mercredi 9 mars 2016

HAIG - Le Secret des Monts Rouges - Thierry Poncet



"J’entendis Marisol laisser échapper un hoquet. Ses yeux à elle aussi s'habituaient à l'obscurité. Elle distinguait de quoi il s'agissait.
Des crânes. Des dizaines. Des centaines. En vrac."

Embarquement immédiat à bord de la Marie-Barjo, rafiot d’un autre âge abandonné par l'armée américaine. A son bord, un équipage pas comme les autres. Il y a donc Haig le capitaine-narrateur de cette histoire mais aussi Bang, Bozo et Kim sans oublier l’atout charme en la personne de Marisol, ravissante espagnole aussi brune que brûlante.

La Marie-Barjo pleine jusqu’à la gueule, ils vont remonter le Mékong pour approvisionner les villages en bordure du fleuve en marchandises diverses et par la même occasion partir à la découverte du Secret des Monts Rouges. L’aventure promet d’être mouvementée. Et elle le sera faite-moi confiance !

On se croirait dans un de ces films d’aventure de série B, lorsque chaque bras de fleuve, chaque recoin d’une jungle forcément luxuriante et inquiétante semble abriter un danger mortel, qu’il soit animal ou humain. Et justement quelle est donc cette chose qui semble semer la mort sur son passage ? Les regards plein d’effroi des autochtones à son évocation ne laisse rien présager de bon…

C’est rythmé, plein d’action, de tentatives de meurtres, de corps décapités et de retournements de situation, le lecteur avide de sensation en aura pour son compte.

Dépaysement garantie avec cette aventure signée Thierry Poncet, auteur qui a jadis collaboré aux écrits de Cizia Zykë !


"La Mort laisse un sale parfum dans son sillage.
Ça pue. Et c’est une odeur tenace.
Certains lieux où cette garce a déchaîné toute sa férocité gardent à jamais la trace de son venin. Et moi, Haig, l’aventurier, je le sais dès que je les découvre, ces endroits maudits.
Je sais que dans telle grotte, telle vallée perdue, telle cave ou telle baraque, des êtres humains ont été confrontés à l’indicible.
La violence. La cruauté. La folie.
Cette senteur pourrie, c’est celle de l’âme des suppliciés."

"En fin d’après-midi, la pluie cessa et, aussitôt, comme par miracle, le monde se transforma en cuivre brillant.
Le soleil qui amorçait sa descente venait de passer sous la dalle des nuages et, comme pour se faire pardonner son absence de tout le jour, il illuminait le grand lac d’eau jaune de tous ses feux. L’air lui-même, chargé de gouttelettes, s’était mis à briller de l’intérieur. On se serait cru dans un monde magique, au milieu d’un nuage de poussière d’or."

"Les filles étaient sur le pied de guerre, à douze devant chaque baraque.
Provocantes. Bruyantes. Agressives.
Les jupes au ras de la touffe. Les tee-shirts découpés au rasoir pour exhiber du sein et du nombril. Les visages passés au fond de teint blanc. Les paupières bleues. Les bouches rouges.
Des clowns de sexe." 

ISBN 978 2 37258 018 2
218 pages
2016
9,99€
(Livre reçu en service de presse)

16 commentaires:

  1. Pas vraiment mon truc ça, mais je veux bien croire que ce soit efficace.

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    1. Effectivement pas un livre que je te conseillerai mais le genre a ses amateurs.

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  2. Rien que pour les décapitations, je vais le lire ! ^^ Je rigole mais ça semble nerveux et tendu, ça pourrait me plaire. Par contre la couverture est d'un kitsch, c'est fabuleux :D

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    1. Si Joël, l'éditeur, passe par ici, il appréciera... ^^
      Blague à part, la couv' est fidèle à l'esprit de ce genre de roman d'aventure !

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  3. Comme souvent, je ne connaissais pas, et comme souvent, tu m'as convaincue!

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  4. Une ravissante espagnole aussi brune que brûlante.... Voilà un point de détail qui m’intéresse bigrement.

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    1. Je n'en doute pas une seconde !

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    2. On parle de moi ???? ptdrrr

      ok je sors ! ;-) :)

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    3. Ah, je savais bien !! ^^

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  5. Bon j’me disais ça y est, ça c’est un roman à lire sous sa doudoune aux motifs de grenouillEs, mais là, là...... v’la ti pas que j’lis LA phrase culte........ : « Les jupes au ras de la touffe. Les tee-shirts découpés au rasoir pour exhiber du sein » ptdrrrrrrrrrrrr Ça sent la Marisol, complètement dévergondée j'te gage!!! ^^
    Grouik Grouik Meuhhhhhhhhhhh

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    1. Ça sent surtout la prostitution en fait...
      C'est moins drôle ! ^^

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  6. Tout allait pour le mieux quand tu as rajouté une phrases qu'il ne fallait pas "des corps décapités" !!!!!!!
    Rohhhhhhh pourquoi manU tu étais bien parti pourtant :(

    ;-)

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    1. Lol
      Moi qui pensais que tu allais réagir sur "ravissante espagnole aussi brune que brûlante"...

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