dimanche 2 février 2014

François Truffaut, l enfant du cinéma - Véronique V. Beau & Pauline Sciot




François Truffaut, c’est le cinéma français de la Nouvelle Vague, Les 400 coups, Antoine Doinel. Antoine Doinel, Les 400 coups, c’est beaucoup de François Truffaut. Le réalisateur mit beaucoup de son histoire et de lui-même dans l’enfance de son personnage fétiche. L’authenticité qui se dégage de l’ensemble de son film n’est pas le fait du hasard. Le « petit voyou de Pigalle » veut changer ce cinéma des années cinquante qu’il trouve figé et coûteux. 

« C'est dans cet esprit collectif que nait La Nouvelle Vague: un cinéma tout à fait inattendu lancé par Truffaut. [...] l'envie de réaliser des films librement, avec des petits moyens, tournés en extérieur, l'envie de dire la vérité, c'est-à-dire juste ce qu'on sait, pas davantage. Et tout cela donne un style de films conçus par des réalisateurs de moins de trente-cinq ans, des films plein de jeunesse, un peu brouillons, avec une impression de fraîcheur, comme celle de marcher sur une plage un matin de printemps. » 

L’auteur insiste aussi beaucoup sur le regard bienveillant de Truffaut sur les enfants et l’enfance en général. Comment ne pas aussi repenser aux images de L’Enfant sauvage et de Truffaut se mettant en scène dans le rôle du Dr Itard, l’éducateur qui tente de sortir Victor de sa condition. Encore une fois, une histoire vraie comme idée de départ. 

« La Nuit américaine, qui raconte le tournage d’un film, est le meilleur exemple de ce que cherche Truffaut : le bonheur de construire un film à plusieurs, le goût de l’improvisation, et le choix, toujours, de ce qui rend le film vivant. » 

Sans être un spécialiste de Truffaut, j’ai vu nombre des films dont il est question ici. Chaque fois, les mots que Véronique V. Beau pose dessus font mouche. Avec des mots simples, des exemples concis tout en étant précis, elle nous met l’eau à la bouche. Elle nous donne envie de revoir les films qu’on a déjà vu et de découvrir ceux qui nous sont encore inconnus. De plus, dans son récit, elle implique les enfants auxquelles cette collection publiée aux Éditions A dos d’âne s’adresse et rend l’univers de ce cinéaste de renom accessible. 

« François Truffaut a un talent de poète : il regarde tout avec un regard d’enfant de sorte que dans ses films tout nous paraît être vu pour la première fois. » 

François Truffaut, l’enfant du cinéma, un petit livre idéal pour aborder l’œuvre du cinéaste.

La fameuse scène des 400 coups vu par l'illustratrice Pauline Sciot

François Truffaut


ISBN 978 2 9534339 4 4
45 pages
2013 

10 commentaires:

  1. C'est vrai, une jolie petite collection pour une première rentrée en matière... Je ne me souviens pas énormément de l'oeuvre cinématographique de TRUFFAUT mais j'ai un doux souvenir de l'homme et chose bizarre je me souviens très bien du son de sa voix que j'aime beaucoup.

    Tiens je suis sur que je vais t'apprendre quelque chose pour une fois : Victor l'enfant sauvage dans le film de Truffaut est bien c'est un des chanteurs des Gypsie King !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je l'ignorais en effet, merci pour l'info. :)

      Supprimer
  2. Très truffaldien je ne peux qu'approuver un tel livre, notamment pour l'osmose François, Antoine, Jean-Pierre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'idée de faire découvrir ce réalisateur aux enfants, j'adore !

      Supprimer
  3. un grand merci pour nous parler ce livre qui m'intéresse beaucoup. j'aime beaucoup ce réalisateur. Je me permet de te conseiller si tu ne connais le livre "François Truffaut" de Antoine de Baecque et Serge Toubiana.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je note d'emblée dans mon pense-bête ce livre que je ne connaissais pas et dont je viens de lire une très belle critique sur Babelio.
      Merci du conseil Camille.

      Supprimer
  4. Les titres de ses films me parlent. Ils doivent faire partie de ma conscience cinématographique. Même si je n'ai pas du en voir beaucoup ou simplement des bouts à une époque où ce genre de cinéma ne m'intéressait pas encore...
    La sirène du Mississipi, Tirez sur le pianiste, Jules et Jim...
    C'est comme pour la littérature ou la musique, je ne connais pas les classiques...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Imagine tous ces bons moments qu'il te reste à passer et nous tous ces beaux billets qu'il nous reste à découvrir... :)

      Supprimer
    2. Vu sous cet angle, j'ai encore un sacré boulot. Mais... je lis quand ? Et je bois quand ? Et je...

      Supprimer
    3. Pour... on trouve toujours du temps ! ^^

      Supprimer

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...