Tout commence par une
expérimentation sur un porc, afin de lui redonner vie. L’expérimentation est un
échec. Générique.
Les travaux se poursuivent mais sur
un chien cette fois. Et le miracle se produit. Grâce à un sérum nommé « Lazarus »,
le chien revient d’entre les morts.
Redonner la vie par de-là la
mort. Le fantasme de cette équipe de chercheurs universitaires, mené par le
couple Zoé et Franck, devient enfin réalité.
Mais on ne joue pas impunément
avec la vie et il se pourrait bien que tout ne se passe pas comme prévu. Le
chien semble avoir de drôles de réactions et peut-être même des accès de
violence…
Au cours d’une nouvelle
expérience, Zoé meurt électrocutée. Pour Franck, la tentation est trop grande,
tout va basculer…
Lazarus effect, c’est un peu comme une nouvelle version de Frankenstein qui se déroulerait de nos
jours.
Un des personnages fait même un clin d’œil au film. « It’s alive ! » Mais on insiste ici sur l’aspect authentique,
scientifique. Point de moulins à vent ou de boulons dans le crane ! On
joue à fond sur l’aspect scientifique. Pourtant le principe de l’impulsion
électrique reste le même. Mais signe des temps, on se passera de l’orage et des
éclairs qui zèbrent le ciel. Pas de méchants villageois mais de méchants
universitaires qui ne peuvent cautionner de tels travaux. Et puis, il y a cet
étrange sérum « Lazarus »…
Si le film n’est pas
révolutionnaire, j’ai sursauté deux fois, ce qui est plutôt bon signe, et on ne
s’ennuie pas une seconde. Olivia Wilde
est impeccable dans le rôle de Zoé. En plus, en tant que « Numéro 13 », elle a survécu au terrible Dr House alors vous pensez bien que ce n’est
pas la grande faucheuse qui va lui faire peur !
Dans le rôle d’Eva, secondaire au
départ, l’irlandaise Sarah Bolger
tire vraiment son épingle du jeu. Elle est tout bonnement lumineuse et illumine ce
film pourtant très sombre de sa présence.
Envie d’une petite séance de
cinéma d’horreur ? Alors à votre tour, laissez-vous contaminer par L’effet Lazarus !
Bonus :
Vol 7500
Scènes coupées (pas de grandes surprises comme souvent !)
Créer la peur (le réalisateur, le scénariste, le producteur et les acteurs parlent du film, des différentes sources d'inspiration et influences...)
Jouer à Dieu (où comment tenter de donner du crédit à son scénar...)
Davis Gelb
Etats-Unis, 2015
Avec Olivia Wilde, Mark Duplass, Sarah Bolger...