mardi 21 avril 2020

Blanche Neige - Lylian Klepakowsky & Nathalie Vessillier & Rozenn Grosjean

« Il était une fois… En plein hiver, une reine qui cousait et qui, se piquant le doigt,  émerveillée par ce sang sur cette neige qui tombait, laissa vagabonder son esprit, souhaitant avoir un enfant aussi blanc que la neige, aussi vermeil que le sang et aussi noir de cheveux que l’ébène. Bientôt, cette reine eut une petite fille qui répondit exactement à ses souhaits. Elle l’appela Blanche-Neige… » 

Après la multitude de versions de Blanche Neige qu’on a pu lire ou voir enfant que ce soit les albums jeunesse ou les films d’animation à commencer par la plus célèbre signée Disney, voilà enfin une version fidèle au conte des Frères Grimm.

Au plaisir de découvrir la véritable histoire habilement scénarisée par Lylian Klepakowsky s’ajoute celui de découvrir les magnifiques illustrations de Nathalie Vessillier associées aux couleurs de Rozenn Grosjean.

Traits des personnages, vêtements et cadrages associés aux paysages incroyablement graphiques m’ont totalement emballé.

Ente la bande-dessinée et le roman graphique, cet album est vraiment une petite merveille !

« - Miroir, gentil miroir, dis-moi… Dans le royaume, quelle est de toutes la plus belle ?
- Dame la Reine, vous êtes la plus belle mais… Blanche Neige l’est mille fois plus que vous. »


www.editions-delcourt.fr

 Album téléchargeable gratuitement en ce moment sur www.izneo.com !

ISBN 978 2 7560 6971 5
82 pages
2016
17,95€ 
 

samedi 18 avril 2020

Le Juke-box du samedi - Mashpotétisés [ Jean-Louis Murat ]



A la manière de Docteur Jekyll et Mister Hyde, Jean-Louis Murat peut tout aussi bien prendre les traits d’un chanteur sensible, un homme à fleur de peau, un poète maudit et parfois, il peut aussi se muer en monstre sanguinaire qui cherche à en découdre. Quand il règle ses comptes, il devient corrosif, incisif, vindicatif. Dans cette chanson, c’est l’industrie du disque qui est brocardée, le système tout entier d’ailleurs, de la production jusqu’à la diffusion qui est mashpotétisé 
  
"Vous nous aurez "mashpotétifiés"
Bien tous "mash-po-po-disposés"
Du bon boulot gougnafiers
Allez twist à St Tropez"

Pour lui, la vague Yéyé n’est rien d’autre qu’une montagne de purée, une procession de stars bien calibrées, standardisées, américanisées : bref, une simple collection de Monsieur Patates. 

Jean-Louis Murat, dans ses nombreux coups d’éclats dans la presse a aussi déclaré, qu’il préférait être détesté plutôt qu’idolâtré. Eh bien, moi, de ma hauteur de pomme de terre grenaille, j’ai envie de l’énerver, de le provoquer à mon tour et de lui dire, les yeux dans les yeux, que l’aime. Et j’aime aussi les patates, les frites maudites, la purée prémâchée et les potatoes exfiltrées.

C’est plus fort que moi, même si je suis une petite grenaille, tout cela me fait saliver, exulter, jubiler !

"Du bon boulot gougnafiers
Allez Twist à St Tropez
Encore on confond Johnny Vacances et Elvis Presley
C'est vous dire si c'est un succès"

Jean-Louis Murat, Mashpotétisés (2004)

jeudi 16 avril 2020

L'Institut - Stephen King


" Putain de merde, môme. Qui t'a arraché l'oreille ? "

Quand tu engloutis plus de 600 pages en 4 jours, c’est plutôt bon signe. Signe d’une histoire qui t’accroche et pour ça, il sait y faire Stephen King. Il te prend dans les filets de son écriture et il ne te lâche plus.

Alors j’ai eu mal et j’ai eu peur, j’ai tremblé pour tous les gamins de L’Institut.

Luke, bien entendu, le héros surdoué enlevé en pleine nuit après le meurtre de ses parents. Et puis Avery surtout. Ah Avery, si petit, si fragile, totalement démoli et pourtant si fort.

C’est qu’il s’en passe dans cet institut. Un endroit hors du temps planqué dans une forêt isolée du Maine. On y séquestre des enfants qui seraient doté de pouvoirs télépathiques et télékinésiques. Emprisonnés, maltraités, frappés, ils servent de cobayes à d’étranges expériences. Mais dans quel but ? Ne comptez pas sur moi pour vous le dire !

Alors oui, c’est vrai, il y a des longueurs, des moments où on se demande où le King veut en venir mais pourtant ça fonctionne. Un don incroyable pour créer un univers avec des personnages auxquels on s’attache ou qu’on exècre. Une indéniable facilité à instiller une ambiance délétère et oppressante.

Laissez-vous prendre au piège de L’Institut, vous au moins, vous êtes sûr d’en ressortir vivants…

Les avis de Karine, La Belette & From the Avenue !

ISBN 9782226443274
608 pages
2020
24,90€

samedi 11 avril 2020

Le Juke-box du samedi - Song for a Jedi [ Dionysos ]



« C’est comment qu’on dit : un jeudi ? Un Jedi ? » demandait mon grand-père quand la chanson est sortie. Je crois qu’à force de lui répéter, il avait fini par comprendre un « jet d’ail ». Il ne connaissait ni Dionysos ni « La Guerre des étoiles ». Par contre, il avait fait la guerre et il était expert en jardinage.

Je sais bien que « Song for a Jedi » est une chanson d’amour adressée à une femme, mais je m’en fous. Moi je veux l’associer à mon grand-père qui vient de mourir avant d’avoir cent ans : ça c’est un Jedi ! Avec le temps, j’avais fini par croire qu’il était immortel.

Et quand j’étais son petit Jedi, il me faisait des tartines de pâté avec de l’ail dessus. « C’est pour te chasser les vers » qu’il disait. Elles sont restées pour moi les tartines « au jet d’ail » ! Les meilleures tartines du monde…. Avec lui, c’est mon enfance qui est partie :

« Quand j'étais petit, j'étais un Jedi,
Tellement nerveux que lorsqu'il pleuvait,
Souvent je m'électrocutais. »

Alors Pépé, où que tu sois, entends cette chanson pour un Jedi, elle est pour toi !


Dionysos, Song for a Jedi (2002)
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