samedi 19 septembre 2015

Délivrance - James Dickey



Traduit de l'américain par Jacques Mailhos


Quatre hommes blasés par une vie citadine sans surprise décident de partir pour un périple de quelques jours en canoë. La rivière qu’ils vont descendre va bientôt disparaitre à tout jamais, recouverte par un lac artificiel. Quand l’homme décide de dompter la nature…

La rivière n’a pas dit son dernier mot. La descente se fait abrupte, les rochers nombreux, les chutes et les torrents violents. Entre les hommes, plus ou moins bien préparés, et la rivière, indomptable et bien décidée à le rester, l’affrontement est inévitable. Quand l’homme se confronte à la nature…

Contre toute attente, ce n’est ni de la rivière ni de la nature sauvage qui l’environne que la menace la plus terrible va venir mais de deux hommes du cru bien décidés à empêcher ces intrus à aller plus loin. L’homme dans toute son abjection. Ceux qui ont vu le film de John Booreman savent de quoi je parle. Quand l’homme est confronté à l’homme…

Ce qui m’a sans doute le plus marqué dans cette histoire, c’est dans le dernier tiers du livre, cette sensation de me trouver dans un huis clos en pleine nature, dans la forêt en l’occurrence. Une nature omniprésente, étouffante, oppressante. C’est bien le mot qui convient, je me suis par moment senti totalement oppressé par ce récit. Un homme seul, la peur, l’instinct de survie, survivre coûte que coûte, quel qu’en soit le prix ! Quand la proie se fait chasseur… 

Délivrance de John Dickey, une lecture aussi marquante qu’oppressante….





" - Pourquoi ça ne se passerait pas bien ?
- Ça se passera bien, mais on ne peut jamais savoir. Ecoute, si je pensais qu'il y avait le moindre danger, je n'irais pas. Crois-moi, je n'irais pas. C'est juste l'occasion de s'aérer un peu. Et il paraît que les montagnes sont vraiment splendides en cette saison."

"La chute faisait facilement deux mètres de haut et le seul endroit par où un canoë pouvait se faufiler était un entonnoir dans lequel la rivière entière venait se comprimer puis duquel elle jaillissait comme un geyser, propulsée contre les rochers, cognant, fumant, tel un monstre phénoménal enchainé à un roc."

 

  Un grand merci une fois de plus aux excellentes Éditions Gallmeister


ISBN 978 2 35178 552 2
1970/2013
11,00€ 
 

32 commentaires:

  1. Ah oui, les hommes du cru : excellent exemple de ce que peut devenir l'homme vivant au contact de la nature ! :-)

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    1. Je reconnais bien là ton amour de la nature... :)

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  2. Un texte qui me tente depuis longtemps, merci de me le remettre en mémoire ! J'aime être oppréssée, faut croire ( dans les romans, hein !)

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    1. Si tu aimes être oppressée, tu devrais être servie !

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  3. Le mot "oppressant" me fait un peu peur. Je crains de manquer d'air.
    Bon W.E. FLaure

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    1. C'est probable...
      Bon W.E. à toi aussi !

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  4. Pour une fois, je ne te lis pas... Juste les extraits. Je l'ai, il m'attend, dans une vieille édition et vieille traduction; Tout comme le film qui m'attend aussi, de nouveau. Alors, je reviendrai te lire après.

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    1. Bonne lecture et bon film !
      Ne tarde pas trop, j'attends ton billet avec impatience...

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  5. aaaaaaaaaaah qu'est ce que je suis content que tu l'ai lu et apprécié (ce que je ne doutais pas). bien envie de revoir le film du coup ! bon we !

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    1. Je me suis refait le film dans la semaine après l'avoir lu. Brrrr...
      Bon W.E. sur l'avenue !

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  6. Et c'est parce que justement j'ai vu une parti du film que je ne lirais JAMAIS ce livre, même tes extraits^!!! Hors de ma vue. Je déteste être oppressée par la peur et la terreur ...

    Mais ze te fais un gros bizou sur ta zoue qui pique ;-)

    Au secouuuurrrsss quand je repense à cette scène dans les bois !!!!
    Vite penser à autre chose !!!!! :D

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    1. Je t'aurais bien proposé un tour dans mon canoé... Et puis après, on aurait pu regarder la fin du film en buvant une bonne bière...

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    2. NON !

      A moins qu'on fasse la descente de l'Ardèche à Vallon Pont d'Arc :D (Ca peut se négocier) N'oublie pas la bière et ta bouée !

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    3. Tous les prétextes sont bons pour se taper une...bière !

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    4. J'irais même plus loin...
      Tous les prétextes sont bons pour se taper une...brune !

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  7. Je t'aurais bien proposé un tour dans mon canoé... Et puis après, on aurait pu regarder la fin du film en buvant une bonne bière...

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    1. idem !!
      Tu as une mémoire de poisson rouge toi mdrrrrrrr

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    2. Je tente ma chance plusieurs fois.
      Au cas où...
      la bière aidant...
      ou le banjo !

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  8. Vu le film à sa sortie. Ce film m'a tellement marqué que je n'ai jamais voulu le revoir. Pourtant je l'ai en DVD depuis des années. Je pense que je ne le reverrai jamais. J'ai lu le roman peu de temps après mais trop absorbé par le choc du film je ne sais plus bien ce que j'en avais pensé. Mais quand je vois un banjo...

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    1. Le banjo doit ses lettres de noblesse à ce film. :-)

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  9. J'imagine très bien à quel point la sensation d'oppression est présente dans ce texte !

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    1. C'est vraiment ce que je retiens de cette lecture !

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  10. Un périple en pleine nature auquel j’peux pas m’empêcher de penser chaque fois que je pose les fesses dans un canoë pour une descente de rivière! Le film tu le regardes une fois et tu ne l’oublies jamais. Le livre je n’sais pas, je serais curieuse de savoir comment on en ressort, avec le visuel en moins. Si l’auteur est arrivé, comme tu dis, à rendre l’atmosphère oppressante du film en mot, il doit être vraiment excellent ce Dickey! Sais-tu qu’il est vraiment super ton billet! Il me donne même envie d’une soirée film d’épouvante avec doudoune et pop corn….. ^^

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    1. Tous mes prétextes sont bons pour bouloter du pop corn !! ^^

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  11. J'ai adoré le film. Je me souviens avoir été choquée la première fois que je l'ai vu à cause de ce qui arrive aux personnages et aussi parce que je ne m'y attendais pas du tout ! Il faudra que je lise le livre un de ces jours, il me tente bien.

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    1. Comme dit Nadine, un film que tu vois une fois et que tu n'oublies jamais...

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  12. Je n'ai jamais lu le livre. Je le ferai un jour, d'autant plus que les éditions Gallmeister sont un gage de qualité.

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    1. Entièrement d'accord, Gallmeister, c'est que du bonheur !! :)

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  13. Tout à fait le type de roman qui pourrait me plaire! Merci!

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  14. Ce livre est tellement fort, intéressant magistral !!! :D

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