lundi 8 juillet 2013

Monster - Intégrale - Volume1

Naoki Urasawa

Big Kana
ISBN 978 2 5050 0999 3
422 pages

(Acheté sur Priceminister)


Mes impressions: 

Le docteur Kenzo Tenma est un brillant chirurgien à l’avenir tout tracé au sein du "Eisler Mémorial Hospital"  de Düsseldorf. Fiancée à la fille du directeur de l’établissement, rien ne semble pouvoir l’arrêter dans son ascension. Rien, si ce n’est sa conscience. Quand on lui demande pour la deuxième fois de donner la priorité aux puissants plutôt qu’aux petites gens, il refuse. Suite à son refus, c’est le maire de la ville qui décède, son avenir est alors irrémédiablement compromis.

L’enfant qu’il vient de sauver avait été retrouvé avec une balle dans la tête, sa sœur jumelle, debout, muette et pétrifiée à ses côtés, leurs parents tués par balles. Les meurtres ne font que commencer. Plusieurs s’en suivent dans le cadre même de l’hôpital. Anna et Johann, les jumeaux disparaissent mystérieusement. Les années passant, ce sont plusieurs couples d’âge moyen, sans enfant, qui trouvent la mort.

Que sont devenus les jumeaux ? Qu’est-ce qui peut bien les relier à tous ces meurtres ? Comment mettre un terme à ces tueries monstrueuses ? Autant de questions et bien d’autres encore auxquelles le docteur Tenma va tenter d’apporter des réponses au péril même de sa vie.

Une fois de plus, ne pas trop en dire pour ne pas gâcher le plaisir…

Un manga au dessin plutôt classique mais à la dramaturgie passionnante. Impossible de le lâcher, tant on a envie de savoir, les pages se succèdent à un rythme effréné, entrainés que nous sommes par le suspens étourdissant de ce formidable et captivant thriller.

Monster, quatre cent vingt-deux pages qui défilent à cent à l'heure !


 Naoki Urasawa
 


Vous trouverez ici l'excellent billet de Cristie  
qui m'a donné envie de découvrir ce manga, merci à elle !


vendredi 5 juillet 2013

Ernest & Rebecca - 1 - Mon copain est un microbe

Guillaume Bianco
Antonello Dalena

Le Lombard
ISBN 978 2 8036 3325 8
47 pages

(Lecture partagée avec Cristina)


Quatrième de couverture:

Je m'appelle Rebecca. 
J'ai six ans bientôt et demi 
et je suis souvent malade. 
En plus, mon papa et ma maman 
veulent se séparer 
et ça me rend triste.
Heureusement Ernest est là
pour me remonter le moral. 
Ernest, c'est un super microbe 
et un super copain ! 
Je l'ai attrapé un jour de pluie. 
Ensemble, on rigole bien...


Mes impressions: 

Rebecca est une petite fille à la santé fragile. Pourtant, bien qu’elle soit un peu petite pour son âge et que ses défenses immunitaires se montrent un peu défaillantes, elle n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, le Docteur Fakbert, qui vient régulièrement à la maison en fera d’ailleurs les frais plus souvent qu’à son tour. Elle déborde d’énergie et a un sacré tempérament. Son sens inné de la répartie est savoureux et sa spontanéité totalement réjouissante.

Ernest, lui, est un étonnant petit microbe qui peut prendre toutes sortes de formes et d’apparences. Avec Rebecca, ils vont faire les quatre cents coups, comme le font tous les supers copains et ce pour notre plus grand plaisir.

Très divertissante et abordant des thèmes tels que la maladie, les microbes ou encore la séparation des parents de manière extrêmement ludique et amusante, cette bande dessinée est une vraie réussite qui ravira petits et  grands.  Ajoutez à cela des couleurs acidulées, des dessins pétillants, des planches pleines de modernité et vous obtenez un album absolument épatant.

