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mardi 23 septembre 2014

Suicide Island - Tome 9 - Kouji Mori






Quand on m’a demandé récemment ce qui me plaisait dans cette série, j’ai eu un peu de mal à répondre.

Au départ, j’ai trouvé très originale, même si totalement effroyable, l’idée que le gouvernement japonais se débarrassait des gens ayant survécus à leurs tentatives de suicide en les expédiant sur une île pour ne plus avoir à en subir les frais. Cette île qu’on appelle donc Suicide Island !

Je crois qu’il y avait un côté « Lost », la série de J.J. Abrams qui me plaisait, un groupe d’individus obligé de survivre sans aide extérieure, la chasse, la pêche, la débrouille, le côté surnaturel en moins. Certains pourraient y voir un côté « Koh-Lanta » poussé à l’extrême.

Au fil des tomes parfois inégaux, mon intérêt s’émousse. Ici, les intriguent peinent à se renouveler et peu de personnages s’avèrent réellement attachants. De plus, la violence de plus en plus présente n’apporte pas grand-chose selon moi si ce n’est une sensation de malaise.

Querelles intestines, combats et morts violentes sont au rendez-vous et ce n’est pas l’annonce d’une éventuelle naissance qui va atténuer le fait qu’il est aussi question de droit de vie et de mort sur autrui…

Le tome dix vient de sortir, je pense être encore au rendez-vous mais pour combien de temps, réponse bientôt…

 ☠☠☠

 Kazé Éditions
ISBN 978 2 82031 725 4
208 pages
2014


lundi 24 mars 2014

Suicide Island 8 - Kouji Mori




Le gouvernement japonais envoie une nouvelle fois un bateau chargé d’un groupe d’individus suicidaires. Sans ménagement, ils sont jetés par-dessus bord au large de l’île du Suicide. Savoir nager ou mourir. En réalisant où ils ont atterri, certains feront encore une fois le choix d’en finir et y parviendront. D’autres rejoindront l’un ou l’autre des deux camps qui s’affrontent sur l’île. 

Suicide Island semble devenir une terre d’affrontement entre le bien et le mal. Le bien représenté par la bande mené par Ryô, et dont Sei, le héros, fait partie, contre le mal personnifié par l’horrible Sawada, sorte de leader-gourou sans foi ni loi, prêt à tout, même à tuer pour assoir sa domination. 

« Qu’il y ait des morts chez eux ou chez  nous, j’en ai rien à foutre. Le tout, c’est que je sois encore là et que, eux, disparaissent. » 

Débuts d’affrontements, violence, abus de pouvoir et luxure, quelques scènes assez crues, la tension atteint son paroxysme. Explosion attendue dans le volume à venir qui s’annonce encore plus sombre.

Après un précédent tome un peu ronronnant, ce huitième opus, qui s’accompagne de l’arrivée de quelques nouveaux personnages, est prenant et inquiétant à souhait.

Je n’avais jamais suivi de mangas avant ce Seinen que je me surprends à lire avec l’envie de savoir ce que vont me réserver les tomes suivants.

Rendez-vous en juin pour le tome neuf !

 ☠☠☠

Kazé Éditions
ISBN 978 2 82031 669 1
208 pages
2014

samedi 14 décembre 2013

Suicide Island - Tome 7 - Kouji Mori

Kouji Mori

Kazé Éditions
ISBN 978 2 82030 760 6
208 pages
2013

(acheté Espace Culturel Leclerc)


Mes impressions: 

Ce septième volume s’ouvre alors que les survivants explorent une petite île voisine sur laquelle paissent paisiblement des chèvres dont ils vont tenter de s’emparer pour les ramener sur leur île afin d’avoir une nouvelle source alimentaire. Impossible de ne pas y voir comme une redite de la chasse mainte fois évoquée dans les précédents tomes. Cela n’empêche pas les questionnements de la part de Sei, le héros, et une ébauche de réflexion sur le cycle de la vie : «Cet endroit a besoin de prédateurs. Afin que le cycle de la vie puisse se perpétuer normalement…un équilibre est nécessaire. Et nous avons, nous aussi…un rôle à jouer…dans ce cycle… » 

Ces hommes et femmes, qui ont tous tentés de se suicider, semblent sur le point de trouver un sens à leur vie, une raison à leur existence sur terre, à travers ce retour forcé à la nature, cette communion indispensable avec l’île environnante, devenue paradoxalement leur prison nourricière.

Malheureusement, à différents niveaux, les bas instincts de certains refont surface. Affrontements, violences et mort sont au rendez-vous, véritable séisme au sein du groupe dont le clan ennemi mené par le terrible Sawada semble bien déterminé à tirer profit.

Le destin de ces personnages est aussi prétexte pour l’auteur à nous livrer quelques considérations sur le travail d’écrivain, la solitude ou encore l’attachement amoureux.

