lundi 26 novembre 2012

James Bond Girls, L’album des 50 ans d’un mythe






Quatrième de couverture:

Lorsqu'en 1962, apparaît la première James Bond Girl, le monde entier retient son souffle. Ursula Andress, alias Honey Ryder, incarne une nouvelle génération de femmes fortes et sexuellement indépendantes, des femmes qui attendent plus de la vie. 

S'il a évolué au fil du temps, le rôle de la James Bond Girl est resté fidèle à l'esprit de ses débuts. Honey Ryder, Vesper Lynd, Holly Goodhead, Mary Goodnight... sont l'archétype de la good/bad girl qui vit sa vie comme elle l'entend, débarrassée de tous préjugés.

Princesses de contes de fées des temps modernes, les James Bond Girls habitent l'univers de Bond où tout est démesuré, où tout est plus beau, où les enjeux sont toujours plus élevés. Créatures intemporelles aux aventures construites sur des mythes, elles font partie d'une tradition d'histoires vieilles comme le monde.

Pour les cinquante ans de la naissance de James Bond au cinéma, retrouvez grâce à ce livre toutes ces créatures qui, aujourd'hui encore, peuplent nos rêves et alimentent nos fantasmes.


Mes impressions:
 
Ce livre m’aura appris une première chose. 

Sean Connery n’est pas le premier James Bond. Il est bien le premier interprète de Bond au cinéma. Mais avant James Bond contre le Dr No sorti en 1962, il y a eu une première adaptation télé d’une aventure de l’agent secret créé par Ian Flemming interprété par Barry Nelson en 1954.

Ce livre m’aura appris une deuxième chose mais agacé une première fois.

Le film Jamais plus jamais  avec pour la dernière fois Sean Connery dans le rôle de Bond n’est pas un film EON Productions qui a produit tous les autres Bond. L’auteur fait donc totalement l’impasse sur ce film en forme de clin d’œil dans lequel Sean Connery faisait son retour dans la peau d’un Bond vieillissant mais non moins efficace. Du coup exit la blonde et douce Kim Bassinger ainsi que la brune et diabolique Barbara Carrera qui ne figure pas dans ce livre censé rendre hommage aux James Bond Girls. Avouez que c’est plutôt regrettable quand ce film est un de vos préférés comme c’est mon cas.

Ce livre m’aura agacé une deuxième fois.

Chose irritante, quand l’auteur parle des différents  interprètes de 007, on a chaque fois l’impression que l’interprète en question est le meilleur. Il aurait été bon sinon de rester neutre au moins de nuancer. Un peu de la même manière, l’auteur veut nous faire croire que George Lazenby et Tymothy Dalton nous ont livré des prestations inoubliables. Mais bien sûr…

Ce livre m’aura agacé une troisième fois.

Un peu dans le même registre, on sent bien que l’auteur a été prié par ses commanditaires de donner des James Bond Girls, une image de femme forte, indépendante, afin de faire oublier l’image de faire-valoir sexy dont elles ont pu souffrir. Il ne ménage donc pas ses efforts pour y parvenir. Il insiste et son insistance en devient plutôt contre-productive à mon sens pour ne pas dire risible.

Ce livre m’aura agacé une quatrième fois.

D’un « beau livre » comme celui-ci, censé rendre hommage à des actrices toutes plus sublimes les unes que les autres,  on est en droit de s’attendre à des photos superbes, jamais ou rarement vues. Surtout quand comme ici, on a affaire à un ouvrage de commande et pas au livre d’un passionné. Eh bien là encore, déception ! Il y a bien quelques belles photos mais beaucoup sont de mauvaises qualités, vues et revues pour ne pas dire archi vues et archi revues. Fans de la saga, avides d’inédits, passez votre chemin.

Reste quelques anecdotes de productions qui pourront toujours vous apprendre deux ou trois petites choses sur l’univers de Bond. Cet ouvrage reste pour moi un ouvrage de commande et ça se sent. 

Conclusion : James Bond Girls, L’album des 50 ans d’un mythe, Jamais plus Jamais !



Un grand merci à aux Editions Premium et à Babelio 

pour l’envoi de ce livre dans le cadre de l’opération Masse Critique.


Extraits:


"Vous êtes l'une des plus belles filles que j'ai jamais vu." lui dit-il. Elle sourit. "Merci. Je pense que ma bouche est trop grande." James Bond regarde sa bouche, que l'on voit en gros plan, et a une réponse à double sens qui fait que les spectateurs de l'époque qui l'ont comprise s'étranglent avec leur popcorn. "Non, c'est la bonne taille. Pour moi, ça l'est." 

"Comme Pussy Galore - chatte à gogo ; Holly Goodhead - sacré suceuse ; Plenty O'Toole - abondance delaqueue ; Giacinta Johnson - la poisse - est dotée d'un nom aussi fort que son personnage."

 Kim Basinger as Domino Petachi...

 ...and Barbara Carrera as Fatima Blush

ISBN 978-2-35636-114-1
160pages

(reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio)

6 commentaires:

  1. En voyant le titre, j'ai pensé qu'il plairait à mon mari. En voyant tes critiques, je sais qu'il serait déçu. Alors je crois que le livre restera chez le marchand.
    Bonne soirée, FLaure

    RépondreSupprimer
  2. Passer de Bukowski aux James Bond Girls me semblait également prometteur.
    Mais si en plus, il n'y a même pas Kim Basinger, mais où va-ton ?!?!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, où va-t-on, je te le demande ?!?!

      Supprimer
  3. J’ai regardé à peu près tous les James Bond (eh oui…), pour ne pas dire la totalité et j’ai vu ce bouquin circuler dans les librairies. La prochaine fois je vais l’ouvrir pour regarder de plus près. Tu m’as appris pas mal de choses Manu! Je ne savais pas pour cette première adaptation télé. Pour Never say never again, qui est aussi l’un de mes favoris, c’est assez aberrant que Basinger et Carrera ne figurent pas dans le livre. Quel coup de couteau de la part des éditeurs! Finalement le livre est décevant, mais tu piques vraiment ma curiosité ;-)
    Dis-moi Manu, c’est qui la Bond girl qui « peuple tes rêves et tes fantasmes"? :-) 

    RépondreSupprimer
  4. J'hésite entre la vénéneuse Barbara Carrera et Halle Berry dans son superbe maillot de bain orange... ;)

    RépondreSupprimer

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...