******

Citation:

"L'autre jour, avec maman, on est retournées voir le Dr Fakbert... Il a longtemps regardé mes dessins... Il m'a dit de ne pas m'en faire pour ma petite taille, que ça s'arrangerait... Puis, il m'a posé une drôle de question...
- Dis-moi Rebecca... tu préfères...ton papa...ou ta maman ?...
J'ai pas su quoi lui répondre. Les grandes personnes nous posent souvent des questions que l'on aurait jamais eu l'idée de se poser tout seuls... Et puis...un papa et une maman, c'est comme le ketchup et la mayonnaise...c'est meilleur les deux ensembles..."

L'avis de Jérôme 
 
  

mercredi 3 juillet 2013

Quelques jours ensemble

Montgermont
Alcante

Aire Libre / Dupuis
ISBN 978 2 8001 4109 1
80 pages
2008

(Lecture partagée avec Cristina)


Quatrième de couverture:

"Non, ça va pas aller !
Comment veux-tu que ça aille bien ?
Je vais bientôt mourir !
Et j'ai peur, j'ai peur !!!"

Fanny Montgermont et Alcante composent, pour leur première collaboration, une histoire bouleversante sur la maladie, la différence, la paternité. Des thèmes chers à Alcante, qui possède une plume capable de donner vie à ses personnages. Les dessins de Fanny Montgermont éclairent d'une manière tendre ce bref instant où deux êtres, le père et le fils, par-delà la douleur et l'indifférence, se découvrent.

❧❧❧

Mes impressions: 

Xavier, patron dynamique d’une boite d’infographie, a tout pour réussir. Déjà, il est sur le point de remporter un contrat avec Disney. Une belle gueule, une rangée de dents blanches à faire pâlir un orthodontiste, une belle voiture de sport et un succès fou avec les femmes, le genre de type qu’on a d’emblée envie de détester. Séducteur, il n’a rien contre une aventure de temps à autre, même si petit détail, il a une copine. Ben oui, sinon la panoplie ne serait pas parfaite.

Quand l’une de ses ex le recontacte, pour prendre un verre, c’est frétillant comme un jeune chiot qu’il se rend au rendez-vous. La rencontre ne va pas vraiment se dérouler comme prévu. Natacha est très gravement malade et si elle a souhaité le revoir, c’est pour lui annoncer qu’il a un fils de treize  ans. Quand peu de temps après, il va en plus découvrir que le fils en question est atteint de la progéria, c’est plus qu’il ne peut en supporter. Le retour sur terre est plutôt violent.

Textes et dessins en parfaite adéquation pour cette très belle bande dessinée qui réussit le tour de force de ne jamais sombrer dans le pathos en dépit de la gravité de son sujet. Quelles relations pour un père et son fils qui se découvrent mais qu’aucun lien n’unit vraiment ? Quelle complicité espérer  quand on sait l’issu fatale et proche ? Comment vivre avec cette terrible maladie ? Comment faire avec le regard des autres ? Comment accepter l’inacceptable ?...

Tendres, émouvants, jamais larmoyants, quelques jours ensembles…mémorables...


  ❧❧❧


lundi 1 juillet 2013

Suicide Island - Tome 6

Kouji Mori

Kazé Éditions
ISBN 978 2 82030 656 2
224 pages
2013

(acheté Espace Culturel Leclerc)





Quatrième de couverture:

La tension monte entre le groupe de Sei, mené par Ryô, et celui de Sawada, installé près du port. Pour ne rien arranger, Saori, une fille réputée fragile, est retrouvée pendue au bord d'une rivière… Mais s’agit-il vraiment d'un suicide ? Le doute et la psychose commencent à s’installer… La situation menaçant de tourner au massacre, Ryô décide d’aller voir Sawada afin de négocier une trêve, malgré la crainte que ce cannibale inspire à tous.

☠☠☠  

Mes impressions: 

C’est sur les chapeaux de roue que commence ce sixième opus. On découvre avec horreur les agissements d’un des personnages, un peu en retrait jusqu’ici. Sous un abord, conciliant, compréhensif et à l’écoute, se cache en fait un dangereux psychopathe. Mais autant ne pas trop en dire pour garder l’effet de surprise.

