"Au réveil, les pires
cauchemars d’ordinaire se dénouent, comme s’apaise une tempête ayant fait rage
toute la nuit sur la côte… Mais la signature de Nilo et ses quelques phrases m’apostrophant
depuis Bruxelles, réclamant ma venue ont agi comme un rappel à l’ordre :
oui, lui et moi avons vécu dans le monde réel et, malgré tous mes efforts, ma « vie
d’ermite » comme dit Sam avec moquerie, mes marottes de bibliophiles, je ne
lui échapperai jamais."
Après Agatha Christie, Duchesse de la mort, Agatha Christie, La Romance du crime, Le Divin Chesterton, des biographies, Le Rendez-vous de Seven Oakes, une bande dessinée, et La Samba du fantôme, un livre jeunesse,
encore un grand plaisir de lecture grâce à L’Usine
à rêves, roman de François Rivière.
J’apprécie beaucoup son talent de conteur,
sa narration fluide et accrocheuse, cette atmosphère délicieusement
surannée qu’il instille souvent dans ces récits.
Cette fois, il nous plonge dans
l’ambiance des studios hollywoodiens vers la fin de son âge d’or à travers le
destin de Charles Dulac, jeune français devenu héros d’une série américaine, Little Charlie Detective.
Quand des années plus tard, Nilo
Pharell demande à le revoir, Charles se demande ce que peut bien lui vouloir ce
fantôme ressurgit de son passé, passé qu’il s’est plutôt efforcé d’oublier
jusque-là.
Entre les rêves de gloire de
jeunes ados parfois prêts à tout pour atteindre le firmament des étoiles, les
ambitions dévorantes des adultes qui les entourent et les prédateurs de jeunes
éphèbes qui rôdent, l’auteur nous brosse un portrait bien sombre d’un milieu
pourtant sous le feu des projecteurs.
L’usine, sans aucun doute, à
rêves, rien n’est moins sûr…
ISBN 978 2 221 10970 0
211 pages
2009
18€



