samedi 9 février 2019

DVD - L'Ombre d'Emily - Paul Feig (2018)

L'Ombre d’Emily est l’adaptation par Mike Feig du roman de Darcey Bell, Disparue, sortie en 2017 chez Hugo Thriller.

Le film s’ouvre sur Stéphanie Smothers (Anna Kendrick), petite brune aux gentils chemisiers et cols Claudine, qui annonce aux followers de son vlog, blog vidéo consacré aux « supers mamans », que son amie Emily a disparu. Comment en est-on arrivé là ? Flashback !

Dans un ralenti calculé, première apparition de la flamboyante Emily Nelson, sophistiquée, somptueuse, descendant de sa superbe voiture de sport sous la pluie, perchée sur ses Louboutin, le visage habilement dissimulé par un parapluie et un chapeau noir à larges bords, telle Karen Black dans Complot de famille (Aurait-on affaire à une blonde Hitchcockienne ?) comme pour mieux nous faire savourer la découverte de la sublime Blake Lively à la chevelure blonde ondulante.

Directrice des relations publiques d’un grand créateur New-Yorkais, mariée à un écrivain, Emily est la version rêvée de la working girl, sûre d’elle et talentueuse, à qui tout semble réussir. Semble, puisque évidemment la réalité est tout autre, comme elle ne va pas tarder à le confier à Stéphanie, les deux femmes devenant très vite amies à coups de martinis en plein après-midi.

Le couple est endetté, l’écrivain n’a jamais réussi à passer le cap du premier roman et pas moyen de trouver une nounou pour s’occuper de leur fils. Bonne pâte, Stéphanie se propose de les dépanner et un soir, Emily ne revient pas chercher son fils. Quand plusieurs jours s’écoulent sans la moindre nouvelle, on comprend qu’il y a vraiment un problème. Toujours prompt à rendre service, Stéphanie commence petit à petit à prendre la place d’Emily…


Martinis sur pierres tombales, troubles incestueux, baisers lesbiens, réapparitions inattendues, secrets en tous genres et rebondissements multiples, font de ce film un divertissement plein de pep's, une comédie noire au ton surjoué assumé qui pourrait aussi s'apparenter à un arc narratif d’une saison de Desperate Housewives.

Ce qui m’a d’emblée marqué dans ce film, c’est l’abondance de titres français dans la bande originale très riche et ce, dès le générique d’ouverture avec un titre très pop de Jean-Paul Keller que je ne connaissais pas du tout, Ça s’est arrangé. Viennent ensuite, Françoise Hardy avec Comment te dire Adieu, Brigitte Bardot avec La Madrague puis Bonnie and Clyde avec Gainsbourg, Zaz et ses Passants, Dutronc et ses Cactus, Laisse tomber les filles de France Gall et Orelsan annonciateur de Changement. Des choix et des titres qui ne sont évidemment pas anodins, pas plus que la référence aux Diaboliques, « le film français » de Clouzot.



Les bons drames américains à venir n’ont pas de soucis à se faire, ici on sent bien qu’un public jeune et amateur de séries est visé notamment avec cette bande-originale très présente et par le choix du casting.

Anna Kendrick a joué dans la saga Twilight. Si elle a depuis tourné avec Woody Allen dans Café Society, Blake Lively a été révélée par le soap ados Gossip Girl. Les deux actrices trouvent aussi des rôles dans une autre catégorie : des films fantastiques parfois angoissants comme The Voices et Life after Beth pour Kendrick ou Instinct de survie pour Lively. 

Dans des seconds rôles, à noter également, Jean Smart qui fut la femme du Président des Etats-Unis dans les saisons 5 & 6 de 24 heures Chrono, Linda Cardellini  qui a joué dans Urgences, Mad Men et Scooby-Doo, Ruppert Friend dans Homeland.



 Un film Metropolitan Filmexport
"En DVD, Blu-ray et VOD depuis le 8 février"



Paul Feig
2018
Avec Anna Kendrick, Blake Lively, Henry Golding...

5 commentaires:

  1. Une superbe brochette d'acteurs-actrices, des références cinématographiques, pourquoi pas l'essayer un jour si je le croise !
    "une comédie noire au ton surjoué assumé qui pourrait aussi s'apparenter à un arc narratif d’une saison de Desperate Housewives." - avec ça tu me convaincs toé ! :D
    xxx

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  2. J'aime bien Desperate Housewife, j'ai dû tous les voir... J'aime bien aussi les vieux Dutronc et les nouveaux Orelsan... Mais je n'ai jamais entendu parler de ce film, ni de ces actrices qui ont l'air... sublimes...

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    Réponses
    1. J'ai vu l'intégralité de DH qui s'est essoufflée sur la fin comme beaucoup de séries. J'aimais beaucoup ses actrices.
      Je ne connaissais que Blake Lively, effectivement sublime. Anna Kendrick, je la découvre vraiment avec ce film.

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  3. Je pense que les choix de morceaux de la BO m'auraient interpellée aussi !
    Je n'avais jamais entendu parlé de ce film avant, merci :)

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