Nous allons aussi en apprendre davantage sur un autre personnage, une jeune femme, cette fois-ci. Les révélations sur les abominations endurées dans sa jeunesse nous donnent un aperçu des raisons qui ont pu la pousser à tenter de mettre fin à ses jours et donc à se retrouver sur cette île.

Enfin, l’affrontement entre les survivants menés par Sei et Ryo, et la bande de Sawada, installée près du port, est au cœur de ce récit. Sawada, le prétendu cannibale, se verrait bien en seigneur du royaume. Violences et abus de pouvoir sont au menu, la cohabitation s’annonce mouvementée.

Plus prenant que le précédent mais toujours aussi sombre, ce volume réserve son lot de surprises rarement bonnes mais le plus souvent sidérantes.

☠☠☠
 
Citations:

""Si tu n'y arrives pas , tu peux compter sur moi pour te donner un coup de main." En entendant ces mots, j'ai pu m'en sortir et être sauvé." 
Kouji Mori

"Quels que soient leurs idéaux...les hommes finissent toujours par se battre, se disputer, souffrir...et mourir. Et c'est ce qui est en train de se produire ici aussi."

"Si toutes les vies sont égales... Alors les plus grands gêneurs sur cette planète ne sont autres que les hommes."

dimanche 30 juin 2013

Blast 1. Grasse Carcasse

Manu Larcenet

Dargaud
ISBN 978 2205 06397 4
204 pages
2009

(Lecture partagée avec Cristina)


Quatrième de couverture:

Je pèse lourd. Des tonnes. Alliage écrasant de lard et d'espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin. Je tombe et me relève, et tombe encore. Je pèse lourd, ancré au sol,écrasé de pesanteur. Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire qu'un cheval de trait. pire qu'un char d'assaut.

Je pèse lourd, et pourtant, parfois, je vole.

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Mes impressions: 

Polza Mancini, 38 ans, plus ou moins écrivain, est en garde à vue. Il est interrogé pour que soit faite  la lumière sur… Sur quoi au juste d’ailleurs ? Un acte commis à l’encontre d’une certaine Carole mais quel acte exactement, le mystère demeure…



L’homme dérange parce qu’il dénote. Il est obèse, monstrueusement obèse. La différence dérange, c’est bien connu. Mais que cache cette énormité choquante, dérangeante ? Qu’est-ce qui peut  pousser un individu à vouloir disparaitre sous une telle chape de gras ? Pourquoi s’infliger ça ? Quel peut-être ce mal, ce désespoir qu’il contient sous cette carapace éléphantesque ?

Les policiers tentent de le faire parler, de comprendre, mais font-ils le poids pour mener l’interrogatoire face à ce  suspect au physique et à la personnalité hors normes ?…

Son récit nous permet de découvrir son existence marginale, ses déambulations, ses errances. Un univers sombre, tragique, désespéré, peuplé de personnages protéiformes, de gueules cassées, d’individus en marge, abimés par la vie. Et bien sûr, il est question du blast…

Manu Larcenet nous livre un récit et des dessins déroutants, oniriques, désenchantés, entre poésie et tragédie,  transcendés par une atmosphère sombre, beaucoup de noirs et de gris, mais qu’il parvient à ne jamais rendre totalement pesante ou désespérante. Contre toute attente, il nous ferre, l’empathie fonctionne et une seule envie nous habite, se jeter voracement sur la suite.

Blast de Manu Larcenet, comme une explosion de sentiments entremêlés…
 


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Citation:

"- Je ne le sens pas ce type...
- Pourquoi ?
- C'est toute cette graisse qu'il se trimballe...ça...ça me dégoûte... T'as pas vu ?! Ça ballotte dessous ses bras... Je suis sûr qu'il a des seins, tiens ! Arh ! Rien que d'y penser... Arrête de rigoler ! tu te rends compte à quel point il faut se détester pour s'infliger ça ?!"



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