracé, semblent irrémédiablement compromis. Elle va donc prendre la décision la plus importante de sa courte existence. Accompagnée d’une improbable comparse, elle va parcourir les 1627 kilomètres qui la séparent d’une clinique, dans l’état voisin, où elle pourra se faire avorter.

Avec un sujet aussi grave que l’avortement, on se dit qu’on ne va pas s’amuser et pourtant. Ted Caplan et Jenni Hendriks ont réussi un road-movie pétillant et plein d’humour.

Ceci grâce à un savant dosage alliant l’humour à la gravité et à des personnages incarnés et attachants, Veronica bien entendu mais aussi Bailey, la compagne de cette incroyable galère. Ajoutez à cela une écriture accrocheuse, un style fluide et vous obtenez une histoire qui se dévore quasiment d’une traite tant on veut savoir comment tout cela va se terminer. Un roman sur les choix et leurs conséquences, sur l’amitié, sur la famille, la vie quoi !

 


Merci à Babelio et aux Éditions Bayard !

ISBN 979 10 363 0368 5
366 pages
2021
15,90€
 

samedi 27 mars 2021

Le Juke-box du samedi - I think I'm paranoïd - Garbage

 


“In think I’m paranoid, and complicated...”  Voilà, en quelques maux, c’est tout moi ! ^^

 

Garbage, I think I'm paranoïd (1998)

samedi 20 mars 2021

Le Juke-box du samedi - My Favourite Game - The Cardigans

 


 

Mon jeu préféré ? J’ai beaucoup joué mais je ne peux pas dire que j’ai eu un jeu favori. Mon enfance a été traversée par les miniatures Norev, les Lego, les Playmobil, les Big Jim, les flippers, le billard… et j’ai passé ensuite beaucoup de temps à jouer au docteur, comme une partie de Docteur Maboul sans fin.

Eh non, la Suède n’a pas généré que l’incontournable groupe Abba ! The Cardigans est un groupe 100% suédois, 100% rock et 100% désabusé. « My Favourite Game » est une chanson sur un amour qui dérape et que dire du clip sinon qu’il décape !

 

The Cardigans, My Favourite Game (1998)

 

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