Même si je ne me suis pas ennuyé durant ma lecture, j’ai trouvé que l’ensemble avait du mal à se renouveler et je ne suis pas certain que l’arrivée de nouveaux « suicidaires » annoncée à la fin de ce tome parvienne à endiguer cette sensation. La suite le dira.

J’en terminerai par cette sentence d’un des personnages que je vous laisse méditer : 

« Lorsqu’on est seul…il est difficile d’apprécier la vie. »


☠☠☠ 

 

lundi 1 juillet 2013

Suicide Island - Tome 6

Kouji Mori

Kazé Éditions
ISBN 978 2 82030 656 2
224 pages
2013

(acheté Espace Culturel Leclerc)





Quatrième de couverture:

La tension monte entre le groupe de Sei, mené par Ryô, et celui de Sawada, installé près du port. Pour ne rien arranger, Saori, une fille réputée fragile, est retrouvée pendue au bord d'une rivière… Mais s’agit-il vraiment d'un suicide ? Le doute et la psychose commencent à s’installer… La situation menaçant de tourner au massacre, Ryô décide d’aller voir Sawada afin de négocier une trêve, malgré la crainte que ce cannibale inspire à tous.

☠☠☠  

Mes impressions: 

C’est sur les chapeaux de roue que commence ce sixième opus. On découvre avec horreur les agissements d’un des personnages, un peu en retrait jusqu’ici. Sous un abord, conciliant, compréhensif et à l’écoute, se cache en fait un dangereux psychopathe. Mais autant ne pas trop en dire pour garder l’effet de surprise.

Nous allons aussi en apprendre davantage sur un autre personnage, une jeune femme, cette fois-ci. Les révélations sur les abominations endurées dans sa jeunesse nous donnent un aperçu des raisons qui ont pu la pousser à tenter de mettre fin à ses jours et donc à se retrouver sur cette île.

Enfin, l’affrontement entre les survivants menés par Sei et Ryo, et la bande de Sawada, installée près du port, est au cœur de ce récit. Sawada, le prétendu cannibale, se verrait bien en seigneur du royaume. Violences et abus de pouvoir sont au menu, la cohabitation s’annonce mouvementée.

Plus prenant que le précédent mais toujours aussi sombre, ce volume réserve son lot de surprises rarement bonnes mais le plus souvent sidérantes.

☠☠☠
 
Citations:

""Si tu n'y arrives pas , tu peux compter sur moi pour te donner un coup de main." En entendant ces mots, j'ai pu m'en sortir et être sauvé." 
Kouji Mori

"Quels que soient leurs idéaux...les hommes finissent toujours par se battre, se disputer, souffrir...et mourir. Et c'est ce qui est en train de se produire ici aussi."

"Si toutes les vies sont égales... Alors les plus grands gêneurs sur cette planète ne sont autres que les hommes."

jeudi 27 juin 2013

Suicide Island - Tome 5

Kouji Mori

Kazé Éditions
ISBN 978 2 82030 567 1
224 pages
2012

(acheté Espace Culturel Leclerc)




Quatrième de couverture:

Avec le retour de Ryô dans le groupe, Sei et ses compagnons se montrent de plus en plus soudés... Cependant, l’atmosphère ne tarde pas à se dégrader suite à l’apparition de Nao, une mystérieuse jeune fille dont les mœurs libérées troublent bien des esprits. D’autant que cette dernière traîne derrière elle l’ombre d’un effrayant personnage qui semble avoir goût pour la chair humaine…


☠☠☠

Mes impressions: 

Avec le retour de Ryo au sein du groupe, la vie de Sei et des autres survivants semble retrouver une certaine sérénité. Mais la fragile dynamique du groupe va vite se trouver perturbée par l’apparition de Nao, une jeune femme, dont « le travail », selon ses propres termes, est de se servir de son corps comme d’une monnaie d’échange… Son arrivée au sein du groupe va donc provoquer quelques remous notamment auprès des filles qui ne voient pas cette personne d’un très bon œil.

Entre les affres de la survie sur l’ile, la pêche au harpon et une mémorable partie de chasse aux sangliers, ce cinquième volume semble vouloir traiter de thèmes forts qui sont cependant davantage effleurés que véritablement traités. Outre la prostitution, comme arme de survie, il est aussi question d’identité sexuelle. Celle d’un personnage nous est révélée. Mais je dois reconnaitre que ce ne fut pas une grande surprise car je me posais des questions à son sujet depuis le début. Ce fut donc plus de l’ordre de la confirmation que de la révélation. Enfin, le cannibalisme va être évoqué par le biais d’un personnage qui semble vouloir repousser les limites de l’abjection, la suite nous le dira ou pas.

Surenchère, envie de donner un nouvel élan à l’histoire, volonté de choquer de l’auteur, la question est posée. Malgré tout, on en apprend davantage sur certains personnages secondaires, en retrait jusqu’à présent, ce qui contribue sans doute aussi à l’impression de dispersion. Quoiqu’il en soit, j’ai accroché et je ne me suis pas ennuyé une seconde.

