mercredi 10 janvier 2018

Le Meurtre d’O’Doul Bridge - Florent Marotta



"Les premiers clients du matin étaient au nombre de trois. Une famille entière. Quand il les vit. Michael ne put s'empêcher de constater à quel point ils étaient différents. Le père était énorme, nourri aux hamburgers et à la bière. La mère était, à l'opposée, anorexique. ses os ressortaient sous sa peau et son visage émacié, presque décharnée. La fille était dans la phase où la nature hésitait encore de quel côté de ses géniteurs l'envoyer. La pauvre."

Michael Ballanger est un coach sportif exilé aux States. En France, il a laissé une ex-femme et une fille. Le type réussit dans son métier tout en ne ménageant pas ses clients, un peu à la manière d’un Docteur House. Plutôt beau gosse et charismatique, il a un certain succès auprès de la gent féminine.

Une existence idyllique au pays de l’oncle Sam ? Pas vraiment. D’abord, c’est un drame personnel qui l’a poussé à fuir son pays natal et quand un de ses riches clients est retrouvé assassiné, tout se complique sacrément pour lui…

Si San Francisco, où se déroule l’action, est une ville plutôt connue pour sa grande tolérance, il n’en n’est pas de même du Lieutenant Larkin, chargé de l’enquête. Dans le genre gros connard raciste et homophobe, on ne fait pas mieux. En plus, il n’aime pas les français. L’affaire s’annonce compliquée pour le coach ne lui laissant pas d’autre alternative que de mener lui-même l’enquête…

Avec ce personnage de coach, Florent Marotta crée un enquêteur plutôt atypique. Le bonhomme est déterminé, tête brûlé et foutrement enclin à se fourrer dans des situations périlleuses, pour ne pas dire merdiques. Il est aussi assez attachant ce qui ne gâche rien. Du coup, on a hâte de le voir évoluer dans de prochaines enquêtes notamment pour suivre l’évolution de ses rapports, compliqués, avec sa fille et avec Kim, son amie call-girl.

Si le rythme est un chouia moins tendu que dans Le Visage de Satan, cette course à la vérité menée par Florent Marotta, n’en est pas moins prenante et laisse peu de répit au lecteur jusqu’à la résolution de ce Meurtre d’O’Doul Bridge !

ISBN 978 2 37258 030 4
248 pages
2017
9,99€
(Livre reçu en service de presse)
 

13 commentaires:

  1. Ça a l'air toujours pas mal ces éditions Taurnada que je n'ai découvert qu'avec les romans de Thierry Poncelet et tes chroniques divers et variées. Si en plus, il y a le cynisme du Docteur House...
    J'aurais besoin peut-être aussi d'un coach sportif, si j'ai arrêté les hamburgers, je continue la bière... :-)

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    1. Je voulais écrire Thierry Poncet, tu m'auras corrigé, bien entendu... C'est que je suis devenu intime depuis son dernier livre avec lui, alors j'intimise son nom :-)

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    2. Fais gaffe à la bière, ça donne du bide, tu vas plus te voir pisser !!
      On a échappé à Porcelet, c'est déjà ça... ;)

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  2. A lire et à suivre. Merci pour le conseil.
    Bon après midi, FLaure

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  3. 1. Bon, petite confidence, dans l’genre le Dr House il est pas mal du tout! (au fait c’est Lili qui a brisé mes rêves (alias péter ma baloune) alors que je venais de terminer toutes les séries, près de 200, j’étais accro. Fallait ben une doc pour me faire réaliser que s’il tient sa canne d’une telle main c’est qu’il ne boite pas du bon pied!!). La vilaine...
    2. Uncle Sam, c’est rarement idyllique dans son pays, ciboère.
    3. La traduction de « gros connard » c’est « mangeux d’marde »? ^^
    Mais pour en revenir à ton livre, je dirais qu’il a l’air vraiment bien!
    BB mon sweet kinG xx

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    1. Je constate que le fantasme du docteur a encore de beaux jours devant lui...
      Un fucking mangeux d'marde en ciboère !!^^

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  4. Je ne suis pas assez fan de polar pour me laisser tenter.

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  5. Pas encore eu le temps de le chercher, celui-là ! Mais il me tente bien. ;-))

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