Et si Suicide Island devenait Dérives Island ?...

☠☠☠
 
Citations:

"Il ne faut pas juger les gens seulement sur leur apparence. Surtout sur cette île, les apparences seules...ne permettent pas de comprendre les personnes qui sont ici."

""La civilisation a beau faire des progrès, les hommes ne pourraient pas vivre sans les bienfaits de la nature." Il est important d'avoir conscience de cela, plus important encore que de penser à l'activité économique. Malheureusement, c'est généralement sur cette dernière que se porte toute notre attention. Si cette tendance ne change pas, alors, nous n'avons pas d'avenir."
Kouji Mori 

  

mardi 14 mai 2013

Suicide Island - Tome 4

Kouji Mori

Kazé Éditions
ISBN 978 2 82030 490 2
208 pages
2012

(acheté Espace Culturel Leclerc)



Quatrième de couverture:

Dans leur tentative de fuir sur un radeau  cette île de la folie, Ryô et ses compagnons sont interceptés par les gardes-côtes qui n'hésitent pas à ouvrir le feu sur eux. Les quelques rescapés qui ont réussi à échouer sur l’île racontent aux autres l'enfer qu'ils ont vécu… Alors que la tension monte au sein des différents groupes et que les disputes pour la nourriture deviennent de plus en plus fréquentes, Sei décide de repartir chasser dans la montagne. Mais cette fois-ci, un groupe d’individus menaçants se met sur ses traces avec l’intention de prendre sur son cadavre le fruit de sa chasse !


Mes impressions: 
A la fin du tome précédent, certains exilés involontaires entrainés par Ryo ont quitté Suicide Island sur un radeau de fortune, qu’ils ont construits eux-mêmes, dans le but de regagner le continent. Ceci en dépit des mises en garde du gouvernement japonais sur une pancarte sur l’île : "Vous n’êtes pas autorisés à entrer dans la zone maritime située au-delà d’un périmètre d’un kilomètre. Franchir cette limite constitue une violation des eaux territoriales. Et nous ne garantissons pas la survie de ceux qui s’y essaieront." Arrivé à la limite des eaux territoriales, après quelques somations, le bateau des gardes-côtes leur a foncé dessus avant d’ouvrir le feu et de leur intimer l’ordre de repartir sur l’île. Seuls quelques rescapés ont survécu dont Ryo, leur leader, et ont réussi à regagner les côtes sur des débris flottants. Pour tous, le constat est rude, il semble bien qu’ils soient condamnés à finir leurs jours sur Suicide Island…
Pas le temps de se morfondre, tous doivent faire face à une menace immédiate, une bande de types agressifs qui leur vole de la nourriture pour éviter de se fatiguer à en trouver. Le manque de vivres  provocant de graves dissensions et des actes de violences, Sei, le héros de l’histoire, qui s’est précédemment essayé à la chasse avec succès décide de repartir dans la montagne avec son chien Ikiru en quête de gibiers, des cerfs essentiellement.
Seulement Sei va se retrouver avec la bande à ses trousses et rien ne va se passer comme prévu. Certains vont s’en mordre les doigts, d’autres effectuer une sorte de repenti… Sei va légitimement encore se poser toutes sortes de questions sur le sens de la vie, de la sienne en particuliers, sur la facilité à ôter la vie quand sa propre vie est en danger. De plus, le groupe est fortement perturbé par l’attitude Ryo qui ne semble plus le même depuis son retour forcé sur l’île et reste plutôt à l’écart.
La route est parfois bien longue avant de trouver un sens au chemin…
Ce quatrième opus est beaucoup plus dense que le précédent quasiment essentiellement basé sur la traque de Sei. Tous les personnages interviennent, même brièvement, et d’autres font leur apparition et créent la confusion dans cette microsociété à la stabilité plus que précaire. Mais ne dit-on pas que les épreuves rendent plus forts et permettent de renforcer la cohésion d’un groupe ?
Et si Suicide Island était finalement Survie Island ?...

Citations:
"Je vais apprendre à vivre avec cette île...avec cette forêt...avec la mer. J'ai décidé de vivre..."
"Les humains...sont tous différents. Il y a ceux qui ne changent pas...ceux qui refusent de changer...ceux qui regardent devant eux et ceux qui en sont incapables... Mais ici, sur cette île pour suicidaires, ceux qui ne changent et qui vivent dans le passé...ne peuvent échapper à la mort..." 
"Lorsque l'on veut changer, il vaut parfois mieux se défaire de de ce que l'on a déjà plutôt que d'essayer d'obtenir quelque chose de nouveau. Cela permet de retrouver une certaine liberté." 
                                                                                                                                                                                Kouji Mori



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